‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 115 sur 189 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

rÉLECTRIClTÉ DYNAMIQUE — PROPAGATION , INTENSITÉ, PRODUCTION.

Dans ce chapitre, nous allons nous occuper de Télectricilé dynamique consi- "ée en elle-même ; de son mode de propagation ; de son intensité et de nluation des éléments dont elle dépend, c'est-à-dire de la conductibilité des «tances que parcourt le courant, et de la force électromotrice des piles qui bomissent.

g. 1. — MODE DE PROPAGATION ET VITESSE DE L'ÉLECTRICITÉ. I. ConBUtation du courant.

ISfIB. Identité du eourant dans tons les points du eirenlt. —

% effets que produit un courant sont les mêmes dans tous les points du circuit il parcourt, quelles que soient la nature et les dimensions des corps qui nposent ce circuit. Les lois de Téleclrolyse (1563 ) démontrent qu il en est M pour les actions chimiques, dans le circuit extérieur et dans la pile môme. » est de même pour les actions physiques et mécaniques, quand elles s'exerttdans les mêmes conditions. Âmpére, dés 1821, avait prouvé cette identité ction, dans la déviation de Taiguille aimantée, et il avait montré que cette riation est la même dans la pile qu*en un point quelconque du circuit exté- BT. Un moyen de vérification très simple, consiste à replier le circuit sur luime, de manière que le courant marche en sens contraire dans deux portions 'allèles très rapprochées : on voit qu*elles ne dévient pas l'aiguille aimantée. Becquerel a constaté Tégalité d'intensité dans tous les points du fil con-

jonctif, par le moyen suivant* : il soude en deux points quelcooqaes à réophore deux bouts de fil égaux, et en deux autres points distants entre comme les deux premiers, deux autres fils semblables ; il met les deDX miers fils en relation avec Tun des fils d'un réomètre différentiel, et ks i autres avec le second fil de ce môme réomètre, de manière que les con détournés marchent en sens contraire, et il trouve que Taiguille reste en n M. Pouillet a vérifié régalité d'intensité dans la pile et dans le circuit, a pile thermo-électrique placée dans le méridien magnétique ; et M. Fed sur des arcs métalliques réunissant deux à deux les couples d'une pile h] électrique. Le premier observait la déviation de l'aiguille, le second proc par la méthode des oscillations. Enfin, M. de La Rive ^ a vériGé directe I égalité d'intensité dans toutes les parties, liquides ou solides, d*un circnil la méthode suivante : il forme un circuit rectangulaire, au moyen de tube verre et de cylindres métalliques de différentes substances et de diffé diamètres. Les tubes sont remplis de divers liquides, et certains cylindres terminés à un bout par du zinc, et à l'autre par du cuivre, de manière àfc des éléments électromoteurs. L'expérience montre qu'une aiguille aima délicatement suspendue à une môme distance de l'axe d'une partie quelcooq circuit, accomplit toujours le même nombre d'oscillations pendant le i temps.

iS9V. Le conrant passe 6{|alement partons les points 4e In •« du réophore. — L'intensité d'un courant ne dépend pas de la surfai réophore, mais seulement de Faire de sa section droite, ce qui montn rélectricité ne se porte pas à la surface, comme dans l'état statique, qu'elle se propage par tous les points de la section. Pour prouver cette lo remplace une portion du fil cylindrique d'un circuit, successivement pa conducteur de même substance et de môme longueur, mais dont la s« présentant toujours la môme aire, affecte différentes figures, carrées, tria laires, aplaties, etc. La déviation de l'aiguille aimantée reste toujours la m quoique la surfilée extérieure soit très différente dans ces divers fils. On encore remplacer le fil par plusieurs (ils réunis en faisceau, pounii q somme des aires de leurs sections soit égale à l'aire de la section du fil di qu'ils remplacent. Ce résultat, établi par Davy et par Fechner, prouve l'électricité dynamique a une tendance à se disséminer dans toute la lai (lu conducteur. Cette tendance, constatée par M. de La Rive, en iM4, les solides, et en 1825 pour les liquides, est rendue plus évidente quan fait passer le courant suivant la longueur d'une large bande de métal. trouve qu'une aiguille aimantée très délicate oscille toujours dans le i temps, quelle que soit sa position au-dessus de la bande , pounru qu'ell soit toujours à la môme distance, et que ses extrémités ne soient pas

1 Annales de chimie elde physique, 2<^ série, t. XXXII, p. 428.

^ Traité d'clcclricUé théorique et appliquée, par A. de La Rive, l. II, p. 47.

Page 1