POMPES
refoulée dans le tuyau d'ascension ab. L'effort à faire pour enfoncer le piston est égal au poids d'une colonne d'eau ayant pour base la surface de ce piston, et pour hauteur la distance verticale de sa surface inférieure au point où l'eau est élevée.
Le réservoir mn, rempli d'air, est destiné à rendre le jet à peu prés continu. L'air est corapriraé quand l'eau est refoulée par le piston dans le tube d'ascension, et il réagit ensuite par sa force de ressort, pour continuer à chasser l'eau dans la partie b, lorsque la soupape S est fermée pendant le retour du piston. Ce réservoir se nomme hoUe à air. On a reconnu, dans la pratique, que la boîte i air doit avoir à peu prés vingt-trois fois le volume du corps de pompe pour que e jet soit continu.
Pompe aspirante et foniante. — Souvent on adapte, au-dessous de la ioupape dormante de la pompe foulante, un tuyau aspirateur qui plonge dans 'eau à élever ; la pompe est alors aspirante et foulante. L'effort à faire pour la
Fig. 297.
taire jouer, se partage entre les deux mouvements opposés du piston ; quand i>ii l'enfonce, on a à vaincre la pression de la colonne d'eau qui se trouve îu-dessus, et quand on le retire, la pression d'une colonne égale à celle qui se trouve au-dessous.
349. Pompe & ineendie. — La pompe à incendie se compose de deux )oinpes foulantes P, P' (fiij. 297), dont les pistons sont mis en mouvement au Qoyen d'un balancier LL, et de tiges f, /', articulées à leurs deux extrémités le manière à éprouver des déplacements latéraux sans les faire partager aux istons. L'eau versée dans la cuve CC à travers des paniers destinés à retenir »s impuretés, est poussée dans la boîte à air R, et de là, dans un long tuyau a cuir T, terminé par un ajutage un peu conique J nommé lance, au moyen aquel on dirige le jet.
La première pompe construite par Ctésibius avait deux corps de pompe mctionnant alternativement, comme dans la pompe à incendie; elle était spirante et foulante. Héron d'Alexandrie la décrit dans ses pnetimatiques^ et larle môme de l'application aux incendies.
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CORPS G.\ZEIX.
3S0. Pompe & double efTet. — Avec cette espèce de pompe, on obtient les mêmes effets qu^avec deux pompes. Le corps de pompe est fermé par un couvercle que traverse la tige du piston au moyen d'une botte à étoupe (fig. 298). L'extrémité inférieure du corps de pompe communique par un tuyau i\ t\ avec deux soupapes dont on voit la coupe en «, s\ L'une, «, se trouve à l'origine du tuyau d'ascension T, T', et l'autre laisse entrer l'eau venant du tuyau d'aspiration A, A'. L'extrémité opposée du corps de pompe communique de même par les tuyaux /, t avec deux soupapes r, r' séparées des premières et communiquant aussi avec les tuyaux T' et A'. Si l'on soulève le piston, les soupapes r' et s se ferment, et l'eau chassée de la partie supérieure du cuqb
Fig. 299.
de pompe passe par la soupape r dans le tuyau T', tandis que la parti»* inférieure du corps de pompe s'emplit d'eau venant du tube A' par la soupape* • Si l'on abaisse au contraire le piston, les soupapes s' et r se ferment, l'eau «u tuyau A' passe dans la partie supérieure du corps de pompe par la soupape r » et l'eau qui remplit la partie in^férieure est refoulée dans le tuyau T' par w soupape 8.
351. Presse-étoope. — L^i boite à étoupe, nommée aussi presse^tonpf^ que traverse la tige du piston, est représentée en coupe dans la fig. 299. cc^^ le couvercle du corps de pompe. Autour de l'ouverture que traverse la tige f du piston, se trouve un cylindre creux // dans lequel on met de l'étoupe graissa- Une pièce d, traversée par la lige du piston, entre dans le cylindre et comprit^*' l'étoupe de manière à la presser contre la lige p. La pièce d porte des oreilles o, o. traversées par des boulons, dont les écrous servent à l'enfoncer fortement dans le cylindre //. Quand le pressc-étoupe est de petite dimension, le cylindre M^^ taraudé intérieurement comme un érrou, et la pièce d porte un pas de >is ^^ moyen duquel on renfonce dans cet écrou.
35«. H existe une foule de variétés de pompes. Dans toutes, le principe <^ le même; un espace s'agrandit, dans lequel l'eau est chassée par la pressio"* atmospliériijue ; puis il est diminué, et l'eau introduite est refoulée dan^ ^^