POMPES
1 d'ascension. Nous n*entrerons pas dans le détail de la construction de » ces pompes, nous allons seulement faire connaître les dispositions le ordinairement adoptées pour les pistons et les soupapes. Isposition des pistonn. — Dans Ics pompes ordinaires, le piston est é d*un c^ne en bois foré A (fig. 300), enveloppé d'un morceau de cuir que
Fis. 300.
ression de l'eau écarte et applique contre les parois du corps de pompe,
id on fait monter le liquide. Dans les pompes de grand diamètre, le piston
iste en un cylindre de métal , B, portant une gorge dans laquelle on
ule de Tétoupe grasse, ou bien une tresse plate en chanvre graissée.
itres fois, le piston, D, est formé de lames de cuir comme celui de la
îine pneumatique ; le corps de pompe doit alors être alésé, c'est-à-dire que
urface intérieure doit être parfaitement
idrique.
Dmpe des prêtres. — Dans la pompe
orélres, C (fig. 300), on évite l'emploi
piston : une lame de cuir flexible est t au corps de pompe par son contour a, 6, orte en son milieu un plateau auquel
fixées une lige t et une soupape s. Pour
jouer la pompe, on soulève et on abaisse Hâtivement le diaphragme ah au moyen I tige /.
•mpe à piston plongenr. — Quand feut élever l'eau à une très grande ;eur, avec une seule pompe, il peut arriver
la pression soit tellement forte , que 1 passe entre le piston et le corps de ipe, au point qu'aucune portion de liquide ►tplus poussée dans le tuyau d'ascension, pompe à piston plongeur est exempte de inconvénient. Le piston est remplacé par un cylindre massif C (fig. 301),
glisse dans une boîte à étoupe e fixée à l'extrémité supérieure du corps pompe, dont la forme n'a plus besoin d'être régulière, puisque le cylindre C
Fig. aoi.
CORPS GAZEl'X.
n'en touche pas les parois. Quand on retire ce cylindre, Teau pénètre parb soupapes «, et quand on l'enfonce, le liquide est refoulé par la soupape $\
Au moyen d'une pompe semblable, construite par Martin, l'eau de la Seine est
élevée, d'un seul jet, jusqu'à l'aqueduc de Marly, à une hauteur de 170 métrés.
L'eau tient toujours en dissolution une petite quantité d'air, qui se dégage
en partie pendant la diminution de pression qui a lieu lorsque le piston se relire.
Cet air vient se loger dans la partie supérieure du corps de pompe. Là, il cède et se comprime quand on enfonce le piston, ce qui diminue la quantité d'eau chassée dans le tuyau d'ascension, et peut même la rendre nulle quand la hauteur de la colonne soulevée est considérable. Pour parer à cet inconvénient, on pratique dans le cylindre C un petit canal / terminé extérieurement par un robinet r que l'on ouvre de temps en temps pendant que le piston s'enfonce, pour faire sortir l'air accumulé.
353. Soupapes. — Les soupapes sont souvent des clapets en métal , comme en B ( fig. 300). Ordinairement on garnit le dessous en cuir. D'autres fois elles sont remplacées par une boule, qui s'engage dans une cavité hémisphérique ménagée sur b bords de l'ouverture A que la soupape doit fermer; un petit grillage empêche cette boule de trop s'écarter de l'ouverture, lorsqu'elle est soulevée par l'eau. Enfin, on emploie encore des soupapes en forme de tronc de cône, comme en D ; une petite tige guidée dans ses mouvements, règle le jeu de cette soupape.
Soupapes Letestu. — M. Letestu a imaginé un système de soupapes fort ingénieux . H remplace le piston par un cône en métal criblé de trous /, L (fig. 3(8). dans lequel est fixé par son sommet seulement, un cùne en cuir flexible c,C qui dépasse le cône métallique, et dont les bords s'appliquent sur les parois du corps de pompe quand il est pressé en dedans. Une tige t est fixée au sommet du cône de métal. Quand on l'enfonce, la soupape dormante se ferme, et l'eau comprimée passant par les trous du cùne c, écarte le cône de cuir des parois du corps de pompe, et se rend au-dessus du piston. Quand ensuite on retirer dernier, l'eau soulevée presse les bords du cùne de cuir contre les parois du corps de pompe, et tout passage est intercepté.
La soupape dormante est formée d'un disque de cuir rr fixé par son centre et appliqué sur un plateau criblé de trous oo qu'il ferme quand il est pressé en dessus, et qu'il laisse ouverts quand un effort le soulève en dessous par son contour.
ig. M)i.