COUHANTS INDUITS DE DIFFÉRENTS ORDRES
Mirants se succédant très rapidement, l'un inverse, quand le courant induit riniaire est excité, Tautre direct quand il cesse presque aussitôt. Ces deux couunts étant égaux en quantité ( 1 736 ) , leurs effets sur le réomètre se neutralisent; lais comme ils sont inégaux en durée, et par suite en tension, une aiguille acier est aimantée dans le sens du plus intense, qui est ici le courant inverse, )Dtrairement à ce qui a lieu pour les courants induits primaires. Quant aux effets bjsiologiques, ils sont d'autant plus énergiques, qu'il y a là deux courants de ms contraire se succédant très rapidement.
M. Abria a confirmé cette théorie, par des expériences faites avec le réomètre.
fit d'abord communiquer cet instrument avec le fil d'une spirale soumise h induction d'un courant intermittent obtenu au moyen d'une roue dentée; il "oova que l'aiguille aimanti'e, sous l'influence des courants induits primaires kernativement de sens contraire, était dans un état d'équilibre instable, t se déviait d'une même quantité, d'un côté ou de l'autre indifféremlent. Si les deux courants successifs devaient vaincre une résistance, omme celle que présente la roue d'un réotrope, ou franchir une interruption n donnant une étincelle, le courant direct l'emportait toujours; c'est que yant une plus grande tension que le courant inverse, il franchit plus facilement ss obstacles. M. Poggendorff a aussi constaté les mêmes résultats. Or, I. Abria ayant employé une troisième spirale, induite par une succession de Durants induits primaires, directs ou inverses, observa tous les* phénomènes oe nous venons de décrire ; ce qui montre que le courant induit secondaire est assi formé de deux courants successifs de sens contraire. Quand on opère sur le ourant tertiaire, on trouve des résultats peu constants; ce courant étant formé e quatre courants successifs : deux produits par le courant secondaire i^erse quand il commence et quand il cesse, les deux autres par le courant irect qui le suit. Il est à remarquer que les deux courants moyens sont e même sens, et peuvent être considérés comme n'en formant qu'un seul.
M. Verdet démontre l'existence des deux courants qui composent le couint secondaircy en le faisant passer à travers un voltamètre ; il trouve à baeun des électrodes, un mélange d'oxygène et d'hydrogène '. Ce résultat a eu, que les courants secondaires soient produits par les courants induits rimaires directs ou inverses isolément, ou par ces deux espèces de courants éunis, mais ramenés au môme sens au moyen du réotrope. Les deux volumes e mélange étaient, du reste, inégaux et variables d'une expérience à l'autre, cause de la recomposition partielle des gaz aux surfaces des électrodes. Avec appareil employé, il fallait de 20 à 30 mille interruptions du courant de la ile, pour obtenir 1 centimètre cube de gaz dans chaque éprouvette. Un barreau e fer doux ayant été introduit dans la bobine du courant induit secondaire, il l'en fallut plus que 2 à 3 mille. — Masson a confirmé ces résultats en prenant 1 précaution d'employer des fils de platine très fins ; il a obtenu des mélanges
1 AnndUt de chimie et de physique, 3« série, t. XXIX, p. 501.
702 ÉLECTRO-MAGXÉTISME.
explosifs purs -^ ce qui montre une fois de plus que les quantités d*électndté sont égales dans les courants directs et inverses. EnGn , M. Matteacd, en constatant que les courants induits secondaires ne produisent aucuoe décomposition dans une solution de sulfate de cuivre, a apporté une noaTelle preuve de l'existence presque simultanée des deux courants dans le coarant secondaire.
1951. INDUCTION PAR LA DÉCHARGE. — Aimé paraît avoir le premier obteoD Tinduction électro-dynamique au moyen de la décharge d*une bouteille de Leyde. Ayant collé sur les deux faces d'une lame de verre, des bandes d'étain opposées, il vit des étincelles à toutes les solutions de continuité d'une de ces bandes, qui formait un circuit fermé, quand il déchargeait une bouteille de Lejde à travers la bande opposée. M. Henry, après avoir obtenu des courants d'induction au moyen des courants induits, eut l'idée d'essayer les effets delà décharge'. Il enveloppa un cylindre de verre, de deux hélices, l'une à l'extérieur , Tautne à l'intérieur, et ayant fait passer la décharge d'une bouteille à travers l'hélict extérieure, il obtint dans l'hélice intérieure un courant induit , ou dérhar^ induite , dont il reconnut la présence, par l'aimantation d'une aiguille d'acier, par une étincelle jaillissant entre les extrémités du fil induit , ou enfin par h commotion. Deux spirales plates superposées et séparées par une lame de verre, lui donnèrent les mômes résultats. Ce qu'il y a de singulier, c'est qoe la commotion "peut être à peine sensible avec une forte décharge, et très prononcée avec une décharge beaucoup plus faible.
La décharge induite peut, du reste, être produite à une distance surprenante: M. Henry a pu, au moyen d'une simple étincelle de 3 centimètres de longueur, lancée d'une machine électrique , sur l'extrémité du fil d'un circuit placé dans une chambre, obtenir dans un autre circuit placé dans une cave, à 10 mètres de distance, un courant induit capable d'aimanter une aiguille d'acier. C'est lo courant induit réagissant sur le fil dans lequel passe la décharge, qu'il faet atlribuer l'alTaiblissement de celle-ci par un fil voisin de celui dans lequel elle passe (1335).
La découverte de l'induction par la décharge était aussi faite vers la mène époque par MM. Masson, Riess, Mattcucci, et Marianini qui appelle courants leyd électriques les courants produits parla décharge. La fig, 1504 représente un appareil construit par ce dernier physicien, au moyen duquel les expériences se font avec facilité. Deux plateaux en verre A et B, que l'on peut rapprocher plus ou moins l'un de l'autre, portent sur leur face intérieure une spirale formée d'un (il de cuivre recouvert de soie et enduit de gomme laque. Les extrémités de chaque spirale aboutissent à des boutons extérieurs placés, l'un au centre, l'autre prés du bord de chaque disque. On décharge la bouteille en aa' k travers l'une des spirales, pendant que les extrémités du fil /*, /* de la spirale opposée
» Annales de chimie el de physique, 3« série, t. 111, p. 403.