‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 4)Chapitre 58 sur 193 · Baromètre de Fortin. — Dans cet inslTUDent · texte numérisé non relu

Baromètre de Fortin. — Dans cet inslTUDent

l'habile artiste dont il porte le nom a rassemblé plusieurs perfectionnements imaginés par divers physiciens. La fig. 2U représente la cuvette; la moitié de droite est une coupe pariio plan vertical passant par l'axe du tube. Cette cuvette e>l fermée à sa partie inférieure par un sac en peau de chamois C, dont le fond peut être soulevé ou abaissé à volonté, au moyen d'une vis V. Elle est fermée en dessus par un couvercle en buis 6, que traverse le tube W du baromètre, et qui porte une aiguille verticale en ivoire n, dont la pointe se trouve àl^ hauteur du zéro de l'échelle. Un morceau de peau de chanioisc, logé dans la virole r', permet à l'air d'exercer sa pression dans la cuvette, et empêche le mercure de s'en échapper, dans quelque position

Fig. 241.

rt^. ut.

Fig. 243.

DU BAROMETRE.

strumeni. Le tube//', effilé à son extrémité inférieure, pour rendre Tintroduction de l*air impossible, est enveloppé d'un tube de laiton rr', sur lequel sont tracés les millimètres de l'échelle baro^ métrique. Ce tube porte deux fentes longitudinales opposées (fig. 245), à travers lesquelles on peut apercevoir le niveau du mercure. Un coulant KR', fendu de la même maniére'et muni d'un vernier, peut glisser le long de l'enveloppe de laiton.

Pour se servir de ce

baromètre, oi> commence

par faire mouvoir la vis V

(fig. 244), jusqu'à ce que

le niveau du mercure de la

cuvette affleure l'extrémité

de l'aiguille d'ivoire n; ce

que l'on reconnaît, comme

il est dit ci-dessus (305). On

rf^ fait ensuite glisser le cou-

"^ lantKK' (fig. 245), jusqu'à

ce que, en plaçant l'œil dans

le plan horizontal qui passe

par les bords supérieurs

des deux fentes opposées

* de ce coulant, ces bords

i paraissent tangents à la Fig. 245.

surface convexe du mercure.

Le point de l'échelle qui coïncide avec ce plan

horizontal , dans lequel se trouve l'extrémité

^^^^ du vernier, donne alors la hauteur du baro-

^^^^ mètre.

V Quand on veut transporter le baromètre de

^ Fortin, on relève le fond de la cuvette jusqu'à

ce que le mercure remplisse complètement le

4 I tube, et l'on renverse l'instrument, la cuvette

en haut. Sans cette dernière précaution, il

que des secousses imprimées à la colonne lui fissent quitter le

leux tiers de la grandeur r^'elle, de la cuvette d'un baromètre de Toyage Emst, dans le système de Fortin un peu modifié par M. Delcros : re, laissant voir le niveau du mercure et la pointe dMvoire n. 6, couvercle une saillie forée à laquelle est attaché un morceau de peau de chamois c,

CORPS GAZEUX

fond du tube, à cause de rélasticité de la peau de chamois; celle-ci revenant ensuite sur elle-même, pousserait vivement le mercure contre rextrémilé supérieure du tube, qui pourrait être brisé par le choc.

Pour que les indications de ce baromètre soient exactes, il faut le suspendre verticalement, soit au moyen d*un cordon attaché a un anne^iu fixé à rextrémité du tube de laiton , soit au moyen de la disposition suivante, dite iuspension de Cardan. Le tube de laiton est soutenu par les extrémités de deux vis opposées rnUy mn (fig. 246), qui s'engagent dans son épaisseur, et autour desquelles

il peut osciller. Ces vis sont fixées à uo anneau, qui peut tourner lui-même autour d'un axe pq perpendiculaire à la direction mn, et soutenu par un dernier anneau auquel sont articulés trois pieds destinés à soutenir tout l'appareil. Le baromètre, ainsi mobile autour de deux axes perpendiculaires Tun à Taulre, se net de lui-même dans la position verticale, conune ferait un fil à plomb. On peut séparer Tinstrument de son support, en retirant les vis m,«; et resserrer les pieds de ce support de manière à pouvoir l'introduire dans une gaine en cuir, annexée k un étui dans lequel on place le baromètre pour le transporter. Cet étui contient deux tubes de rechange pour remplacer celui do baromètre, s'il venait à se briser en voyage.

La surface du mercure peut se ternir aa contact de la peau de chamois, de maDière qu'on ne pont plus distinguer l'image de l'aiguille d'ivoire; il faut alors nettoyer cette surface. Pour cela, on renverse l'instrument, on dévisse le cylindre de laiton //' (/î^.244), puis le cylindre de buise'. On aperçoit alors la surface du mercure, on la nettoie, puis on remet en place les cylindres c' et //'.

Les indications du baromètre doivent être corrigées des effets de la température, et de ceux de la capillarité.

307. Corrertlons relatives & la température. — La chaleur modiGaot la densité du mercure, pour que toutes les observations barométriques soient comparables, on est convenu de les ramener à la température de 0''.

Fig. 246.

lié d*autre part au lubc If 8ur un élranglemcnl nirnagî^ à cet effet. ))//, plaque de laitoifoî retient le couvercle de buis 6, et est serrée centre le cy'indre de verre an par les Yi*c,t' prenant leur écrou dans le bord du cylindre de laiton (irf'. c, c', cylindres creu\ en ha» vis.*és Tun à l'autre et recouverts par le:* cylindres de laiton dd* , II', vissi'"* aus*i Pun à Pantr» en a, a'. V. vis qui sert à soulever le sac en peau. C, qui forme le fond de la cuvelte, rt qui est attaché, d'une part au cylindre de buis e\ et de Taulrc, à un cha|)c:)u ee boû «r lequel agit Pextrémilé do la vis V.

Pour faire le petit calcul relatif à celte correction, dont la première idée est due à Amontons, il faut connaître de quelle fraction a de son volume se dilate le mercure pour chaque degré du thermomètre. Soit H la hauteur du baromètre à la température de (°, et a: celle qui aurait lieu si la température du mercure était à 0°. Les hauteurs des colonnes qui mesurent la môme pression étant en raison inverse de leurs densités, on aura H : x=D id; D et d représentant les densités du mercure à O"" et à r, densités qui sont en raison inverse des volumes d'une môme masse (431). Or, si nous considérons l'unité de volume à 0°, elle devient i+a/ à la température t; on aura donc D : d = i 4- af : 1 ; proportion qui , combinée avec la précédente, donne

i:x = \+ai:i; d'où x = -^ = ll—-^ = E—E—^ — ,

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