‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 126 sur 189 · VÉRIFICATION DES LOIS DE OHM · texte numérisé non relu

VÉRIFICATION DES LOIS DE OHM

Iffle métal à égale distance du diamètre de soudure. Les résultats de Texpé- Dce ont toujours été d*accord avec ceux du calcul. — Nous ajouterons enfin s M. Smaasen, en iS^G, a traité par le calcul le cas général de la propaga- Ddans un conducteur à trois dimensions K

IttS. VérillcatloBS a^ec réiectricité de rrottenent. — Les lois de m n'avaient été vérifiées que sur des circuits bons conducteurs, et avec ectricité des piles. Il était important de les vérifier sur Félectricité des chines à frottement, quand cette électricité, qui tend, dans l'état de repos, s porter à la surface des corps (1296), s*écoule lentement dans le sol par conducteur médiocre, comme un fil de coton, un ruban de soie, une colonne oile, etc. C*est ce qu'a fait M. Gaugain par deux méthodes différentes^, et reconnu que les lois de Ohm s'appliquent à ce cas, ce qui prouve qu'il n*y Q*un seul mode de propagation de l'électricité.

^ première méthode employée consiste à mesurer le temps pendant lequel ectricité doit s'écouler par un fil de coton, pour que la tension du corps ^risé diminue d'une quantité donnée. Le corps électrisé était le plateau lecteur d'un condensateur, dont l'autre plateau communiquait avec le sol. tension sur le premier plateau était indiquée par l'écart des feuilles d'or D électroscope, écart observé sur un arc divisé, au moyen d'une disposition ilogue à celle qu'on emploie dans l'électromètre de Peclet (1324). Âpres ir attendu que l'écoulement eût pris sa marche définitive, on observait, dans ique cas, le temps que mettaient les feuilles d'or à passer, d*un écart de 20° m écart de 17° ; et la perte d'électricité par écoulement pendant une seconde, it en raison inverse de ce temps ; or, le temps était double, triple, quand le de coton communiquant avec le sol avait une longueur double, triple. — tte méthode suppose qu'il n'y a pas de perte par l'air ; ce que l'on peut nettre si l'on opère sur de faibles tensions, et si l'écoulement est rapide, nme il l'est, en effet, quand le réservoir d'électricité est un condensateur. Dans la seconde méthode, on faisait aboutir le fil de coton au bouton d'un x>Dd électromètre, dont les feuilles d'or se déchargeaient d'autant plus rapinent, en touchant les lames de décharge (1482), que le flux électrique était 18 rapide. Dans ce cas, on maintenait constante la charge du réservoir, ou cart des feuilles du premier éleclromètre, en lui fournissant de l'élecdté par le contact d'une aiguille isolée que l'on chargeait avec un «trophore. Le flux électrique serait alors proportionnel au nombre de charges, par minute, si la tension moyenne de l'électroscope de décharge lit indépendante de la rapidité des décharges, ce qui n'est pas évident. est pourquoi M. Gaugain s'est arrangé de manière à avoir toujours des charges de môme rapidité. Ayant d'abord fait communiquer les électroscopes Ton fil de coton de ï"", 64 de longueur, il les a ensuite fait communiquer par

' Annales de chimie et de physique, l. XLV, p. 203, et XL, p. 236. ' Annales de chimie el de physique, 3^ série^ t. LIX, p. 9.

deux fils de même grosseur et de longueur double, et a vu que la rapidité des décharges n'était pas changée. Chaque fil de longueur double laissait donc passer la moitié du flux électrique que laissait passer le fil de 1",64; ce qui vérifie b loi des longueurs.

Quand la tension du réservoir est réduite de moitié, la rapidité des décharges avec deux fils de \^,6A reste encore la même ; ce qui prouve que récoalemeal est proportionnel à la tension, celle de Télectrométre de décharge étant supposée négligeable.

Pour vérifier la loi des tensions aux différents points du fil commnniqoari avec le sol, on place en son milieu un second électroscope identique avecle premier, et qui donne un écart moindre d. On reconnaît que cet écart correspooli une tension moitié moindre, en rétablissant la tension du premier instrumeol, déchargeant le second, et mettant leurs boutons en contact; ils se partages! l'électricité du premier, et chacun d'eux présente Técart d.

M. Gaugain, ayant reconnu que plusieurs fils de coton égaux donnentk même nombre de décharges quand ils sont serrés en faisceau ou écartés lesw des autres, et qu'il en est de même d'un ruban de soie étendu ou roulé en tok; en a conclu que la résistance ne dépend pas de la surface libre, mais senb* ment de l'étendue de la section, h laquelle elle est inversement prop(»^ tionnelle, comme pour les courants des piles. Des expériences faites avec des colonnes d'huile contenues dans des auges en gomme laque, ont conduit aumte résultat.

4626. Charcfc dyDamiqae. — La loi qui précède prouve que le mouveineit électrique se fait également par tous les points de la section. Cependant une certaine quantité d'électricité se porte à la surface, en produisant une tensioi susceptible de se manifester par des attractions et répulsions. Voici comoMiiit M. Gaugain prouve l'existence de cette charge dynamique, ainsi qu'il l'appelle, et comment il la mesure. Il emploie l'éleclroraétre de décharge et supprime brusquement la communication du fil avec l'instrument, au moment d'une déchaife, puis il sépare ce fil du réservoir d'électricité, le fait de nouveau communiqtttf avec le réservoir de décharge, et évalue la charge qui lui restait, parles déchaifes qu'il donne en perdant l'électricité qu'il avait conservée. 11 a trouvé ainsi, fn^ cette charge, à section égale, dépend de la surface, et qu'elle est la moitié deh charge statique, c'est-à-dire de celle que prendrait le fil, si, étant isolé, il resUH en communication avec le réservoir d'électricité. 11 résulte de là qu'on nepert dire que le flux électrique est rigoureusement le môme dans tous les points (k la section ; mais pour les conducteurs imparfaits et pour les faibles tensions des piles, l'influence de la charge dynamique est assez faible pour que les résultais paraissent les mêmes que si elle n'existait pas.

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