saiiiionns. — Ampère désigne sous le nom
olénoïde ou cylindre éleclrodynamique , un sys-
Bde courants circulaires infiniment petits, infini-
i rapprochés, de même sens, et tous normaux à
même ligne , droite ou courbe. Il résulte de là
m aimant doit être considéré comme un faisceau
iolénoîdcs. Pour confirmer sa théorie du magné-
le, Ampère a construit des systèmes de courants
ilaires imitant la disposition des solenoides , et il
erché à reproduire avec eux tous les phénomènes que produisent les aimants.
ïg, 1263 représente un de ces solenoides artificiels : un C! de cuivre est plié de manière à former des cercles parallèles rr.-.,, communiquant les uns avec les autres par de petites portions rectilignes aa.,., perpendiculaires à leur plan , et dont les actions sont neutralisées par des parties rectilignes dirigées suivant l'axe du système, et qui se relèvent ensuite en /*, f et se terminent par des crochets c , c' servant à suspendre le système d'une manière très mobile. Les flèches indiquent le
du courant dans ses difl*érentes parties, quand le pôle positif de la pile
nonique avec la coupe c.
i fil enroulé en hélice, et dont les extrémités reviennent suivant l'axe,
ne on le voit en AB (pf). 1 269 ), produira les mômes effets ; car, d'après le
ipe de la décomposition des courants ,
ue spire peut être remplacée par ses deux
étions, l'une, circulaire, sur un plan
endiculaire à l'axe ; l'autre , rectiligne ,
une droite parallèle à l'axe , et celle
iére est neutralisée par les parties recti-
s du courant, qui reviennent suivant l'axe.
donner une grande énergie à un solé-
î, on le forme d'un fil fin recouvert de
et faisant un grand nombre de tours
-posés sur un cylindre de carton, comme
I propriétés des solenoides sont les mêmes que celles des aimants.
1 solénoïde se dirige dans le méridien magnétique, de manière que, dans la
î inférieure de chaque spire, le courant marche de l'Est à l'Ouest. On doit
y distinguer, comme dans les aimants, un pôle Nord et un pôle Sud
— 2o Si le solénoïde était mobile autour d*un axe perpendiculaire au méridien magnétique, son axe se dirigerait parallèlement à l'aiguille d*inclinaisoB, d'après ce que nous avons vu (1703). — 3» Un courant îndéGni tourne do solénoïde en croix avec lui-même, de manière que son pôle Nord soit à sa gauche. — J^^ Deux solénoïdes se repoussent par les extrémités de même nom, et s'attirent par les extrémités de nom contraire. — 5» Un aimant et un solénoïde agissent l'un sur l'autre comme deux solénoïdes ou comme deux aimanis. Dans la fig. 1270, on voit un solénoïde mobile ab, avec lequel on peut faire ces différentes expériences avec facilité. Quand on fait agir deux solénoïdes l'un sur l'autre, on peut les faire traverser par un même courant , comme on le voit dans la figure.
4714. Résaltats du ealeal. — Ampère et Savary ont appliqué la formule qui donne les actions de deux élémeots de courants (1698) , aux courants infiniment petits des solénoïdes ^ Il résulte de leurs calculs, que l'action d'oi solénoïde d'un très petit diamètre aa' [fig. 1271) snr un élément de courant mn^ se réduit à deux forces r, r passant par les extrémités du solénoïde et perpendiculaires Fig. 1271. à un plan passant par l'extrémité considérée et par l'élé-
ment de courant. Chacune de ces actions f varie en ratiM inverse du carré de la distance r, et proportionnellement au sinus de Vangle c que fait Vêlement avec la droite oa qui joint son milieu à l'extrémité a; it . Mco s\n a . . .... ,, . . ,. .
sorte qu on a /^= , formule qui coïncide avec celle qui exprime l action
d'un aimant sur un élément de courant (1 660) , et dans laquelle M est uoe constante qui dépend du solénoïde.
Il résulte de là que la forme d'un solénoïde n'a aucune influence sur les effets qu'il produit, et que tout dépend de la position de ses extrémités. Comme celles-ci agissent en sens opposé, il ne doit donc pas y avoir d'action quaod elles se joignent de manière à former un anneau fermé. C'est, en effet, ce que l'expérience vérifie. Or, un aimant de forme annulaire donne les même résultats : MM. Gay-Lussac et Walter ayant aimanté un anneau d'acier en l'entourant d'une hélice réophore, reconnurent que cet anneau ne produisait aocoo effet magnétique ; cependant il était bien aimanté ; car, l'ayant brisé, ils tronvèrent que chaque fragment constituait un aimant complet.
Le calcul montre encore que l'action exercée par l'extrémité d'un solénoïde indéfini sur un petit courant fermé, est la môme que celle qu'exerce le pôle d'un aimant sur un élément magnétique. Tous les résultats donnés par l'analyse, tant pour les actions des aimants les uns sur les autres, que poar la distribution du magnétisme dans leur intérieur, se retrouveront donc quand oo considérera les aimants comme des systèmes de solénoïdes.
1 Mém. de VAc. des se, t. lY, 266 } et Am. de ch. et de ph., 2* série, t. XIlX, 3SI.