‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 158 sur 189 · partie a, et comme il y a plus de courants au-dessous de ac · texte numérisé non relu

partie a, et comme il y a plus de courants au-dessous de ac

qu'au-dessus, les actions résultantes sur a et sur c seront

dirigées obliquement à AB. Les courants placés à la gauche

de mn tendront à produire l'effet inverse , mais comme ils

sont moins nombreux, le courant ac s'inclinera comme il est

figuré, et d'autant plus qu'il sera plus éloigné de la ligne

moyenne MM, et de l'axe AB. Les axes des solénoïdes formés

par ces séries de petits courants, formeront donc des lignes

convexes vers l'axe, dont les courbures seront d'autant plus

prononcées qu'elles seront plus éloignées de cet axe, et

Çue Taimant sera plus gros. Les pôles de ces solénoïdes

^tont à leurs extrémités, le point d'application de la force

''^sultante, c'est-à-dire le pôle de l'aimant sera à une certaine

distance de son extrémité km. C'est sans doute en partie

à Cette distribution des pôles des solénoïdes élémentaires

9"^ les aiguilles aimantées en forme de losange doivent

d'être plus fortes que les aiguilles rectangulaires (1226).

Si l'on pouvait obtenir un aimant formé d'une file unique de molécule, ses pMes seraient exactement à ses extrémités. Nous avons vu, en effet, que les pûles des aimants se rapprochent d'autant plus des extrémités, que leur section est plus petite (1216). En outre, M. Savary a trouvé, par le calcul, qu'il y a identité complète entre les actions d'un filet magnétique, et celle d'un solenoîde, quand ce dernier agit à une distance assez grande pour que son diamètre soit négligeable ; et que le filet magnétique, comme le solénoïde, a ses pôles situés à ses extrémités.

'AVIS. Action d'un aimant sur le fer doux. — 11 noUS reste à expliquer dans la théorie d'Ampère, un point qu'on avait généralement laissé de côté et qui a été élucidé avec soin par M. Du Moncel ^ Si l'on appuie un barreau de ^er doux PP' (pg. 1273) sur le pôle d'un aimant , SN , d'après la théorie de Coulomb, le morceau de fer devient un aimant ayant sa ligne neutre et ses deux P^^es; d'après celle d'Ampère, le fer doux doit former un solénoïde formant la continuation de celui que représente l'aimant, et l'ensemble doit constituer un ^^^1 aimant dans lequel la position des pôles mathématiques et celle de la ligne

Fig 4272.

^ Élude du magnétùme el de l'éleclro-magnélûme , par M. Du Moncel, Paris, 4858.

ÊLECTRO-MAGNETISMK.

neutre dépendra de la force relative et des dimensions des deux solénoîdes placés l'un à la suite de Tautre. Or, Texpérience du spectre magnétique (1194) a montré à M. Du Moncel, que la ligne neutre nn de l'aimant se rapproche en effet du fer doux, et que celui-ci présente par toute sa surface Vattraction magnétique, sans partie neutre , de manière à former • Y épanouissement » du p6le de

l'aimant. On reconnaît aussi au mojeo

d'une petite aiguille aimantée, quetoas

les points de la surface sont de néaie

nom. Quand le fer doux est éloigné

de l'aimant, la partie la plus rapprochée

présente un pôle de nom contraire i

celui de l'aimant ; les actions mutuelles

Fig. 1273. des courants d'Ampère orientés daosie

fer, lui donnant alors une constitotioi

électro-magnétique, que la présence de l'aimant ne peut que modifier, et,

d'autant moins que la distance est plus grande.

Si Ton juxtapose deux aimants égaux bout-à-bout par les pôles contraires, ils devraient, d'après la théorie d'Ampère, n'en former qu'un ayant sa ligae neutre au point de jonction ; c'est en effet ce que montre le spectre magnétique, dont les courbes enveloppent ce point; elles sont seuleme&t un peu déformées, à cause de l'imperfection du contact.

II. Rotation des oonrants par les aimants , et des aimuts par les oonrants.

1716. Rotation des courants par les alnaats.

— Si les aimants peuvent être considérés comme des systèmes de courants circulaires, ils doivent produire sur les courants mobiles , les mouvements que produisent les courants circulaires. C'est , en effet , ce qu'a recoonn M. Faraday, au moyen d'un petit appareil qui a élé perfectionné et modifié de diverses manières * . La fig. 1-'^ Fig. ^274. représente, à quelques détails près, la disposition adoptée

par Ampère pour reproduire cette curieuse expérience. On voit que c'est l'appareil de la fig. 1243; seulement, le centre du vase est ouvert de manière qu'on puisse y introduire verticalement un aimant n*. Si» est le pôle Nord, et si le courant descend dans les fils a et 6, le système mobile tourne dans le sens de la flèche /", comme l'indique la théorie. On peut changer le sens du mouvement , soit en renversant le courant , soit en remplaçant le pôle Nord de l'aimant, par le pôle Sud. Un solénoïde mis à la place de l'aimanl

1 Annales de chimie et de physique, t^ série, t. XVIIl, p. 329.

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