EFFETS DE L AIR COMPRIME
employée n'est qu'une fontaine de Héron colossale ; elle est représentée dans la fi^. S91 ; les mêmes lettres correspondent aux mêmes parties que dans la fi^. 290. Le bassin c, alimenté par une source élevée, doit être aune hauteur au-dessus du sol plus grande que la profondeur de la mine. L'eau à élever est rassemblée dans un bassin M , d'où on la fait passer dans le résen'oir A , en ouvrant les deux robinets r' , dont le plus élevé est destiné à laisser sortir l'air.* On ferme ensuite ces robinets, et l'on ouvre les robinets R ; la colonne d'eau i' comprime l'air du rései^voir B, la compression se transmet au réservoir A par le tube i, et l'eau soulevée sort par le tube T. Quand le réservoir B est rempli d'eau, on le vide en ouvrant les robinets r, après avoir fermé les robinets R ; et pendant ce temps-là on remplit de nouveau le résenoir A en rouvrant les robinets r' .
343. Fasil & vent. — Cet appareil , destiné k lancer des projectiles par le ressort de l'air comprimé, se compose de trois parties : l» un réservoir en fer
Fig. 29 i.
•^'lUu R, fermé par une soupape plarée en s (^Vy. ±^H) ol s'ouvrant de dehors en dedans; 2" un canon en fer /; 3» une pièce intermédiaire forée 0, (|ui correspond à la batterie d'un fusil ordinaire. On commence par comprimer de l'air '^ 8 ou 10 atmosphères dans le réservoir U, au moyen d'une pompe de compression (340) que l'on visse à ce réservoii', après avoir enlevé la pièce 0. 1^ soupape placée en s dispense d'en avoir une à l'extrémité du corps de pompe. Après avoir comprimé l'air, on remet en place la pièce 0, et l'on introduit dans le canon l le projectile qu'on veut lancer. Quand ensuite on lire •^ gâchette jf, le marteau c devient libre, s'abat brusquement par l'effet du ressort r, et va frapper le levier /t, qui se trouve chassé dans la position h\ En même temps, un prolonj^'ement du levier h, faisant saillie dans le canal •l»i traverse la pièce 0, pousse une tige K, dont rextrèmitè force la soupape 5
328 VX^WS (iAZEVX.
h s*oiivrir. L*air s'échappe aussitôt avec impétuosité, et chasse la balle avec fortf.
Il ne sort, du reste, que peu d*air, parce que le marteau atteint le levier par unmentonnet /i; et comme ces deux pièces n'ont pas le même aie, le mentonurt se trouve bientôt au-dessus de la Côte du marteau, comme on le voit en h\ et le levier se relève aussitôt, poussé par la tige K, sur laquelle appuie la soupape pressée par Tair du résenoir. Il en résulte que Ton peut tirer plusieurs coups sans comprimer de nouveau de l'air; seulement les coups sont de plus en plus faibles. L'air, en sortant, produit un bruit semblable à un coup de fouet, et Ton voit une lumière assez vive à l'orilicc du canon '. — Le fusil à vent peut produire des effets plus énergiques que les fusils de munition. L'invention en est attribuée h Gutter de Nuremberg, en 1560; cependant Philon de Byzance parle d'un tube construit par Ctésibius, dans lequel l'air comprimé lance un trait, et qu'il nomme aérotone.
344. Applieallonn de l*alr comprimé. — On tire parti du ressort <ii* l'air comprimé, dans une foule de circonstances. On s'en est ser\i pour fain* mouvoir des machines, au moyen de dispositions tout à fait semblables à celles* qu'on emploie pour faire agir la vapeur; c'est pourquoi nous n'entrons pas ici dans des détails qui feraient double emploi avec ceux que nous donnerons en traitant des moteurs à vapeur. Dans celte manière d'employer l'air comprimé» on emmagasine dans un réservoir, la force développée par des appareils rauspai* l'eau, le vent ou la vapeur, pour la faire agir ensuite à volonté et môme pouf la transporter avec les machines qu'elle doit mettre en mouvement, comme (16==voilures, des bateaux. .M. Andraud s'est particulièrement occupé de cette application intéressante.
M. Maraud se sert de l'air comprimé pour reconnaître s'il y a des fuites danr=> I(»s conduites du gaz d'éclairage. Il comprime de l'air, au moyen d'une pompe • portative, dans la région de tuyaux qu'il veut explorer. S'il existe quelque* fissure, le nianouuMn» baisse peu à peu, et le point où elle se trouve est indiqua par le silllement (pii arconijKigne la sortie de l'air comprimé. Cette méthode est l)ieu préférable au llambage (jui consiste à explorer les tuyaux au moyen d'une* bougie qui enllannne le gaz (|ui s'échappe, mais ({ui peut aussi occasionner des explosions quand le gaz écoulé s'est mêlé en assez grande quantité à l'air.
Application aux trMvaiix hydrauliques. — M. Triger a fait en 1841, une application remarquable de l'air comprimé'^. Il s'agissait de pénétrera traveis un banc de graviers baigné par la Loire, jusqu'au terrain solide, dans lequel on voulait exploiter un dépôt de houille. Tn tuyau en fer AB (fig. :Î93K de l"MKIIl de diamètre, fut enfoncé verticalement à coups de mouton jusqu'au terrain solide, à la profondeur de 19 mètres. Kn même temps on extrayait les matières de l'intérieur, qui se Inuivait rempli par l'eau passant continuellement
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