‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 166 sur 189 · INDUCTION PAR LA DÉCHARGE · texte numérisé non relu

INDUCTION PAR LA DÉCHARGE

NUraire au courant de la décharge. 11 évaluait Fintensité du courant induit, ur réchaufTement du fil de platine d*un thermomètre électrique (1333) interposé dans le circuit induit, et il jugeait de la direction de ce courant, en faisant asser un courant continu dans le fil de Tinstrument, admettant que le courant iduit est de même sens que ce dernier quand il augmente Teffet calorifique, et e sens contraire quand il le diminua. Hais M. Matteucci a constaté que les Ifets calorifiques produits par un courant continu et par la décharge d*un Nidensateur, s'ajoutent toujours quand on les fait passer simultanément dans n fil. D*un autre côté, Tune des armatures d'une batterie contient de Télec- -kité libre qui, en circulant dans le fil de communication, peut produire dans n fil voisin une décharge latérale (4335), qui peut être confondue avec un oarant induit. Cette électricité libre peut aussi occasionner des erreurs, avec » méthodes de M. Riess, surtout quand on se sert du condensateur. La seule iMhode qui semble à Tabri de toute objection, est celle de M. Verdet , dont

nous reste à parler.

iVSS. Seas de la diéeharKe ladvlte détermlBé par la pelariaatloB les électrodes. — M. Henrici ayant reconnu que la décharge d'un condenatear à travers un liquide, poThrise les lames de platine par lesquelles on la roduit, M. Verdet a tiré parti de ce fait pour trouver le sens de la décharge iduite '. Il fait passer le courant induit, dans un liquide, par l'intermédiaire de unes d'or ou de platine, qui sont polarisées par les dépôts résultant de l'élec- "olyse du liquide. Ces lames peuvent ensuite donner un courant de sens con- *aire à celui qui les a polarisées, et d'autant plus intense que la quantité 'électricité qui les a traversées est jplus grande. M. Verdet se servait de spirales erticales disposées comme celles de l'appareil de la /?//. 4304. Les spirales iduites étaient formées d'un fil de 0"<",5 de diamètre, et de 28 mètres de mgueur formant 24 tours. Les spirales destinées à recevoir la décharge induerice étaient formées de 48" d'un fil de cuivre de 4«" de diamètre, faisant 5 tours. La batterie, composée de 9 jarres, se déchargeait d'elle-même sur un Icctromètre de Lane (1319).

M. Verdet a reconnu que : i» lorsque la spirale induite ne présente as de solution de continuité, le courant induit est de même sens que inducteur, comme l'avait trouvé M. Matteucci. Seulement, pour obtenir les traces de polarisation assez prononcées, il faut employer les plus lyrtes décharges. Cependant, avec les faibles décharges, le courant induit, ixploré par les effets magnétiques ou par la commotion , présente une grande intensité. Les deux courants qui se succèdent dans le circuit induit conintt, correspondent donc, comme dans le cas des courants vollaîqueSy à des quantités égales d'électricité. %<> Si le circuit induit est interrompu en quelque K)int,la polarisation est, en général, assez forte^ et le sens du courant induit lépend de la grandeur de l'interruption, et de la forme des conducteurs au point

1 Annales de chimie et de physique, 3* série, t. XXIV, p. 377.

de séparation. Si rétincellc d*induction part entre la pointe d*iiiie vis micrométrique verticale et une surface de mercure, le courant induit direct remporte sur Yinverse, quand le premier va de la pointe au mercure, quelle que soit sa distance à ce liquide; et l'intensité du courant induit croit rapidement avec cette distance. Mais quand le courant direct marche vers lapointe, ce n'est qa*à partir d une certaine distance qu il l'emporte sur l'autre et que ladédiarge induite estde même sens que le courant inducteur et augmente d'intensité avec la distance; au-dessous, le sens de la décharge induite varie irrégulièrement, ainsi que sob intensité. 3^" S'il y a dans le circuit induit, deux interruptions, et deux vis micrométriques, par Tune desquelles arrive toujours le courant direct, les résultats sont, pour toute distance , ceux que nous avons énoncés dans le cas où le courant direct arrive par la pointe. La distance des spirales, leur conductibilité, la charge de la batterie et le sens de la décharge, n'ont pas d'influence sur ces phénomènes. M. Verdet conclut de là que l'interruption affaiblit plus le courant induit inverse que le courant direct. Cela explique, non seulement le sens de la polarisation, mais encore ses variations d'intensité ; car le courant inverse ne pouvant avoir la môme intensité pendant toute sa durée, une partie seulement est arrêtée par l'interruption, et cette partie est d'autant ^lus grande que l'intervalle i franchir est plus considérable. Tout obstacle qui tend à affaiblir l'effet total d'induction, tendra donc à faire prédominer le courant induit direct. Quant à l'influence de l'espèce d'électricité qui arrive par la pointe, quand il n'y a qu'une seule interruption, il suffit pour s*en rendre compte de se rappeler qu'un courant passe plus facilement, d'une pointe à une surface métallique, que dans le sens opposé (1532). Du reste, M. Verdet a constaté par -des expériences directes, que la distance maximum que peut franchir la décharge induite, est plus grande quand le courant direct qui en fait partie arrive par la pointe, que lorsque c'est le courant inverse qui se trouve dans ce cas.

M. Verdet est arrivé aux mômes conclusions, en étudiant la décharge induite secondaire produite par la décharge induite primaire. Il considère cette décharge secondaire comme formée de quatre courants, dont les deux moyens sont de môme sens. Ces courants sont sensiblement égaux, et leur réunion ne produit pas d'effet quand le circuit ne présente pas de résistance. Mais uneinterruptioD ou tout autre obstacle, fait prédominer les courants d'un certain sens, le plos souvent les courants directs, et cela dépend aussi de plusieurs circonstances, comme la forme des extrémités du conducteur interrompu, la distance, l'intensité de la décharge. On peut rapprocher ces phénomènes de ceux que nousavons signalés antérieurement en parlant de l'écoulement différent des deux électricités par les pointes (1287). 11 semble aussi, d'après les expériences de M. Marianini(1752), que si, au lieu d'obstacles à franchir, le circuit présente seulement une plus grande résistance tout en restant continu, c'est le courant inverse qui doit prédominer.

M. Biiff a répété avec soin les expériences de M. Verdet , et il est arrivé

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