‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 134 sur 189 · CONDUCTIBIUTÉ DES CORPS NON MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

CONDUCTIBIUTÉ DES CORPS NON MÉTALLIQUES

la métaux alcalins et terreux. Il les réduisait en Gl , en les forçant, par conw fwsion, à sortir d'une cavité conique, par un orilice de diamètre convenable. 'iBtAt l'opération se faisait dans Thuile de naphte, tantôt à l'air et sous kBuence de la chaleur, suivant la nature du métal. En désignant par 100 1 eonductibiiité de Targcnt, il a trouvé les résultats qui suivent» à la tempérairede i6à20^

Sodium,

magn^tium,

calcium,

potaêtium,

lithium.

9trontium,

Les conductibilités du potassium et du sodium diminuent quand la tempéraire s^élève. Ces métaux étaient renfermés dans des tubes de verre. Le sodium présenté une diminution brusque à sa température de fusion, 93°, 4; le potasium a manifesté seulement une diminution très rapide, mais pas de saut nisque. M. Matteucci a reconnu que le bismuth fondu conduit mieux qu'à l'état dide. M. Matthiessen a trouvé qu'il en est de même de l'alliage fusible de Me. Nous remarquerons que la structure cristalline de ces deux substances^ oit augmenter leur résistance à l'état solide; aussi leur conductibilité est -elle liUe dans cet état. Celle du bismuth n'est que 1,19, d'après M. Matthiessen.

f «as. coHDUCTiBaiTi DBS CORPS HON liETALUQUBS. — La difficulté de donner n solides non métalliques des dimensions déterminées, fait qu'on n'a pu ■qu'à présent mesurer leurs conductibilités. On a seulement reconnu s'ils Mtbons, assez bons, peu, très peu conducteurs. MM. Henrici et Hausmanu, tM. Wartmann, entr'autres, ont fait beaucoup d'expériences à ce sujet. Les fiultats obtenus par ce dernier sont généralement d'accord avec ceux de ses cvanciers. Sur 3i0 espèces minérales qu'il a examinées, il n'en a trouvé que >7de conductrices '. Les minéraux opaques et brillants conduisent généralelent le mieux ; parmi les cristaux qui n'appartiennent pas au système régulier, I en est qui ne présentent pas la même conductibilité dans les différentes farections. La structure a une très grande influence sur la conductibilité de ertains corps. Le carbone en ofl'rc un exemple très remarquable ; tandis que e diamant est isolant, le graphite conduit bien; sa conductibilité est 0,56 nviron d'après M. Matthiessen. Le charbon de bois est conducteur, seulement pand il a été calciné. M. Violette a constaté que les charbons de bois légers, pi servent à la fabrication de la poudre, conduisent mieux que la plombagine irtificielle, quand ils ont été préparés à une température de 1500"". Ces résul- •ats doivent être attribués à des différences de structure. Nous avons vu, en ^t , que le diamant se transforme en graphite dans l'arc voltaïque. Nous "appellerons enfin que la conductibilité du charbon pour la chaleur est aussi togmentée par la calcination (11,803).

La chaleur, qui diminue la conductibilité des métaux, semble augmenter ^edes corps non métalliques. Le sulfure d'argent devient conducteur quand

^ Bibliothèque universelle de Genève (Arcb. des se.), t. XXII, p. 84.

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on le chauffe, roéme faiblement; le fluorure de plomb, ayant ia chaleur rooge; le bi-iodure de mercure, vers 110°. Le verre chauffé devient conducteur, tf d'autant plus qu'on s'approche davantage de la chaleur rouge. H. M l trouvé pour sa résistance à 200% 250°, 300% 350° et 400°, les nombres 251, 158, 17, 12, 8. L'augmentation de conductibilité est ici liée au passage k l'électricité par électrolyse ; en effet, les corps que nous venons de citer n décomposent sous l'influence du courant quand ils sont échauffés , même ma d'approcher du point de liquéfaction, et l'élévation de température favorise k plus en plus cette décomposition.

n. Mesure de la eondvotlbUitê des Uqvldes.

4 «37. Les liquides conduisent beaucoup moins bien l'électricité que kl métaux. Les meilleurs conducteurs sont les dissolutions acides et salines, tf les sels en fusion; les huiles essentielles sont généralement isolantes. 9mi avons exposé (1573 ) les motifs qui font attribuer la propagation de l'éiectridl dans les liquides, à la décomposition chimique qui accompagne le pa88i|i| du courant. C'est pourquoi la mesure des conductibilités des liquides préseÉl des diflicultés particulières, h cause des altérations produites par l'élect lyse, et de plus, des résistances au passage de l'électricité, des électrote dans le liquide, et réciproquement. Les premières recherches suivies sur cl sujet ont été faites, en 1826, par M.Marianini ; mais la méthode qu'il emploni comportait, à cette époque, de nombreuses causes d'erreur. Nous citenw cependant le résultat suivant : l'eau de mer conduit 100 fois mieux que Foi distillée ; ce que Cavendish avait d'ailleurs reconnu antérieurement.

