THÉORIE DC MAGNÉTISME
brie lui vint à Tesprit pendant qu*il vérifiait les premiers phénomènes de lectro-magnétisme, et c*est pour la contrôler qu*il entreprit ses recherches r les actions mutuelles des courants.
Dans cette nouvelle théorie, que les découvertes suhséquentes n*ont fait que nfinner de plus en plus, on suppose que : i^ les particules des aimants sont itourées de petits courants circulaires perpendiculaires à Taxe de l'aimant, et as dirigés dans le même sens ; ^^ ces petits courants, désignés sous len om de mrants d'Ampère, existent aussi dans les substances simplement magnétiques, lais leurs plans n*ont aucune direction constante, de manière que les actions plis tendent à produire s'entre-détruisent. L'aimantation a pour effet de enr donner les directions qu'ils possèdent hns les aimants. On conçoit facilement , 1q reste, que tous les petits courants moléculaires placés dans une même section transversale d'un aimant, produiront le même effet qu'un courant unique de môme sens et d 'intensité convenable qui suivrait le contour de la section, comme en S {pg. 1267).
Cette nouvelle explication du magnétisme, Fig. ^267.
fui constitue l'une des plus belles créations
scientifiques de notre siècle, rend compte avec la plus grande facilité de tous les phénomènes du magnétisme et de l'électro-magnétisme; nous allons les passer ttccessivement en revue.
tVIS. Explication des différents phénomènes magnétiques et ^leetro-ma^nétlques. — On voit tout d'abord pourquoi chaque portion d'un limant brisé présente les mêmes propriétés que Tensemble, tout étant disposé de la même manière dans les fragments et dans l'aimant entier.
Aetlon directrice de la terre. — Le courant terrestre a pour effet de diri- (^UD courant fermé, perpendiculairement au méridien magnétique, de manière pe dans la partie inférieure le courant marche del'Est àl'Ouest (i705) ; il en ®i^ de môme de tous les courants élémentaires de l'aimant, dont Taxe devra lors se placer dans le méridien magnétique. Une fois dans cette position les f^urants élémentaires marchant, dans leur partie inférieure, de l'Est à l'Ouest, ^ pourra marquer sur la surface de l'aimant, la direction du courant envelop- ^t qui peut les remplacer. Si l'on regarde la base de l'aimant qui se trouve ^ c(^tédu Sud, S (pg. i267), ce qui suppose que l'on se tourne vers le Nord, - Courant marchera de l'Est à l'Ouest à la partie inférieure. Pour se rappeler ^ résultat, il suffit de remarquer, avec M. Faraday , que ce sens est ^ui du mouvement des aiguilles d'une montre. Il sera donc toujours facile ^ trouver le sens des courants dans un aimant dont on connaîtra les pôles.
Action des conrants sur les aimants. — Un courant rectiligne toume 'Il aimant transversalement à sa direction, le pôle Nord à sa gauche; c'est
que, dans cette position, les courants d'Ampère sont parallèles au courant rectiligne, et de môme sens dans la partie la plus voisine (1692).
Si l'aimant, ayant son pôle Nord à gauche du courant, est mobile dans le seos de sa longueur, il se déplacera jusqu'à ce que sa ligne neutre suit en face do courant; les courants d'Ampère, attirés par leur partie la plus rapprochée do courant fixe, étant alors en môme nombre de part et d'autre. Dans toute autre position il y aura mouvement, et il est facile de voir que l'équilibre sera stable; il serait instable si le pôle Nord était à gauche du courant, comme M. Boisgirand l'a constaté par l'expérience (i662).
Actions mutaeiies des aimants. — Si l'on met en présence deux pèles de nom contraire, les courants iront dans le môme sens dans ces pôles, puisque les aimants auxquels ils appartiennent sont disposés comme deux portions duo môme aimant coupé en deux à l'endroit des pôles qui se touchent ; il y aon donc attraction. Si l'on retourne bout à bout l'un des aimants, les courants j seront de sens contraire à ceux de l'autre aimant, et les pôles en présence se repousseront. Si les aimants, au lieu d'être sur le prolongement l'un de l'autre, sont l'un à côté de l'autre (fig, 1267), on voit qu'ils devront s'attirer, si les pôles contraires sont du môme côté ; car les parties les plus rapprochées seront alors de môme sens ; et se repousser, si les pôles en présence sont de même nom. Aimantation. — Dans les substances magnétiques, les courants élémentaires ont des directions quelconques ; pour les aimanter, il suffit de donner ï ces courants une même direction. C'est ce que Ton peut faire avec un courant, qui tourne les courants élémentaires les moins éloignés, parallèlement à sa direction, de manière qu'ils aillent dans le môme sens que lui dans les parties les plus rapprochées. Ces courants ainsi orientés, agissent ensuite sur les autres, de manière que l'action s'étend de proche en proche jusqu'aux extré. mités. Les hélices, en agissant tout autour du barreau et sur un grand nombre de sections, produisent une aimantation plus intense.
Un aimant agit de la môme manière que Thélice, par les courants élémentaires, tous dirigés dans le môme sens, qu'il contient. S'il y a de la force coërcitive, les courants élémentaires exigent, pour être dirigés, que celte force soit vaincue ; mais alors la position qui leur est donnée persiste, et l'aimantation est permanente ; tandis que, sans la force coërcitive, ces courants retoniberaienl dans leur confusion primitive.
Il résulte de là que l'aimantation doit avoir un maximum, qui a lieu quand tous les courants sont complètement orientés. Or, c'est c« que nous avons to pour les électro-aimants (1070). Il semble résulter aussi, des mouvements particulaires qui ont lieu pendant l'aimantation (1677), que les courants élémentaires sont fixés aux particules , et que ce sont celles-ci qui changent de positioD pendant l'orientation des premières; et alors la force coërcitive n'est autre cliose que la résistance des molécules au déplacement, résistance d'autant plû5 grande que le corps est moins ductile.
Un courant fermé prend deux positions d'équilibre, par rapport à un courant