MESURE DE LA CONDUCTIBILITÉ
tninées par des boutons à \is. M. Jacobi a aussi proposé de prendre pour nité, une colonne de mercure distillé de dimensions déterminées ; le mercure infant toujours être obtenu pur, on aurait ainsi une unité facile à se procurer. I. Harié'Davy a pris pour unité de résistance, celle d'une colonne de mercure ih température de zéro, de 10 métrés de long et de 1 millimètre carré de leetion.
in4. amnncTiBiLrrt dbs fils HiETALLionBs. — H. Davy est le premier qui ait cherché à comparer les pouvoirs conducteurs des métaux pour Télectricité fritaîque. Plus tard, M. Becquerel a publié un travail sur le même sujet. Ces deux physiciens ont employé les procédés qui leur ont servi à établir les Uis de la résistance des fils (1615) ; seulement, au lieu de comparer des fils de même substance, ils comparaient des fils de substances différentes.
BxpérieBces de ■• Poaiiiet. — M. Pouillet a mesuré les conductibilités de divers métaux, au moyen de ses deux couples thermo-éleclriques identiques (/If. 1192). Les courants, produits par ces deux couples, a, a' {/ig. 1200), paswenten sens contraire dans un réomètre tférentiel r. Dans l'un des circuits était iiterposé le fil à essayer f, et dans Tautre, m réostat à fil de platine cmp. Ce fil , tendu par un poids p, communiquait avec le circuit, par son extrémité c, et par un curseur m formé d'un morceau de liège pouvant glisser sur le fil de platine et por- pjg ^ ^qo.
tant une cavité remplie de mercure que
traversait ce fil, et dans laquelle plongeait l'extrémité du fil réophore. En déplaçant le curseur, on arrivait, par tâtonnement , à ramener l'aiguille du rtomètre au zéro. Cefa étant fait, et les deux circuits ne différant que par le fil/* et par le réostat, on pouvait conclure que le fil f produisait la même résistance que la partie me du fil de platine. Si donc /, «, c étaient la longueur, h section et la conductibilité du premier fil, /' s' c' les mêmes quantités pour le fil de platine , on avait, d'après les lois des résistances (1615), / «'c'=/'«c, ^oùc : c'=«'/ : 8l\ pour le rapport des conductibilités. M. Pouillet a ensuite comparé la conductibilité de son fil de platine à celle du mercure. Le liquide était renfermé dans un tube de verre, dont le diamètre avait été mesuré par des pesées, et dont les extrémités s'engageaient dans de larges vases. Ce système ^taitmis à la place du fil f.
M. Pouillet a déterminé, par cette méthode, la conductibilité d'un certain Dombre de métaux, en prenant pour unité celle du mercure. Ce liquide conduit lieaneonp moins que les autres métaux, 50 fois moins environ que les meilleurs 'îWKlucteurs, comme l'or, l'argent, le cuivre. 11 a reconnu qu'il sufGt de très P^tes quantités de matières étrangères pour altérer notablement la conductibilité. Par exemple, l'argent a pour conductibilité 51, quand il contient
0,037 d*alliage ; tandis que sa conductibilité n'est plus que 47, 42 et 39 quand il en contient 0,iOO; 0,143, et 0,253. L'or pur a donné le nombre 39; et celui qui contient 0,049 d'alliage n'a donné que 13. Cette inOuence des matières étrangères explique, au moins en grande partie, les difTérences que l'on remarque entre les résultats trouvés par divers physiciens. L'état phjsiqna a aussi une influence sensible : le cuivre écroui a donné une conductibilité moindre que le cuivre recuit. Enfin, M. Pouillet a reconnu que l'éiévation de température, qui modifie peu la conductibilité du mercure, diminue notablement celle des autres métaux.
4«3S. Expériences de ■• fi. Becquerel. — M. E. Becquerel a étudié, en 1846, l'influence de la chaleur sur la conductibilité K L^fig. 1201 représente l'ensemble de son appareil. P est un couple de Daniell ; le courant qui part di pôle positif se bifurque en o, en formant deux courants partiels qui circaleot
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en sens contraire dans un réométre différentiel m. L'un de ces deux courants parcourt ensuite le fil c', traverse le réoslat R, et revient h la pile en o\ L'autre suit la route cr/TaCo'. Le fil à essayer rfr' est légèrement tendu entre deux pinces r, r' ; un curseur en cuivre F, terminé par une pince f, et mobile sor une règle divisée ah, sert à limiter la partie rf du fil, que doit parcourir le courant. La règle ah est en cuivre, très épaisse, et communique avec la pile par trois fils qui se réunissent en C, de manière qu'on peut négliger sa résistance au passage du courant. Le réostat permet d'évaluer 0"",2 sur la longueur de la partie de son fil que parcourt l'électricité. Le réométre, qui porte 10 tours de chacun des deux fils, est placé sur une tablette fixée à un mur. Un brin de paille i adapté à l'aiguille , permet de suivre ses mouvements sor un cadran de 2 décimètres de rayon. Un microscope / sert à reconnaître si l'aiguille est exactement au zéro de la division.
Voici maintenant comment on opère : le courant étant établi, et l'aiguille i du réométre ramenée au zéro, on fait glisser le curseur F de manière à augmenter la distance rf, d'une quantité connue; l'aiguille i se déplace, et Ton allonge la partie libre du fil du réostat, jusqu'à ce que cette aiguille revieon*
* Annales de chimie et de physique, 3« série, l. XVII, p. 242.