‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 181 sur 189 · APPLICATIONS AUX OBSERVATIONS MÂTÉOROLOGIQUES · texte numérisé non relu

APPLICATIONS AUX OBSERVATIONS MÂTÉOROLOGIQUES

les heures où ils ont lieu. L'appareil de M. Wheatstone donnant les mômes indications, puisqu'il enrpgislre toutes les hauteurs, de 6 en 6 minutes , nous ne ferons que mentionner Tappareil de M. Liais, quoique très ingénieux et très exact.

f 8S9. Applications aux obserTatloas do baromètre. — Masson S*est servi de l'électricité pour rendre plus précises les observations des baromètres à niveau variable : un fil rigide en platine, dont l'extrémité sert de repère, pénètre verticalement dans la chambre vide. Une vis micrométrique traverse le couvercle de la cuvette ; on conifaît la distance entre l'extrémité du fil de platine et la pointe de cette vis, quand sa tête se trouve dans une position connue. Le fil et la vis communiquent avec les pôles d'une faible pile, et dans le circuit se trouve une sonnerie de Mirand (d824). La vis plongeant dans le mercure, on soulève le fond de la cuvette jusqu'à ce que le mercure, qui monte alors dans le lobe, vienne effleurer le fil de platine, ce qui est indiqué aussitôt par la sonnerie. On relire alors la vis , jusqu'à ce qu'elle quitte la surface du mercure, ce qui a lieu au moment où la sonnerie s'arrête. La tête de la vis portant iOO divisions, et son pas étant de !■", on évalue ainsi la longueur de la colonne barométrique, avec une approximation de 0,01 millimètre.

f 8SO. Anémomètres enre^lstrenrs*. — L'anémomètre est peutêtre l'instrument dont il importait le plus d'enregistrer les indications, à cause des variations fréquentes du vent. L'anémomètre électro-magnétique de M. du Moncel note à chaque instant la direction et la force du vent, et indique en môme temps l'heure de chaque observation K

La direction du vent est donnée par une girouette G {fig. 4382) fixée à sa tige 00' qui tourne avec elle. Des plaques p, p, plongées dans l'eau, empochent les petites agitations irréguliéres qui viendraient compliquer les indications. Un frottoir «, adapté à la tige tournante, glisse sor une roue rr, représentée de

Fig. 4 382.

I Ej}potédet applicalions de VUectricUé, 2« édition, t. II, p. 373.

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face en R, formée de 8 secteurs égaax isolés les uns des autres et correspoiH dants aux 8 principales directions du vent. Les séparations entre les secteim sont assez petites pour que le frottoir s*appuie toujours sur l'un d*enx. Lot de la girouette communique en o' avec Tun des réophores d'une pile, et chaque secteur est muni d'un fil particulier passant par un électro E {fig. 1383), qui fait appuyer un crayon c sur un cylindre C tournant sur lui-même en 12 heures. Un pas de vis que porte l'axe, lui imprime en même temps un mouvement parallèle aux arêtes. Les 8 fils des 8 électros se réunissent au pôle négatif de la pile. Quand le frottoir touche un secteur de la roue rr (fig. 13%), l'éledro correspondant abaisse contre le cylindre, le crayon qui dépend de son contact, el ce crayon trace une courbe qui indique, par sa longueur, le temps pendut lequel le vent est resté dans la direction correspondante, et, par sa positioo,

les heures pendant lesquelles le vent a soufflé dans cette direction.

L'appareil donne aussi le temps total pendant lequel le vent asoufBé à différentes fois dans chaque direction. L'horloge qui fait tourner le cylindre C (fig. 1383) fait aussi tourner un arbre horizontal o qui porte 8 roues d'angle, r, commandant chacune une minuterie à deux aiguilles, m, placée derrière chaque électro-aimant. Le pivot de l'aiguille des minutes est habituellement soulevé par un ressort, de manière à rester indépendant du pignon / qui doit lui communiquer le mouvement ; mais quand le contact de réleclro est attiré , son prolongement b agit sur un levier /, qui fait descendre le pivot de l'aiguille des minutes, et la minuterie se met en marche. Le nombre d'heures indiqué par le cadran, fait connaître le temps total pendant lequel le contacta été attiré, et par conséquent le temps pendant lequel le vent a soufflé dans la direction qui correspond à l'électro considéré.

Pour enregistrer la force du vent, .M. du Moncel fixe derrière la girouette, un moulinet de Woltmann M {fîg. 1382), qui se trouve ainsi toujours orienté. Ce moulinet transmet son mouvement, par l'intermédiaire d'une chaîne sans fin, à une vis sans fin v qui fait tourner une roue à 60 dents. La roue porte 4 chevilles servant à fermer 4 fois à chaque tour un circuit dont fait partie un électro, placé sur le prolongement de l'axe du cylindre enregistreur C (fig. 1383), el dont le contact mène un crayon dans le sens des arêtes. Cf crayon forme 4 traits pour chaque tour de la roue [fig. 1582), ou pour i5toun> du moulinet. Le nombre des traits marqués dans une portion donnée de ia circonférence du cylindre, fera connaître le nombre de tours du moulinet pendant le temps correspondant, et, en même temps, les heures où le vent avait

Fig U83.

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