EFFETS DE L AIR COMPRIME
ir la partie inférieure du tuyau. Pour se débarrasser de cette eau et la
fouler à travers le gravier, un sas à air S fut adapté au tuyau AB, au moyen
un presse-étoupe I, I, de manière à fermer exactement le puits par en haut.
e sas était traversé par deux tubes : Tun, P, servait à artiener de Tair,
imprimé par une machine mue par la vapeur;
autre, T, allant jusqu'au fond du puits, était
"stiné à laisser échapper Teau qui ne trouvait
is une issue suffisante par l'espace qui restait
tre le terrain solide et le bas du tuyau AB.
élasticité de l'air comprimé eut bientôt refoulé
au du puits, qui fut maintenu à sec.
Le sas à air S sert à l'introduction et à la sortie
^ ouvriers. Pour entrer, l'ouvrier commence par
vrir le robinet r', de manière h établir dans le sas
pression atmosphérique ; puis il ouvre le trou aomme o', et descend en S. Il ferme ensuite r' o', et ouvre le robinet r. L'air comprimé du puits
répand dans le sas, et quand la pression est la ^me de chaque côté de la trappe o, elle s'ouvre vilement, l'ouvrier s'introduit dans le puits, et scend après avoir fermé la trappe o et le robinet r. mr sortir du puits, il fait la manœuvre inverse. Cet ingénieux système, employé plusieurs fois puis, vient d'être appliqué avec divers perfeciniiements à la fondation des piles du pont du Rhin, entre Strasbourg et Kehl,
de celles du pont construit sur la Garonne, à Bordeaux, pour réunir les iemm de fer du Midi, à la ligne d'Orléans.
EfTets de Falr comprimé, Ror les êtres animés. — M. Triger a fait ^aucoup d'obser>'ations sur les effets produits par l'air comprimé sur les uvriers qui travaillaient dans son appareil. On avait observé depuis longtemps ue des animaux placés dans le récipient de la machine de compression y vivent ^ paraissent à l'aise. Il en est de même des hommes renfermés dans la cloche plontjeur, où l'air est d'autant plus comprimé que l'appareil est enfoncé plus "ofondément sous l'eau; mais M. Triger a pu observer les faits d'une manière "s complète et plus suivie, dans son tube, où la pression était généralement
3 atmosphères. 11 a remarqué que les ouvriers n'y ressentaient aucune ^e ; seulement quelques-uns éprouvaient une vive douleur dans les oreilles
naomentoù ils passaient de l'air extérieur dans l'air comprimé, ou vice versât ^leur qui disparaissait au bout de quelque temps, quand l'équilibre de ^ssion s'était rétabli dans l'intérieur de l'oreille. Dans le tube, les ouvriers ^ient moins essoufflés en montant les échelles, que dans l'air libre. Leur ix avait un timbre nasillard, et ils ne pouvaient siffler avec la bouche. ^ combustion se faisait avec une telle activité, que les chandelles à mèche de
Fig. 293.
CORPS GAZEl'X.
coton, (jiii répandaient une fumée épaisse et duraient à peine un quart d'heure, durent être remplacées par des chandelles à mèche de fil. Ces divers phénomènes ont été observés souvent depuis, dans les grands travaux que nous avons cités. On a reconnu de plus, que la diminution trop rapide de la pression dans le sas pont occasionner des accidents graves; c'est ainsi que, au pont du Rhin, un ingénieur a perdu la vie à la suite d'une hémorragie pulmonaire provoquée par cette cause.
S 5. - ÉCOULEMENT DES LIQUIDES DANS LEQUEL INTERVIENT LA PRESSION ATMOSPHÉRIQUE.