ÉTAT VARIABLE. 5S
\ ensuite sur la lame de décharge DD qui comiuuiiique avec la virole à ; D', par laquelle le fil de ligne LL' est déchargé en T, en môme temps M par l'extrémité T. Le cylindre continuant à tourner, les mêmes phénomènes ) reproduisent 10 à 20 fois par seconde , de manière que l'aiguille du réolétre r, recevant des impulsions répétées à courts intervalles , son (aiguille 'nd une position fixe, qui fait connaître l'intensité du courant dérivé ; et, r suite, celle du courant de la ligne mLV au moment où a lieu la dérivation. krtensité du couraut à son entrée est donnée par le réomètre r\ Pour que le moment de la dérivation soit plus ou moins éloigné de l'instant ! réiectricité s'élance dans le circuit LL' , le bord de la lame C est oblique X arêtes du cylindre, et présente 70 dents ayant un côté parallèle aux arêtes,
manière que l'instant de la communication avec la pile est d'autant plus proche du moment où se ferme le circuit dérivé, que le ressort R est fixé r la règle mn, plus prés de l'extrémité étroite de la lame triangulaire C. arc compris sur la lame, pour chaque position du ressort R, s'évalue au moyen
cercle divisé X, dont le vernier u permet d'apprécier les minutes ; on t passer un courant faible dans l'appareil que l'on fait tourner lentement, et \ instants où commencent les courants en LL' et dans le circuit dérivé sont iiqués par les réométres r et r' '.
Des expériences nombreuses ont prouvé que des contacts de j^ de seconde Dt assez intimes pour donner au réomètre une déviation indépendante de la iesse, quand on a soin d'empêcher les ressorts de vibrer. C'est à quoi l'on rive au moyen d'étouffoirs formés de ressorts en laiton, pressant par l'interêdiaire d'une vis garnie de peau de daim, sur l'extrémité des ressorts d'acier, s derniers ressorts sont horizontaux et terminés par une partie coudée
(fig. 1197). Il faut veiller attentivement à la perfection des contacts. Voici les principaux résultats de nombreuses expériences faites sur les fils de rde plusieurs lignes télégraphiques : !<> Le courant, à l'extrémité qui communiicavec le sol, va en croissant et prend une valeur constante après 0«,02 environ mrun circuit de 570 kilomètres, et en employant une pile de Bunsen de 60 cours. Le nombre 0»,02, représente la durée de l'état variable. — 2o Près de la le, le courant va au contraire en décroissant d'intensité pendant l'état variae; c'est que le flux électrique ne trouve pas d'abord, dans le fil à l'état neutre,
tension croissante qu'il rencontre ensuite à mesure que ce fil se charge. . Despretz a constaté une marche semblable dans réchauffement des couches Jiérieures d'une colonne liquide (II, 819). — 3» L'état permanent s'établit t même temps dans toutes les parties du fil ; la déviation est alors plus forte h de la pile qu'à l'extrémité qui communique avec le sol, ce qui est dû aux rtes; en effet, la différence est d'autant plus grande que l'air est plus humide* '4* La durée de l'état variable diminue quand la tension de la pile et la quan-
' les ressorts », «', s", a, a', et les lames 2, z servent à varier les expériences , suivant ^<^les conditions , pour le détail desquelles nous renvoyons au mémoire de M. Guillemin.
554 PROPAGATION DE L^ÊLECTRICITÉ
tité d*électricité qu'elle fournit augmentent ; pour uo nombre double de ooupitt, cette durée diminue à peu prés de -nj- — ^^ ^.^ temps nécessaire pour diarpr à son maximum un fil de 570 kilomètres , est égal à la durée de Fétat nriible; et le fil met à peu près 4 fois plus de temps à se décharger qu'il n'en a dis à» charger. — 6"" La durée de l'étal variable crott moins vite que le carré de h longueur du circuit; résultat contradictoire avec celui qu*a trouvé M. Gaogaiiiii moyen de conducteurs imparfaits; il y a donc là sujet à de nouvelles eipérieiicci. 4629. De la vitesse de Téleetrieité. — 11 résulte de Feiisteoce dk état variable précédant Tétat définitif du courant, qu'il y a beaucoup d'incertitile sur ce qu'on doit entendre par vitesse de l'électricité. 11 parait rationnel il prendre pour cette vitesse, le rapport entre la longueur du circuit et le tcflfi au bout duquel le premier signe de la présence de l'électricité se manifeste i son extrémité. Mais, comme nous l'avons déjà dit (4606), ce temps dépol de la sensibilité des instruments employés. En outre, les changements il durée de l'état variable avec la tension de la source électrique, permet de sofçonner que le premier mouvement électrique pourrait bien arriver à m distance donnée, après un temps dépendant de cette tension. Quoi qu'il M soit, les belles expériences tentées pour mesurer la vitesse de réiectricité, «I eu pour résultat important de nous donner une idée de la rapidité exM» avec laquelle se propage le flux électrique.
S 3. — MKSlîRE DES CONDUCTIBILITÉS.