ROTATION DES COURANTS PAR LES AIMANTS
Fig 1275.
roduît exactement les mêmes effets. Quelquefois l'appareil lui-même fournit
courant , comme dans celui de la fig, 1266; il suffit, pour cela, que le vase
7 soit en zinc.
H. Breton a produit la rotation des courants par les aimants, au moyen de
ippareil (fig. 1275) : deux systèmes mobiles /jT, ff peuvent pivoter sur les
ries d*un aimant en fer à cheval. Les extrémités des fils ff, ff plongent dans
îs capsules pleines de mercure tn, m\ qui sont isolées
» branches de Taimant. On fait communiquer ces
ipsules avec les pôles d*une pile , et le circuit est fermé
ir Taimant lui-même. On voit alors les systèmes mobiles
\ fl' tourner dans le même sens; car, si les courants
marchent en sens inverse, d*un autre côté les pôles de
aimant sont de nom contraire. Si Ton renverse le coûtât, le sens du mouvement change dans les deux bran-
bes de Tappareil.
On peut encore, comme l'a fait M. Cumming, opérer
vec un courant thermo-électrique : c (fig. 1276) est un
I de cuivre soudé en a et 6 à un fil de platine aorb. Le
stème est suspendu par une pointe o, à Textrémité d'un
liant vertical n. Une lampe à alcool échauffe la soudure
et le système tourne par l'action de l'aimant sur la
riie oa, la partie orb étant assez éloignée pour no
s subir d'action sensible. La soudure b s'échauffant à chaque tour, le mouve
înt continue indéfmiment.
M. Marsch a imaginé un appareil qui fonctionne aussi sans pile séparée, et dans lequel on obtient simultanément le mouvement dans les deux sens. Un vase annulaire en cuivre c c' (fig. 1277) peut pivoter sur l'extrémité d'un barreau aimanté, au moyen d'une pointe o' fixée a l'arc AA. Ce vase est rempli d'eau acidulée, dans laquelle peut tourner un cylindre en zinc zs, soutenu par l'arc a a et par une pointe o qui s'enfonce dans une petite cavité pratiquée a l'extrémité de l'aimant. L'action de l'eau acidulée sur le
(ic produit un courant qui suit la direction des flèches, dans les arcs AA, aa,
squels tournent en sens opposé sous Tinfluence de l'aimant.
Boue de Bariow. — Une roue très légère {fig. 1278) armée de pointes
ofondément découpées dans un disque de cuivre , est mobile autour d'un
:e horizontal reposant sur des supports métalliques. Pendant la rotation ,
j pointes viennent plonger successivement dans du mercure remplissant
le cavité creusée dans la table de l'appareil , entre les branches d*un aimant
Fig. 4 276.
Fig. 4 277.
ELECTRO-MAGNETISME.
Fig 1278.
en fer à cheval. On fait communiquer les pèles d*une pile airec Taxe de la roae, par la colonne qui la soutient, et Tautre pôle, avec le mercure. Le circuit est fermé par la pointe qui plonge dans ce liquide. Si le pôle nord de Taimant est eo avant de la figure, les courants d'Ampère qui circulent dans les deux branches,
présentent en dedans, à la roue, leurs parties verticales et montantes ; et la pointe verticale , dans laquelle le courant est supposé descendre, est chassée vers la gauche, puis remplacée par une autre pointe, repoussée à son tour; de manière que la roue tourne rapidement dans le sens de la flèche r. SiToo renverselecourant,lemouvementcbaDge de sens. Ce phénomène peut aussi se rattacher au mouvement qu'un aimant imprime à un courant mobile qui loi est perpendiculaire (170i2).
1717. Rotation des aimants par les courants. — Pour faire toomer un aimant sous Tinflucnce d'un courant, on emploie l'appareil suivant : T ( fig. 1279) est une éprouvette remplie de mercure dans lequel flotte un aimant vertical «, représenté à part en n's, lesté par un cylindre de platine p. Eni est vissée une petite coupe contenant du mercure dans lequel s'enfonce une
pointe de métal /. Cette pointe communique par ab avec l'un des pôles d'une pile, dont l'autre pôle communique avec le mercure de l'éprouvette, par o'c et par un anneau a qui plonge dans ce liquide.
Ss ^__ 1 ^ ^1 m |l ^ Z' L.'èlectricité positive ^ilL t^'" ia^Si^S^Bi arrivant en o\ et la né- ^^' ^'^m^^m^r-\ gative , en o, le courant
passe de l'anneau a à l'aimant n, en suivant la surface du merciire, et retourne à la pile par la tige t et le brasi. On voit alors l'aimant tourner sur lui-même. Si on le renverse de manière i mettre le pôle Sud en haut , il se meut en sens contraire. Si, sans modiCerli position de l'aimant , on change le sens du courant , le sens de la rolalion change aussi.
Ampère a expliqué ce mouvement, dans sa théorie, par l'action des courants qui circulent, suivant les rayons, à la surface du mercure, sur les courants circulaires qu'il suppose exister dans l'aimant. Soit ne (fig. 1280), le pôle Nord de ce dernier dans lequel les courants circulaires ont la direction des flèches, cl « un des courants qui circulent sur le mercure en allant, par exemple, du centre
Fig. M19.