DEPENSE
Fig. 189.
S49. Sectioa de la ireine à difTérentes distances de roriflce nos elreaiaire. — Les veines liquides fournies par des oriûces non circulaires, présentent aux diverses distances aux orifices, des formes différentes, souvent bizarres, qui se rattachent aux mêmes principes que la contraction, et dont Télude peut senir à confirmer Texplication que nous en avons donnée.
Quand l'orifice est circulaire, les sections successives de la veine sont aussi des cercles. Si cet orifice présente la forme d'un polygone régulier, les faces de la veine sont concaves jusqu'à la section contractée, où la concavité devient nulle après avoir atteint un maximum , puis elles deviennent convexes. S'il y a un angle rentrant sur le contour de l'orifice, la veine présente un sillon, qui disparaît à la section contractée, pour se transformer au-delà en une arête saillante.
Bossut annonce dans son hydrodynamique, que la veine qui sort par un orifice carré présente, à une certaine distance, une section carrée dont les angles correspondent aux côtés de l'orifice, et réciproquement. MM. Poncelet et Desbros ont étudié en détail ce phénomène, sur une veine sortant d'un orifice carré de 20<=" décote, pratiqué en mince paroi verticale. Le maximum de contraction avait lieu à une distance égale à une fois et demie la largeur de l'orifice. L^fig.i 89 représente le profil de la veine; a, 6, c, d sont des sections faites à des distances de l'orifice égales à 11, 20, 30 et 40 centimètres.
M. Magnus a fait de nombreuses expériences sur la forme de la veine sortant verticalement par des orifices de forme très variée ^ La fig. 190 représente cette forme dans le cas d'un orifice carré, et d'un orifice triangulaire, avec les sections faites à différentes distances de l'orifice.
Pour expliquer ces divers effets, M. Magnus remarque que les molécules de
Fig. 4 90.
1 Annales de chimie et de physique^ 3^ série, t. XL VII, p. 390.
liquide voisines du contour de rorifice, se portant obliquement vers ces bords, leur vitesse peut se décomposer en deux autres, lune verticale et Tautre horizontale. Quand la molécule est sortie de l'orifice, la pesanteur augmente la composante verticale, pendant que la composante horizontale est diminuée par la résistance des filets liquides verticaux lancés par les parties centrales de Torifice, et par le choc des filets obliques venant des points opposés du contour. Ces deux résistances sont d*autant moins efficaces que les points opposés da bord de l'orifice sont plus éloignés Tun de Tautre. Si donc Torifice n*esl pas circulaire, les molécules venant des points du contour les plus éloignés du centre de figure auront une vitesse horizontale plus grande que les autres, et refouleront celles-ci latéralement. De là la troncature des angles de la veine sortant d*un orifice carré. Les formes de la section au-delà du niveau a sont le résultat de la combinaison des impulsions horizontales, avec la cohésion qui tend à donner à la veine une section circulaire. — Si Ton arme Forifice intérieurement, les molécules ne possèdent plus que des vitesses verticales, et Ton voit la veine prendre, sous l'influence de la cohésion, une forme circuiah^, à une très petite distance de l'orifice.
«50. Pouce d*eaa. — Dans la distribution des eaux , les fontainiers se senent d'une unité de mesure, nommée pouce d'eau. Cette unité représente la quantité de liquide qui passe en une minute, par un orifice circulaire en mince paroi verticale, sous une charge de une ligne au-dessus de l'orifice, ou de 7 lignes au-dessus de son centre. Cette quantité est égale à 13,333 litres; ce qui donne par heure 799,98 Htres, ou à peu prés 800 litres, et enfin 19,199 mètres cubes en 24 heures. — Le demi-pouce d'cxin est la quantité qui s'écoule en une minute par un orifice circulaire d'un demi-pouce de diamètre; il ne représente que le quart de l'eau que fournit le pouce d'eau. De même, le quart de pouce ne représente que tV » ^t la ligne d'eau que rr* d^ pouce d'eau; la charge au-dessus du centre étant toujours de 7 lignes.
De Prony, pour mettre celte mesure en harmonie avec le système métrique, a donné à l'orifice un diamètre de 2 centimètres; il l'a garni d'un tube normal de 17 millimètres de longueur, et a pris pour charge, 2 centimètres au-dessus de la partie supérieure de l'orifice. La quantité d'eau fournie en 24 heures est alors de 20 mètres cubes. On a conservé à cette quantité, le nom de patice d'eau,
Cavette de Janine. — Pour évaluer le nombre de pouces d'eau fournis par une source, ou une machine hydraulique, on fait arriver l'eau dans un réservoir ab {fig. 191), dont les parois sont percées d'orifices situés dans un même plan horizontal, et ayant la dimension qui correspond au pouce d'eau. En dedans, est un repère placé à la hauteur que doit atteindre le niveau de l'eau pour que chaque orifice donne le pouce d'eau. En fermant plus ou moins de ces orifices, on arrive, par tâtonnement, à faire monter le niveau jusqu'à ce repère; et la source fournit autant de pouces d'eau qu'il reste d'orifices ouverts. Les cloisons nii, qui ne vont pas jusqu'au fond du réservoir, sont destinées