MOTEURS ÉLECTRO-MAGNÉTIQUES
Vexirà-^ourant qui se manifeste aux instants où le circuit se ferme (i762) concourt à ce résultat ; mais TefTet est dû surtout aux courants induits inverses que produit dans les hélices, le rapprochement des barreaux mobiles qu'attire Télectro, et qui sont aimantés par influence. Ces courants induits, d'autant plus intenses que le mouvement est plus rapide, neutralisent en partie le courant de la pile. C'est, du reste, ce que Ton prouve directement en faisant passer le courant de la pile à travers une boussole des sinus ; on voit la déviation diminuer pendant la marche, et la diminution augmenter avec la vitesse.
Il résulte de \k que le travail du moteur n'est pas proportionnel à sa vitesse, à cause de l'aiïaiblissement de la force des électros par le fait même de l'accroissement de vitesse. M. Jacobi a trouvé par le calcul, en s'appuyant sur les lois de Ohm et sur celles des courants d'induction, que le maximum de travail a lieu quand la vitesse est telle, que l'intensité du courant de la pile est réduite à la moilié de la valeur qu'elle possède quand l'appareil est en repos; et cela a lieu, quel que soit le nombre de spires des hélices, pourvu que la résistance totale du circuit reste la même. Dans chaque cas, la valeur absolue du travail maximum dépend de la disposition de l'appareil, de la manière dont il utilise la force des électros, et de la force électromotrice de la pile. C'est ainsi que, d'après M. Jacobi, le travail fourni par une pile de Daniell étant représenté par i , celui que fournit une pile de Grove, pour la même quantité de zinc dissous, est représenté par i ,75. Du reste, le rapport entre le travail utile et le zinc dépensé reste le môme, quel que soit le système de couple employé.. Il est important de remarquer aussi, que si le courant de la pile est affaibli par les courants induits, la dépense du zinc dans les couples est diminuée dans le même rapport.
4820. Comparaison du trairai! des motears éleetrlqnes et à irapear.
— M. E. Becquerel a fait en 1855 des expériences comparatives, sur le travail fourni par quatre des moteurs électriques figurant h l'Exposition universelle de Paris : la machine de M. Larmenjeat, celle de M. Roux, décrites ci-dessus; un appareil de M. Loiseau, analogue à la machine de Jacobi, et un moteur oscillant exposé par MM. Fabre et Kunemann. Le travail était mesuré par le frein dynamomélrique, et la quantité de zinc dissous dans chaque couple était évaluée au moyen d'un voltamètre à sulfate de cuivre placé dans le circuit ( 1566). Les appareils de M. Larmenjeat et de M. Roux ont donné les meilleurs résultats ; mais ces résultats dépendent, et suivant des lois différentes pour les deux appareils, du nombre des couples, de leur disposition et de la manière dont ils sont réunis, soit en série, soit en quantité; ils sont consignés dans le tableau suivant. La pile était formée de couples à charbon, à zinc intérieur présentant une surface de 0,85 décimètres carrés. Dans deux expériences, le zinc était extérieur et présentait 2,625 décimètres carrés.
TW
BLEGTKO- MAGNÉTISME .
Appareil rotatif
de M. Larroenjeat.
NOMBRE