DE L\ HAUTEUR DU SON
M. Wertheim applique la méthode graphique de manière à n*avoirpas besoin de chronomètre. En môme temps que le corps vibrant écrit ses vibrations sur le contour d'une roue ou sur un disque, un diapason, dont le nombre de vibrations par seconde est connu, inscrit les siennes sur une ligne parallèle. Il est alors facile de comparer les nombres de vibrations n du corps sonore et du diapason, N, en comptant dans les deux séries, les traits contenus dans le même espace, c'est-à-dire produits pendant le même temps. V et x étant les nombres de vibrations par seconde, du diapason et du corps sonore, x sera donné par la proportion x l \ = n : N. Nous décrirons plus loin (ch. H, g 6) un appareil avec lequel on applique ce procédé.
S36. Méthode optique. — On doit à M. Montigny une méthode qu'on peut appeler méthode optique. La verge qui donne l'unisson du son à étudier est encastrée perpendiculairement dans un arbre tournant, dont la vitesse est donnée par un compteur analogue à celui de la sirène. A chaque tour, l'extrémité libre de la verge rencontre un obstacle qui la fait vibrer. Lors de sa demivibration en arrière, la verge, se déplaçant en sens contraire du mouvement de rotation, se trouve avoir un mouvement absolu plus lent que pendant la demivibration en avant ; l'impression qu'elle forme alors dans l'œil dure plus longtemps et son image se détache, en ce moment, dans l'espace circulaire qu'elle parcourt. Si l'on fait varier la vitesse de rotation, de manière qu'il y ait un nombre entier de vibrations à chaque tour, ces images se superposeront, à cause de la persistance de l'impression produite dans l'œil, elles diviseront l'espace circulaire parcouru par la verge en secteurs égaux, et le nombre des images sera égal à celui des vibrations par tour. Si donc il y a n tours par seconde et 8 images de la verge, c'est qu'elle fait Sn vibrations doubles par seconde.
Nous verrons bientôt, en étudiant les rapports des sons, qu'il suffit de connaître le nombre de vibrations d'un seul son, pour en conclure les nombres qui correspondent à une foule d'autres sons.
63V. PhoBantofl^raphe. — Cet appareil, imaginé par M. E. Scott, et construit avec beaucoup de perfection par M. R. Kœnig, permet d'inscrire les vibrations de l'air, en conservant jusqu'à un certain point les traces des particularités qui peuvent accompagner le son. Il est représenté dans la fig. 419. Le son est produit à l'ouverture d'un vase, ou cuve R, et les vibrations se transmettent par l'air intérieur, à une membrane rtès délicate n dont on règle la tension au moyen d'un système d'anneaux, comme dans le pendule acoustique (484); on la fait en baudruche, caoutchouc souillé, collodion,.... L'anneau intérieur se prolonge en tube, et s'enfonce à frottement dans un autre tube court et coudé, qui peut tourner dans l'ouverture de la cuve, de manière qu'on peut donner à la membrane différentes directions et orientations. On peut aussi placer la cuve dans différentes positions, en faisant reposer ses tourillons, t, sur les différents degrés d'une sorte de crémaillère, c, c\ et en agissant sur la vis V qui permet de soulever plus ou moins le support P.
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La pointe eu style eflleiire la surface d*U!i cylindro r, (jul* Ton fait tourD^f. et dont Tarbre porte nnevis qui le fait avancer, ctimnïe dans le vibrosrop** irKÎôi Sur le rylinilre, est appliquée une bamle de piijiier qu'on a rei^ou verte de intir de fumée an moyen d'une lampe sans verre, remplie rriiuile îï briMcr mélk 'àvev. un tiers d'imile de résine. Cet endnit est lellemenl léger que le ^X}k 1^ plus flexible l'enlève partout où il pasâe, en dessinant s«s vilirationfi* Oawt eu A, R quelques dessins l'ormés ainsi par le style. Pour consener tes dessin»» nn iixe la rouebe de noir de fumée en trempant le papier dans de rAltoot J* biissant sêrttcr, puis Teudulsant d'eau album ineuse, ou iV\m^ dlssolnliuû à sandaraqne dans ralcoo!.
La cuve présente diiïéi^entes formes, siuvant la nature des ^on§ i ciiidirr; elle petit se réduire k une simple cupide, quand il s'agil de la voix . Celle àt h