4638. Expériences de H. Poniiiet K — M. Pouillet, en 1837, a cofflmeiel parvérifier les lois de la conductibilité, sur des colonnes liquides renfemJci dans des tubes de dimensions connues. Il a ensuite comparé la conductibilité à platine à celle d'une dissolution saturée de sulfate de cuivre, à la températtft de 15°. Le liquide était renfermé dans un tube de 1 mètre de longueur et fc 0™,02 de diamètre. Le diamètre du fil de platine était de ^^ de millimètrf, à sa longueur de 200 mètres; il était tendu en zig-zag sur une planche munie à chevilles sur deux bords opposés. La colonne liquide était introduite dans tf circuit dont faisait partie une boussole des tangentes, puis remplacée paras longueur de fil de platine, déterminée par tâtonnement de manière à donner b même déviation, ou à présentera même résistance que la colonne liquide. El ramenant les longueurs à la même section, M. Pouiilet a trouvé qoe b dissolution saturée de sulfate de cuivre conduit 2 546680 fois moins quek platine, ou 16 500 000 fois moins que le cuivre, qui conduit 6,5 foisnueai que le platine.

Comptes-rendus de l'Acad. des se, t. IV, p. <87, et Élém, de phys. (1856), t I, 5*''

CONDUCTIBIUTE DES LIQUIDES.

Pour eomparer la conductibilité, représentée par iOO, de la dissolution de Éfate de cuivre à celle des autres liquides, M. Pouillet, après avoir observé la imtion quand le courant traversait le tube rempli de cette dissolution, la iliplaçait dans le circuit, par un tube vertical A (figAWS) Mtenant Tautre liquide , et dans lequel le courant entrait par la %e métallique tt\ et sortait par un bouchon en métal fermant le Ile A à sa partie inférieure. Il abaissait ou élevait ensuite la \gb i' dans le liquide, jusqu^à ce qu*il obtint la même déviation ■e dans la première expérience. La nature des métaux mis en Mtact avec le liquide, variait avec la nature de celui-ci. M. Pouillet trouvé ainsi les nombres 64, 44, 31, pour des dissolutions de nlfate de cuivre étendues de 1, 2, 4 volumes d*eau; 41,7 pour M dissolution saturée de sulfate de zinc, 0,25 et 1,5 pour l'eau ■tillée et pour l'eau contenant ,o ooo d'acide nitrique.

«M9. Expérleaees de ■. E. Becqaerel '. — Ces expéifvces ont été faites en suivant la même marche que pour les fils Étalliques (1635). L'appareil employé réalise, avec de nombreux IMectionnements , une disposition indiquée par M. Wheatstone ■n son Mémoire sur les réostats, au moyen de laquelle on évite hHoence de la résistance qu'éprouve l'électricité en passant d'une substance ■Bs une autre, parce que le courant conserve toujours la même intensité. Deux IroDvettes verticales ah , a'b' 1%. 4204), contenant le liquide ^étudier, reçoivent des tubes de ■rre o, o' , dont le diamètre a lé déterminé avec soin, par des fliées. Ces tubes sont maintenus • «De distance de 4 centimètres li fond des éprouvettes, par des Mchons qui les entourent à iv partie supérieure, e, e' sont Im disques en platine soutenus m des fils de platine ef, e'f ttveloppés de tubes de verre; hm^e f, traverse un bouchon Itts lequel il peut glisser; Taule» ef, est porté par un bras INizontal que l'on peut abaisser

élever à volonté , au moyen d'une crémaillère et d'un pignon. On peut r, à moins de -^ de millimètre, la quantité dont on déplace le disque e« KQ moyen d'une échelle gravée sur la crémaillère et d'un vemier. Des lames

* ÂMoiet de chimie et de physique, 3^ série, t. XYII, p. 267.

métalliques c, c' sont soutenues horizontalement prés de Fonvertiin rieure du tube oo\ par des CIs de même métal entourés d'un tube de L'appareil est introduit dans le circuit d*une pile de 3 ou 4 couplet, nant le réomètre de la fig. 1201. Le courant arrive en d (fig. 12M| bifurque; une partie suit la route r'c'e'f, en traversant la colonne liqak et parcourt ensuite Tun des fils du réomètre différentiel; Tautre partie route dfxefv, et parcourt en sens contraire le second fil, qui vient aboutir, le premier, au pôle négatif de la pile. Cela posé, Taiguille du réométp amenée au zéro par un déplacement convenable de la lame de platines, o place Tare v par un fil de platine de dimensions connues, l'aiguille quitte I et on Ty ramène en abaissant la lamee, de manière à diminuer la résisU la colonne liquide ce. La résistance du fil introduit en v est alors équival celle d'une colonne liquide ayant pour diamètre celui du tubeo, et pour loi la quantité dont on a abaissé la lame e.

U est essentiel d'éviter l'influence des altérations du liquide par Yi lyse. Quand on opère sur une dissolution saline, on fait les lames positii avec le métal du sel, de manière qu'elles se comportent comme électrode blés et régénèrent le sel. Quand ce métal ne peut être obtenu en lam quand on n'a pas affaire aune dissolution saline, on forme les lames c, c' métal oxydable, pour empêcher tout dégagement de gaz. Le sel qui se | alors reste au bas de l'éprouvette ab, et ne modifie pas la conductibilité colonne ce. Il faut, dans ce cas, employer un courant faible, pour éviter v grand dégagement d'hydrogène en e, e\ et même incliner un peu les lami pour en faciliter le départ ; malgré cela, raiguille du réomètre est toujoi peu agitée.

Voici le tableau des résultats trouvés par M. E. Becquerel :

SUBSTANCES

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