CONSTITUTION DU COURANT
fris des bords. On peut encore appuyer en deux points quelconques de cette kmie, les deux bouts du fil d*un réométre ; si Ton fait en sorte que les deux fiiitstoocbés soient sur des perpendiculaires à la longueur de la bande toujours iplemeot espacées, le réonoétre donne les mêmes indications.
Si la plaque n'avait pas une dimension plus grande que les deux autres, la ihsioD se montrerait encore, mais Tintensité ne serait plus la môme partout ; ks lignes de même intensité présenteraient des formes ovales en formant une Ipre semblable à Tœuf électrique. M. Kircbofî a soumis au calcul la distri- -iilion de Télectricité dynamique passant entre deux points dans une plaque Jtdans un corps à trois dimensions. Nous verrons plus loin à quels résultats ■est parvenu (1624).
^ H. de La Rive a constaté la diffusion des courants dans les liquides élec- IMfsés. Pour cela, il fait arriver Télectricité dans un baquet rempli d*eau pàk ou acidulée, par deux boules en platine de 1 centimètre de diamètre , ibotenues par des Gis enveloppés d*une couche isolante. Les boules sont situées Hv un même diamètre du baquet, et à la même distance de Taxe. Les deux ftairémités en platine du 01 d*un réométre , sont maintenues à une distance mtante Tune de Tautre, et plongées, toujours à la même profondeur , en ints endroits du liquide ; la portion du courant qui traverserait l'espace ipris entre les deux fils , passe ainsi dans le réométre qui présente une Éindre résistance que le liquide , et l'on trouve qu'il y a des courants dans ites les parties du liquide, même derrière les pôles. L'intensité est la plus le sur la ligne qui joint les centres des électrodes , et va en diminuant cette ligne, de chaque boule au milieu de l'espace qui les sépare ; ce qui itre que les courants s'épanouissent , comme l'électricité dans l'œuf Bctrique. Du reste, cette diffusion des courants est d'autant plus prononcée le le liquide est moins bon conducteur. M. Matteucci est arrivé aux mêmes nltats par une méthode semblable.
^ iSfl8. Plnslcors eonrants peavcnt se croiser sans se modifier. — ii.Marianini a constaté cette loi on faisant passer deux courants à travers de Vcin acidulée, et en disposant les lignes des électrodes de l'un d'eux obliqueiieit par rapport à la ligne des électrodes de l'autre. Même quand l'angle est Ms petit, et que l'un des courants est beaucoup plus fort que l'autre , on fetave que chacun d'eux agit de la même manière sur le réométre quand il PUse seul et quand il passe en même temps que l'autre. Trois courants perpendiculaires entre eux ne se modifient pas davantage. Il en est de même h plusieurs courants parallèles de même sens ou de sens contraires très rapivtldiés les uns des autres dans le même liquide, et provenant de piles distinctes. bifin, si plusieurs courants parcourent en même temps le fil d'un réométre, hacun d'eux agit comme s'il était seul. Pour s'en assurer, on fait passer un '^ courants seul, et l'on observe la déviation d qu'il produit ; puis on fait ^ser un second courant seul, et, en tournant convenablement le cadre du ^omètre par rapport au méridien magnétique, on ramène l'aiguille au zéro ; m 33
on fait alors passer le premier courant conjointement avec le second, et r« trouve queTaiguille donne de nouveau la déviation d *.
iSfl9. Etat] de l*éleetrlelté dans les eonranta. — Les propriétés ff précédent sont incompatibles avec la supposition d*un transport réel d( électricités à travers les conducteurs ; car, dans ce cas, il y aurait un km lement d'électricité positive prés du pôle positif de la pile , et d*électrid négative, prés du pôle opposé. Au milieu du fil conjonctif, il y aurait ÏH neutre, et il serait impossible de concevoir que les effets fussent les mêmes éa tous les points du circuit. On doit donc considérer d'une tout autre maidè l'état de l'électricité dans un courant continu.
Voici comment on le conçoit aujourd'hui : les électricités qui se portent a pôles de la pile décomposent par influence le fluide neutre des molécules 1 plus rapprochées, du fil conjonctif. Ces molécules ainsi polarisées agîM sur les molécules suivantes, qu'elles polarisent à leur tour, et ainsi déni de proche en proche, comme dans les tubes étincelants. Cette polarisation al dans les mauvais conducteurs comme dans les bons conducteurs (1353) ; wà dans les premiers, à moins de très grandes tensions , les électricités sépaiil dans les molécules ne peuvent en sortir en franchissant l'espace qui les 8^4 Dans les bons conducteurs , au contraire, l'électricité passe facilement t^ molécule à l'autre en produisant des décharges , comme dans les étincelants, et c'est par cette série de décharges que se propage l'éli comme nous avons déjà eu l'occasion de l'énoncer (1442). Nous avons image fidèle delà diffusion des courants dans les larges conducteurs , l'expérience des carreaux magiques (1286). Nous avons dit aussi M. Faraday explique, par la polarisation des molécules, le passage de l'élecl à travers les gaz, quand elle s'échappe par des pointes, en formant desaij lumineuses ou invisibles (1287). Nous avons vu enfin, comment M. de La rend compte, au moyen de ces décharges intcrmoléculaires, de l'échauffé des conducteurs traversés par les courants (1522).
