‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 4)Chapitre 136 sur 193 · LLMITES DES SONS PERCEPTIBLES · texte numérisé non relu

LLMITES DES SONS PERCEPTIBLES

ligure présente intérieurement la forme d'un ellipsoïde de révolution, dont les foyers sont aux centres des deux ouvertures ; elle est faite en plâtre stucqué, et ses parois sont très épaisses.

Comme la membrane peut vibrer sous Tinfluence de différents sons, on peut reconnaître dans certains cas, par la forme des sinuosités, la trace des sons mélangés au son principal. Mais comme la membrane ne peut vibrer sous rioQuence de tous les sons, et que, en outre, les mouvements imprimés au style ne sont pas tous dirigés dans le sens des arêtes du cylindre tournant, on voit qu'il y aurait exagération à dire que le phonautographe peut écrire le timbre d*une voix, faire connaître les syllabes. Mais il se prête merveilleusement à Tévaluation des nombres de vibrations des sons, sans qu'il soit nécessaire d'en prendre l'unisson, la membrane vibrant d'elle-même quand on lui a donné une tension convenable. L'emploi d'un diapason connu, écrivant simultanément ses vibrations, permet d'arriver promptement au résultat. Nous aurons à faire connaître plus tard d'autres applications remarquables du phonautographe.

538. KéMriMttta. — Au moyen des diverses méthodes que nous venons de décrire, on est arrivé aux résultats suivants :

i"" Plus un son est aigu, plus les vibrations qui le produisent sont rapides.

âo Deux sons à \unmon sont produits par le même nombre de vibrations, quelle que soit leur origine, leur timbre et leur intensité.

3» Ouand un son est à X octave aiguë d*un autre son, il est produit par un nombre double de vibrations.

4o La hauteur d un son restant constante quand Famplitude varie, pourvu qu'elle soit très petite, on en conclut qu'alors les vibrations sont isochrones : preuve expérimentale qui confirme le raisonnement par lequel nous avions établi ce principe (479). La méthode graphique peut aussi le mettre en évidence : si la surface sur laquelle le corps vibrant trace ses vibrations se meut uniformément, les traits sont également espacés.

S89. Limites des sobs perceptibles. — Les vibrations trop lentes ou trop rapides ne produisent pas la sensation de son. Depuis Sauveur, on admet que le son le plus grave que l'oreille puisse entendre correspond à 32 vibrations simples par seconde. Savart entreprit de vérifier ce résultat par une méthode nouvelle. L'appareil qu'il a imaginé pour cela, consiste en une barre en bois oib (fig. 420), pouvant tourner autour d'un axe perpendiculaire à sa longueur et passant par son milieu, et dont les deux moitiés traversent successivement une fente f pratiquée dans une planche assez mince, dont elles rasent les bords. On fait tourner la barre au moyen d'une roue R et d'une courroie sans fin; ou mieux, comme l'a imaginé M. Marloye, en faisant agir par frottement, le contour de la roue R, sur un cylindre fixé à l'arbre de la barre. Dans ce cas, cet arbre et celui de la roue tournent dans des coussinets garnis de cuir, et peuvent être rapprochés l\in de l'autre au moyen de deux vis dont une se voit en v. Un compteur, adapté à l'arbre de la barre, en donne le nombre de tours. Tout l'appareil est porté par un banc très lourd. I 32

TrtuU's léii fois fjitunn nioiti*^ de la barre passe dans In fiante f, elte rfff*] Xm H laisse clernêre elle un ville pmliel, comme ferait un pi^ton, jimiu'at inoiiMnit {s^ elle dt^passe l'épaisseur de la planche. L'air se précipité alor^ à^s le vîiir formé, ri il rn résulte une sorte d'explosion qui se repixMiuît 4n'^ h ib:K[ue tour. Si le mouvement de roUiUon est rapide, on entend ufi ^m .. îircompagm^ d'un roulement d'une intensilé remarquable. Savarl expliquait lonlement par les explosions sucresf^ives produites par la barre, el h son rarrompagne par la s upei 'position partielle des impressions produites l'oreille, par rbaque explosion ; impressions qui durent pendant envir<*n iV ^ srronde après la Cjessation de la cause qui les a produites. Sa va ri avait ïM^orlo de ses expériences qu'il sulîisatl de 14 ^ 16 viliralions simples par set^ndr

Fig. 410.

jmur produire un son perceptible, et que si Ton avait une barre pUt!^ c^ipable de produire de& cbocs plus énergiques, celte limite pourrait encore Hrf abaissée.

Mais M, Despretz a montré que le son qui accompagne le roulement, Jms rexpmence de Savart, est dû aux vibrations de l'air et des différente?, piéc^» de l'appareil ; car ayant ajouté une seconde fente f , pratiquée dans une ^hmh perpendiculaire à la première /", il obtint le mÔme son, au lieu de ïùtiuvtûp^ qui n>i\tpas manqué de se produire si le son était dû m\ explosions deli b;irre a tra>'ei's les fentes. De plus, m Ton ouvre la perle P il'trne r<iisse ^im\k par M. Marloye pour améliorer le son, ce son monte un peu, ({iioique la n\^^ de rotation reste la môme,

M, Despret? a conclu de là que la limite des sons, grades c^rresfmnd ^ 32 vibrations simples par seconde, comme on Tadmettait depuis longt^ispï Dans les orgues, le tuyau ouvert de 32 pieds, donne ce non^brc de vibrations. La longueur de Tonde est alors d*â peu prés, iO'^,5*

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