CHALEUR DE L ARC YOLTAIQUE
ist, me tige isolée portant un cône de charbon. Une pince à vis sert à retenir IK lame de cnîfre e, que Ton met en communication avec un des pôles de la ^. Une crémaillère c, isolée par une sphère de verre i, et commandée par le figtioD denté p, sert à rapprocher plus ou moins le charbon mobile du charbon fû pi est au-dessous, et qui est mis en communication avec l'autre pôle de h pile, par une tubulure latérale et une lame de cuivre e\ Les gaz sont introdoits pnr le robinet P; leur pression est indiquée par le manomètre m. Deux lotainres v, r, garnies de glaces, servent à voir dans Tintérieur de l'appareil. Un second couvercle, muni de deux boîtes à cuir et soutenant deux charbons, servait aux expériences dans lesquelles I un charbon vertical était plongé dans Tare formé entre deux
1^ charbons horizontaux .
'■ ^JÊQ £]ipérleiices sor le charbon. — M. Despretz a
ïll d'abmd observé la volatilisation du charbon. L'expérience se faisait dans le vide, soit avec du charbon d'une grande
N pureté obtenu par la calcination du sucre , soit avec du
' charbon de cornue. La pile était composée de 500 ou
H| 1^ 000 couples en 5 ou 6 séries parallèles. Dès que le charbon
■** positif s'était usé, il devenait d'un blanc éclatant , et Ton
voyait tout à coup un nuage noir, semblable , sauf la couleur, à celui que produit l'iode jeté sur le feu , et il se déposait une poussière noire sur les parois du vase dans lequel on opérait. Si ce vase était trop étroit, il était brisé. Cette expérience, répétée un grand nombre de fois, prouve que le charbon est plus facile à volatiliser qu'à fondre.
Pour obtenir la fusion du charbon, M. Despretz a opéré dans l'azote comprimé à 2 à 3 atmosphères. Il a vu une fine baguette d'anthracite , de graphite, de charbon de sucre ou d'essence de térébenthine, fixée entre les électrodes, se ramollir, se courber, puis se détacher de l'électrode supériatr et se courber en S. Souvent la partie supérieure se gonflait au moment de Uroplure, et ressemblait à du mAchefer. La pile était composée de 600 couples, foposés tantôt en 6 séries de 100, tantôt en Î2 séries de 50. Le môme physicien ï?Q, sur des fils de différentes sortes de charbon, ayant diverses longueurs, et fcl** jusqu'à ll™"^ de diamètre, la matière paraître se rassembler à la partie inférieure on se faisait la rupture, et les parties séparées présenter un diamètre double et même triple du diamètre primitif. Il est parvenu aussi à souder te baguettes de divers charbons ramollies par le feu électrique. D'autres expériences ont été faites en mettant dans un petit creuset en charbon formant l'électrode positif, des fragments ou des poussières de divers charbons : des
fragments ont pénétré dans le creuset et s'y sont incrustés; le fond da créa s'est trouvé couvert d'un amas de globules ayant la couleur grise du grapU de l'anthracite, du graphite, se sont étalés sur le fond du creuset, comme verre noir. La chaleur était augmentée par un courant d'oxygène. Des diami se sont transformés en graphite et ont donné aussi de petits globules fooè En général, tout charbon devient d'autant moins dur qu'il est soumis p longtemps à une température élevée; il finit, même le diamant, pr transformer en graphile.
Il résulte de ces expériences, et de cette circonstance que le graphite ciî tallise en hexaèdre, tandis que les formes du diamant dérivent de l'octaéd que ce n'est pas par fusion ou volatilisation brusque, qu'on peut espè d'obtenir le charbon cristallisé, c'est-à-dire à l'état de diamant M. Despr a alors procédé par volatilisation lente dans le feu électrique : il disposa i partie inférieure du vase ( fig. H40), un cylindre de charbon de sucre, eti partie supérieure, un faisceau de 12 fils de platine très fins. Après avoir fait vide, il produisit l'arc électrique au moyen de la bobine de Ruhmkorff, appai que nous décrirons plus tard, et qui permet d'obtenir, au moyen de qudqi couples seulement, un arc composé d'intermittenc«s très rapprochées, et M échauffement intense des électrodes. L'appareil étant resté en action peodi plus d'un mois, les fils de platine se trouvèrent enveloppés d'une légère cooc noire qui, examinée au microscope avec un grossissement de 30 fois, pai parsemée de petits octaèdres noirs, parmi lesquels il y en avait de bla» opalins, translucides, dont M. Despretz compare l'éclat à celui des diaoni bruts. Cette poussière, mêlée à un peu d'huile, a pu polir rapidement d rubis, pierres qui ne peuvent être polies à l'huile que par la poudre de diamu d'où l'on peut conclure que les cristaux obtenus sur les fils de platine éUM de très petits diamants.
Expérienees sar diverses snbstanees. — M. Despretz a fonda et TOl tilisé, dans l'arc voltaîque, une foule d'autres substances très réfnctain L'oxyde de zinc, la chaux, la magnésie se volatilisent plus facilement qu'ils fondent; cependant ils ont été réduits en petites masses transparentes coffli du verre. L'alumine, le rutile, l'analase, la nigrine, l'oxyde de fer, le dislhèï fondent d'abord en globules, puis donnent des vapeurs.
Le bore et le silicium ont été fondus facilement, dans un creuset de charl de sucre, en un globule un peu vitreux à sa surface. Le bore est plus fasi et plus volatil que le silicium ; il est moins dur que ce dernier. On opérait <b l'azote au moyen de GOO couples, disposés en G séries parallèles.
Le titane fond dans les mômes conditions, et donne des vapeurs quisedéf sent en globules sur les bords du creuset; ces globules, taillés, présentent! couleur jaune d'or un peu pAle. Le tungstène donne des résultats analogw il est d'un gris d'acier, et tellement dur, qu'il raie le rubis et qu'on ne peot polir qu'avec la poudre de diamant.
M. Despretz a pu fondre de grandes quantités de certains métaux, dans o