Dans cette théorie de la propagation de l'électricité, on conçoit qu'il exister une résistance aux décharges intermoléculaires ; que cette résû doit dépendre de la facilité avec laquelle la décomposition par influence se dans les molécules du corps, et de la distance de ces molécules; ce qoi explique pourquoi la conductibilité varie d'une substance à une autre, et une môme substance avec la température (1527). On conçoit aussi que F tricilé éprouvera d'autant plus de difficulté à passer, que la section renft moins de molécules, et que la longueur du conducteur sera plus grande; e'< en effet, ce qui a lieu. Mais avant d'entrer dans l'étude de ces influences,! allons chercher à nous rendre compte de la rapidité avec laquelle seprof^i l'électricité.
1 Annales de chimie et de physiqw, 2« série, t. XLII, p. 431.
YITE88E DE L'ÉLECTRICITÉ. 515
n. De U TlteMe do l'éleetrieité.
l'électricité ne pénètre qu'avec une extrême lenteur dans les corps 49) ; aussi n*est-ce que sur les bons conducteurs qu'il est important r sa vitesse de propagation, vitesse qui est prodigieuse. Peu de i la découverte de la bouteille de Leyde, on chercha à reconnaître jté emploie un temps appréciable à se propager dans de longs vant à effectuer la décharge. Deluc parait avoir fait le premier des » à ce sujet; il se servait des tuyaux de conduite des eaux de Genève, d'archal isolé servant à compléter le circuit. Watson opéra, en en 1748, sur un circuit de 4 milles de long, 2 milles formés par s deux autres par un fil métallique isolé au moyen de poteaux en 3 fil était replié de manière que son milieu fût tout près de la bouivaitune interruption en ce milieu, et Tétincelle qui s*y produisait de la décharge , paraissait toujours coïncider exactement avec celle it sur le bouton de la bouteille. De toutes ces expériences, on conclut icité se transmettait avec une rapidité trop grande pour pouvoir ^e. Cette opinion fut admise sans conteste jusqu'en 1834; alors tone publia une méthode ingénieuse et très féconde, qui permet 3s durées de un millionième de seconde, et au moyen de laquelle il ue la propagation de rélectricité n'est pas instantanée*. :xp6rienreB de i/vheatatone. — Voici d*abord le principe de la i Ton regarde dans un miroir Timage d'un point lumineux fixe, et tourner ce miroir autour d*un de ses diamètres, on voit Timage se Q décrivant un arc dont le centre est sur Taxe de rotation, et dont perpendiculaire à cet axe. Il résulte des lois de la réflexion de la e la quantité angulaire dont tourne l'image, est double de la quantité ont tourne le miroir. Si le point lumineux ne brille que pendant un mage paraîtra décrire un arc limilé, d'autant plus grand que la otatiou du miroir sera elle-même plus grande. Si le point lumineux le pendant un temps excessivement court, on pourra encore distinplacemcnt dans l'image, si le miroir tourne avec une très grande lis, en même temps, l'impression faite au fond de l'œil, persistant de seconde environ, on verra l'image simultanément dans toutes s qu'elle occupera successivement, pourvu que le phénomène dure ô de seconde, et l'on apercevra un arc ou trait lumineux dont la era proportionnelle à la vitesse du miroir, et au temps pendant îra le point lumineux.
de l'électricité, de M. A. de U Rire, t. II, p. 43.
Supposons maintenant que Ton fasse partir une étincelle électr d*un miroir tournant très rapidement, de manière qu'elle jaillisse a où le miroir lui présente sa surface réfléchissante ; Tobservateur plac l'étincelle verra simplement Timage de cette dernière, si elle n'a pas mais si elle a une durée suffisante, il verra un petit trait dirigé perp* rement à Taxe de rotation. C'est ce qui a lieu pour l'étincelle d'une b< Lejde quand on la décharge par l'intermédiaire d'un long fil meta que le miroir fait 600 à 800 tours par seconde. Cette étincelle a durée appréciable.
Cela posé, considérons un long fil isolé ABCD {fig. H78) : les par tuées B et C indiquent la place de deux portions égales entre elles , t mètres de longueur. Ce fil est interrompu au milieu a, et en n et n'
des armatures d'une bouteille de !
l'on peut faire communiquer avec mités A et D. Le système des boul est placé devant un miroir tour manière que la ligne nn' soit ] Taxe de rotation. Si l'on décharf teille à travers ce système , il s trois étincelles n, a, n\ et si le mir lentement, on voit par réflexion ti brillants, disposés parallèlement ; le miroir tourne de plus en plus ra{ on finit par distinguer trois trait diculaires à cet axe, présentant c( rence ^; puis l'image du milieu relard par rapport aux deux autn suivant le sens du mouvement. On conclure de là : 1" que l'électricité emploie un temps appréciable pour les portions de fil B et C ; 2« que les étincelles w, n' partent en mén circonstance inconciliable avec l'hypothèse d'un seul fluide qui se tram de A en D, et qui est, au contraire, la conséquence même de la propa l'électricité par des décharges successives entre les molécules ; 3" que de propagation ne dépend pas du sens du courant, puisque ce sens est en B et en C ; jamais les images n'ont présenté la disposition "^=- ot Description de Tappareii. — Après divers essais, M. Wheastone l'appareil suivant (fîg. 1179). M est un miroir d'acier poli de 2,5 cei de diamètre, tournant autour d'un arbre métallique oo' porté par m massif en laiton A B, fixé sur une table épaisse Le mouvement est in l'arbre oo' au moyen d'une roue et d'une corde sans fin rr, qui cal poulie p, dont le diamètre est 1800 fois plus petit que celui de la roue. à étincelles {fig. 1178) est fixée en face du miroir, de manière que hl
Fig. 1178.
a la disposition
ou —