MESURE DE LA CONDUCTIBIUTE
décrire de% appareils dopt on fait fréquemment usage dans ces sortes de nditfches.
itSS. Bé^sCata. — Les méthodes que Ton emploie pour évaluer les coodoctibilités et les forces électromotrices exigeant que Ton compare les intensités des courants successifs, les imperfections des réométres et les incerlitades de leurs indications ont conduit à imaginer un procédé avec lequel on B*â pas besoin de connaître les forces qui correspondent aux déviations de l'aiguille, et qui consiste à introduire dans le circuit la résistance , facile à aMer, d*un fil métallique, dont on fait varier la longueur de manière à tOQJours ramener Faiguille à la même position. MM. Poggendorff, Jacobi et mîeatstone ont imaginé pour cela des instruments que M. Jacobi désigne sous le nom de volta-agomètres, ou simplement agomètres ; et M. Wheatstone tous le nom de réostats. M. Marié-Davy les appelle empodiomètres.
Là fig. 1198 représente le réostat de M. Wheatstone : sur un cylindre en lois 0 est creusée une rainure en hélice, au fond de laquelle s'enroule un fil fin m cuivre, soudé par un bout i an anneau adapté à la hase in cylindre, que M . Ruhmkorff liiten verre. L'autre bout du fil est fixé à un second cylindre en laiton parallèle au premier. On peut faire tourner les deux cylindres, dans le même sens et avec des vitesses égales, au moyen d'une manivelle m et d'un engrenage, de manière que le fil abandonne Ton d'eux , pendant qu'il s'enroule sur l'autre. Un index o fractions de tours.
Pour introduire l'appareil dans un circuit « on fait communiquer les fils de ce dernier avec des ressorts r, r', qui glissent , l'un, r', sur le cylindre de hiton, l'autre, r, sur l'anneau du cylindre de bois. Le courant parcourt ^rs tous les tours du fil du réostat dans la portion a' qui se trouve sur le cjlindre de bois, passe de là au cylindre de laiton qu'il traverse immédiatement, tt laissant de côté la portion de fil c qui l'enveloppe, et arrive au ressort r'. Les flèches indiquent la marche du courant ; P est la pile qui le fournit, et R Bn réométre. On voit que, plus il y aura de fil enroulé sur le cylindre de bois, pins sera grande la longueur de fil introduite dans le circuit par le réostat. On pourra donc toujours, en faisant varier ainsi cette longueur, amener l'aiguille dn réométre dans une position déterminée.
Fig. ^98.
fait connaître le nombre de tours et de
' Awnakt de chimie et, de fthysique, 3« série, t. X, p. 265.
556 PROPAGATION DE L*ÉLECTRICITB.
Quand on veut introduire une résistance très grande, qui dépasse les limita du réostat, on interpose, en outre, dans le circuit, une bobine 6' de fil deenim enveloppé de soie, ayant une longueur et un diamètre connus. On a plusieun bobines bh' portant des fils de dififérentes longueurs, et on peut les faire pir courir soit séparément, soit toutes ensemble par le courant, suivant la résistaiee dont on a besoin. Les dimensions des fils étant connues, on calcule facilemei la résistance additionnelle qu'ils produisent.
La fig. 1 199 représente le réostat de M. Jacobi. Sur un cylindre en bois 1 rainure en hélice, est enroulé un fil métallique, dont un des bouts est accrodé à l'extrémité du cylindre, et l'autre soudé à une virole fixée à Taie, et sv laquelle s'appuie un ressort r. Le courant arrive par le fil f qui commuoiqi» avec le ressort r, et s'en va par le fil f qui communique avec une barre méûllique isolée oo' à section triangulaire. Cette barre est munie d'un curseur c,
terminé par un petit ressort qui, pressait sur le fil dans la rainure, est déphei comme un écrou, et glisse sur la barre M' quand on fait tourner le cylindre au mojH de la manivelle m. La longueur de I introduite par ce réostat est alors éfib ù la somme des tours de fil compris eôtif le curseur c et l'extrémité r du cjlii- F'8- ^^99- dre. — L'appareil de Viard {fy, 1137)^
constitue un véritable réostat, facile 1 construire et très commode dans beaucoup de cas. — M. Despretz a reconna, lors de ses études sur les lois de Ohm (1623), une cause d'erreur importante dans l'emploi des réostats : les différentes parties d'un long fil présentai souvent des conductibilités différentes, la résistance introduite par l'instruoKit peut n'être pas proportionnelle à la longueur de fil enroulée s^ur le cylindre de bois. Il est donc nécessaire de vérifier l'identité dans toutes ses parties, h fil du réostat, avant de l'employer à des expériences délicates.
Vagomètre de M. Jacobi ne comporte pas de semblables incertitudes; h résistance est produite par une colonne de mercure, dans laquelle s'enfoBce plus ou moins une lige de platine, de manière à faire varier la longueur deh colonne liquide que parcourt le courant. Les /?(/. 1203 et 1204 donnent o>8 idée de la manière dont fonctionne cet appareil.
4633. Uoité de résistance. — M. Jacobi a proposé aux physiciens de rapporter les réostats à une môme unité, qui serait la résistance d'un fil<k cuivre de 1 mètre de long et de 1 millimètre de diamètre. Mais comme le cuivre n'est pas toujours pur, et qu'il suffit môme d'une différence de stnicttf* pour que sa conductibilité soit sensiblementdifférente, il a pris le parti d'cnvoj* à divers physiciens un fil de cuivre qu'il propose comme étalon, et à la résisla^ee duquel ils ont pu comparer celle d'une longueur égale du fil de leur réostat. Ce fil étalon était renfermé dans une boîte dont sortaient ses eitréoit^