INFLUENCE DES MÉTAUX DANS LES BOBINES
aux mêmes résultats ^ Ainsi, quand la décharge induite est accompagnée d*une étincelle, la polarisation des lames de platine indiquait un courant de même sens que la décharge principale. De plus, M. Buff a pu renverser le sens du courant induit, en réunissant les lames de platine par un fil de dérivation, présentant une petite interruption terminée par de petites boules entre lesquelles la décharge induite passait en partie, en donnant une étincelle. Si Ton rapprochait peu à peu ces boules, la polarisation diminuait, disparaissait, puis reprenait sa direction primitive. Il y avait donc bien deux décharges induites ; d'abord, la décharge directe avait la plus grande intensité et franchissait plus facilement Tinterruption du circuit ; mais si Ton établissait le fil de dérivation, le courant direct passait aussi plus facilement entre les boules, et le courant inverse prédominait dans le voltamètre. M. BufTa obtenu les mêmes résultats, en remplaçant le voltamètre par un réomètrc.
1954. Expérieaces de Hasson. — Ces expériences , destinées principalement à prouver Tégalité des quantités d'électricité dans les courants direct et inverse, ont été faites avec des spirales disposées comme celles delà fig. iSOi. La batterie, dont la surface a varié de 9 à 26 décimètres carrés, était chargée au moyen de la bobine de Ruhmkorfî, appareil électromoteur dont nous parlerons plus loin (1770), de manière que les éprouvettes recevaient de Toxygène et de rhydrogène dans les proportions qui forment Teau. L'aiguille d'un réomètre introduit dans le circuit induit n'était pas déviée. S'il y avait une interruption, Taiguille était déviée, et les gaz étaient séparés dans le voltamètre, de manière à indiquer la prépondérance du courant direct. Au moyen de l'œuf électrique contenant de l'air convenablement raréfié , on peut aussi arrêter le courant le plus faible. On reconnaît , aux auréoles qui entourent les boules, si les deux courants passent à la fois, ou si l'un d'eux est intercepté. — Des expériences semblables faites sur les courants induits secondaire et tertiaire , ont donné les mêmes résultats : seulement , quand il y avait interruption , c'était le courant inverse qui l'emportait.
1956. Infloence des lames Interposées, sur la décharge Indaile. — Cette influence s'exerce de la même manière que pour l'induction par les courants voltaïques, et elle est duc à la même cause. MM. Matteucci et Masson ont reproduit à ce sujet les expériences de M. Henry. Le premier a aussi opéré avec un appareil, qu'il nomme inductionomètre différentiel, composé de deux spirales identiques, placées parallèlement, à une même distance de part et d'autre d'une spirale inductrice. Les fils des spirales induites s'enroulent autour d'une aiguille d'acier, de manière que les courants induits, marchant en sens contraire, s'y neutralisent s'ils sont égaux. Or, une lame métallique placée prés de l'une des spirales induites, fait que le courant de l'autre devient prépondérant. Des lames de verre, soufre , résine, n'altèrent pas l'égalité des courants induits.
1 Annales de chimie et de physique, 3^ série, t. XXXIX, p 502.
f^SS. IHFLUBHCB OBSKÉTAIIX FLACb DAH8 LlHTilUUl BB BQBUIB. — M. DoTC
a fait un grand nombre d'expériences pour reconnaître TinfUience des masses métalliques introduites dans rintérieur de la bobine autour de laquelle sont enroulés les fils induit et inducteur. Il a opéré avec des métaux magnétiques et non magnétiques ' ; il nomme inducteur différentiel l'appareil dont il a fait principalement usage dans ces expériences.
inducieur difléreniiei. — H et H' {fig.i306) sont des hélices parfaitement identiques enroulées sur des tuyaux en carton, et dont les spires sont isolées avec soin au moyen de gomme laque. Ce sont les hélices induites ; elles sont
portées par des colonnes de verre. Le fil qui les forme pas^e de l'une à Tautre en n, et ses extrémités libres sont en f, /*, où Ton place les appareils destinés à éprouver les effets de la décharge induite. Deux autres hélices h, k\ formées d'un gros fil de cuivre faisant 80 tours sur deux tubes de verre de 33 centimètres de longueur et de 2«",5 de diamètre, sont introduites dans l'intérieur des premières ; elles communiquent entre elles parle fil m, et sont destinées à recevoir la décharge inductrice de la batterie, avec laquelle on les met en relation par les boutons c et a. Oo peut introduire dans les tubes de verre différents corps métalliques. Les hélices induites H, H' sont réunies de manière que les courants induits qui s'y développent marchent en sens contraire, et se neutralisent s'ils sont égaux. Si l'introduction de masses métalliques dans l'une d'elles y modifie l'induction, l'équilibre n'a plus lieu , et l'on obtient des effets plus ou moins intenses, aux extrémités f ei f.
M. Dovc a fait avec cet appareil, ou avec des spirales planes disposées d'une manière analogue, de nombreuses expériences sur les courants induits par les courants voUaïques et thermo-électriques , et a comparé l'influence quele< métaux introduits exercent sur ces sortes de courants induits , à celle qn'ils exercent sur la décharge induite.
I'95'9. Influence des métnnx non maipnétlqaes rar les eflWi physioiofciques. — La décharge induite ne donne pas de commotion quand les hélices sont vides ; mais si l'on introduit un barreau d'un métal non magnétique dans l'une d'elles, sa présence détermine une commotion en f. f\ » barreau modifie donc le courant induit , dans l'hélice qui le contient. Or ,
I Ann, de ch. et de ph., 3^ série, t. IV, p. 336, et Arth. de VéUcL^ t II, p. MO. '^ Annales de chimie el de physique, 3» série, t. LU, 421.