COURANTS INDUITS DE DIFFÉRENTS ORDRES
dpe, et il désignait cet état sous le nom d'état électro-tonigue. Supposons maintenant qu*on supprime le courant inducteur, les molécules polarisées en mm' Tont aussitôt revenir à Tétat neutre ; mais celles qui sont aux extrémités m, m' de la partie induite, n*ayant plus qu'une seule électricité, positive en m' et négative en m, ces fluides vont se réunir à travers la partie mÂ'RB'm', en y formant un courant instantané de sens contraire à celui qui s*est manifesté au moment de la naissance du courant inducteur, et , par conséquent , de même sens que ce dernier. On voit maintenant pourquoi la résistance du fil induit se fait sentir plus sur le courant inverse que sur le courant direct (1740); c'est que le premier doit, pour s'établir, vaincre toutes les résistances du circuit, tandis que le courant direct, dû à la décharge des molécules polarisées à l'avance dans tous les points de la partie induite, n'a à vaincre que la résistance de la partie non induite.
II. Cas do eottrast ladoetenr oiobiie* — Si le courant inducteur est rapproché peu à peu du circuit induit, le courant d'induction sera continu; les électricités séparées par influence dans la partie induite augmentant graduellement, et les décharges aux extrémités de cette partie induite, continuant alors à fournir un écoulement d'électricité dans la partie extérieure mRm'. La tension ducourant induit sera d'autant plus grande que le mouvement sera plus rapide, la mémequantité d'électricité circulant en R dans un temps plus court. Si le mou- Tement était très lent, le courant continu existant en R, pourrait être assez faible pour n'être pas perceptible; il semblerait donc n'y avoir pas de courant induit. C'est pourquoi M. Wartmann a pu approcher jusqu'au contact, eh allant très lentement, une spirale inductrice, d'une autre spirale, sans apercevoir de courant induit dans cette dernière.
m. Indaotlon par les oonranU instantanés. — Caoranta Indnita de dUTéranta ardres.
4 V4S. Les courants induits produits par la fermeture et par la rupture du courant inducteur étant de sens contraire, on doit se demander ce qui aurait lieu si le courant inducteur cessait immédiatement après avoir commencé, c'està-dire s'il était instantané. Les premières expériences à ce sujet, ont été faites par M. Iienry,de Princeton \ d'abord en prenant pour courants inducteurs, des courants induits de durée insensible , ensuite au moyen de la décharge de la bouteille de Leyde. Nous allons considérer d'abord les courants induits développés par d'autres courants induits.
4749* Conrants indnlts de dlfTérents ordres. — M. Henry disposa nn certain nombre de spirales, de la manière suivante : la spirale a (fig, 1303) reçoit le courant inducteur venant d'une pile. Ce courant est appelé du premier ordre. Tout près de la spirale a s'en trouve une autre, 6, dans laquelle le cou-
1 Annalet de chimie et de physique, 3« série, t. III, p. 304.
rant inducteur, au moment où il est lancé ou supprimé en a, dételoppe un omrant induit nommé courant du second ordre, ou courant induit primaire, et qui est soumis aux lois que nous avons examinées précédemment. Ce courant induit instantané, parcourt la spirale r, et développe, dans Thélice d, un antre cooraot induit, dit courant du troisième ordre, ou courant induit secondaire. Celui-ci parcourant à son tour l'hélice m, agit sur la spirale n et y développe un coumt du quatrième ordre, ou courant induit tertiaire ; et ainsi de suite. L'aimanUtion d*une aiguille d*acier dans une hélice e, permet d*éludier le sens et Finteosité des courants induits des divers ordres, courants qui ne produisent pas de déviation appréciable sur le réométre, à partir du courant induit secondaire. M. A. Lallemand a constaté avec sa balance électro-dynamique, que le courant du troisième ordre agit, au contraire, vivement sur lui-même, soit par attractioD soit par répulsion.
M. Henry a reconnu au moyen de Taimantation d*une aiguille d'acier, qaeks courants induits par des courants induits, produisetit V aimantation d^ une aigmlk d*acier, comme s'ils étaient de sens contraire à ces derniers. Par exemple, le
Fig. 1303.
courant induit primaire produit en bc par la fermeture du circuit inducteur f, étant négatif, le courant secondaire agit comme s'il était positif, le courant tertiaire, comme s'il était négatif, et ainsi de suite.
M. Abria a vérifié cette loi jusqu'au courant du 7^ ordre « ; au delà, le courant induit était trop faible pour produire des effets. 11 areconnu, en outre que, toutes circonstances égales d'ailleurs, le rapport entre les intensités de deux courants induits consécutifs, mesurées par l'aimantation, reste sensiblement constant. Pour que les deux spirales dont il comparait les courants induits fassent dans des conditions identiques, il opérait avec les deux dernières d'noe série disposée comme dans la fig. 4303, en faisant passer le courant de la pile successivement dans le premier, le second.... des circuits qui précédaient les deux derniers, do manière que le courant induit dans la dernière spirale fût successivement secondaire, tertiaire....
1*750. Explication des courants induits des dlfTéreiits ordres. — M. Henry, après avoir constaté l'action presque insensible sur le rcomèlre, des courants induits d'ordre supérieur au courant primaire; tandis que ces courants produisent des effets physiologiques énergiques et aimantent fortement des aiguilles d'acier, a montré que le courant induit secondaire est formé de deui
• Annales de chimie et de physique, 3« série, l. 111, p. 59.