LOIS DE LA RÉSISTANCE DES FILS
{Mteehifflique (1563). M. Marié-Davy est parti de là pour rendre les divers léométres comparables entre eux : il observe la déviation que leur fait subir u conrant, dont Tiotensité constante est mesurée par le volume de gaz dégagé au un voltamètre pendant T unité de temps. Par exemple , si nous consiléroos une haussoU des tangentes, Tintensité I du courant sera I=i tang i , I étant une constante qu*il faut évaluer pour chaque instrument. Or, on prend pnr unité d'électricité Téquivalent d'électricité, c'est-i-dire la quantité qui feompose 1 équivalent d*eau (1566). L'intensité du courant sera donc r^résentée parle nombre d'équivalents d'eau qu'il décompose en une minute. Soit r ce nombre et d la déviation de la boussole des tangentes ; on aura V^k tang d , d'où l'on tirera la valeur de k, et alors la formule donnera pour (kMpie déviation, l'intensité ou équivalent d'électricité par minute. On fera ^méme pour la boussole des sinus, en partant de la formule l=k sin d.
n. UU dM intensités des omirante. — Lois ds Ohm et PeniUet.
f •€ S. Lois de la résIstAsee des flln d'après leurs dlsseBslons. —
IjÊrésistance quun fil métalliqne introduit dans un circuit oppose au passage ie r électricité, est en raison directe de sa longueur et en raison inverse de sa Mdton. Ces lois peuvent aussi s'énoncer de la manière suivante : la conduc^ tiUlité d^un fil métallique est en raison inverse de sa longueur et en raison trecte de sa section. On dit encore que, la longueur étant constanle , la conductibilité est proporlionnelle à la masse du fil, parce que sa masse est en ndson directe de sa section. Ces lois ont été énoncées pour la première fois prH. Davy. Pour les démontrer, il détournait d'un voltamètre, au moyen do 61 à étudier, toute l'électricité fournie par une pile, admettant que ce résultat itait obtenu quand il ne voyait plus de dégagement de gaz , et il trouva que icnx fils de même substance et de même section devaient avoir, pour détourner sâsi toute l'électricité, des longueurs proportionnelles au nombre des couples ^ la pile. Il prouva ensuite que deux fils de môme substance détournent également toute l'électricité d'une même pile, quand leur longueur est proportionnelle à leur section ; d'où il conclut la loi relative aux sections. Ces Mpériences étaient loin d'être convainquantes, la métbode étant peu précise, nrtout dans un temps où l'on ne connaissait pas les piles à courant constant , H où la proportionnalité de Tintensilé du courant au nombre des couples n'était pas encore démontrée.
M. Becquerel a trouvé ces mêmes lois par une métbode indépendante des ^'striations d'intensité de la pile '. On fait passer en sens contraire dans un i^ètre différentiel Pi ( /7^. 1191), deux courants égaux provenant d'une
' Aimales de chimie et de phyiique, 2« série, i. XXXII, p. 420.
Fig. 4191.
même pile P, dont les réophores se bifurquent. Tout étant identiiiue dam les deux circuits, Taiguille du réoraètre reste au zéro. Cela posé, si Ton réonit par des flis métalliques , les coupes de mercure a, o' et fc, b\ et si ces fils détournent du réomètre les mômes quantités d'électricité, Taiguille rcstccncore au zéro. Or , M. Becquerel ayant réuni a, a' par un fil quelconque, reconnal
qu'il fallait, pour que Faiguille resUt a zéro, réunir fc, b' par deux, trois... fils de même substance et de mêmes dimeosioes que le fil aa\ quand la longueur était doobk, triple... ; ou par un seul fil de mémeloi-
gueur et de section double, triple Oi
peut admettre que rélectricité éprou?edett fois moins de résistance à passer dans ém fils égaux que dans un seul, de sorte qie la loi relative aux longueurs se trouve démontrée directement. La loi des sectioas découle aussi de ces expériences ; du reste, elle est une conséquence directe du mode de propagation de rélectricité, qui passe, comme nous Tavons vo , également par tous les points de la section (1597).
HiTHODB DE H. POUILLBT. — Pour démontrer directement les deux lofe, M. Pouillet fait passer dans les deux fils qn*il compare, les courants de den couples thermo-électriques identiques. Ces couples, représentés (/F^. ilW), sont formés de deux barreaux de bismuth «c, a'c' coulés dans un même moule, auxquels sont soudés des fils de cuivre de même longueur. Les extrémités a, a', et les extrémités c, c' étant plongées daas le m^me bain , on s'assure d'abord que les deux courants sont égaux , en les faisant passer en sens inverse dans o réomètre différentiel.
Cela posé , on complète le circuit de chaque couple avec deux brins du même fil de cuivre, dont on enroule une partie sur le cadre d'un même réomètre, de manière que les nombres de tours soient proportionnels aux longueurs totales des fils. Par exemple, si le fil de cuivre du couple ac est 4 fois pins long que celui du couple a' c', on fait faire au premier fl 4- tours sur le cadre, et au second i tour seulement, les parties enroulées étant recouvertes de soie. Faisant alors passer les deux courants en sens contraire dans les deux fils, on verra l'aiguille du réomètre rester au zéro. Le fli le plus long doit donc agir A fois sur l'aiguille pour contrebalancer l'action du pins court, qui n'agit qu'une fois ; le courant qui parcourt ce dernier est donc -i fois plus intense que l'autre, quoiqu'ils proviennent de sources identiques. — U loi des sections se vérifie de la même manière, en faisant faire à deux Ois it même longueur, des nombres de tours sur le cadre, en raison inverse de leor section. Il faut veiller surtout à l'identité de substance des fils , les prendre