APPLICATIONS AUX OBSERVATIONS BIKTÉOBOLOGIQUBS
la vitesse enregistrée. Il est facile de connaître la direction qu'avait le vent correspondant à chaque vitesse. L*appareil peut aussi faire connaître la vitesse pendant chaque direction, au moyen d*un frottoir a et d'une seconde roue à 8 secteurs r'r' {fig. 1382) munis de leur fil, et d'un enregistreur particulier, qui n'est pas représenté dans la fig. 4383. On voit que l'anémomètre et l'enregistreur peuvent être très éloignés l'un de l'autre; le premier peut être installé sur un édifice élevé, au sommet d'une montagne. Les 8 fils de communication sont alors réunis en un faisceau dans lequel ils sont isolés les uns des autres.
M. J. Salleron a construit un anémographe perfectionné, dans lequel il emploie, pour indiquer la direction du vent, le système de roues de M. Piazzi- Smilh (II, il38), et pour indiquer la vitesse, le moulinet à hémisphère de M. Robinson (II, 1140). Au lieu d'enregistrer les indications au moyen de crayons commandés par des électro-aimants, M. Salleron enveloppe le cylindre, d'une feuille de papier chimique sur lequel s'appuient 9 styles en acier. Le cylindre tournant est alors en métal, et communique avec le pôle négatif de la pile, et le style, par. lequel arrive le courant, avec le pôle positif.
fSSi. Eareglstrenr du passade des étoiles. — Cet appareil, que M. Airy a établi à l'observatoire de Greenwich, consiste en un cylindre tournant régulièrement sur lui-même ; au-dessus d'une même arête, sont deux crayons relevés par les contacts de deux petits électros qui sont fixés à un chariot se déplaçant suivant une arête du cylindre, de manière que les marques des crayons forment une hélice. L'horloge qui fait tourner le cylindre, interrompt à chaque seconde le courant de l'un des électros, et le crayon qu'il soutient marque alors des points équidistants indiquant les secondes. L'autre électro est parcouru par un courant continu ; au moment où une étoile passe par le fil de la lunette méridienne, l'observateur presse un bouton, le circuit est ouvert, et le crayon retombe et marque un point, dont la'position par rapport à ceux qui indiquent les secondes, fait connaître l'heure du passage de l'étoile au méridien. On évalue les fractions de seconde d'autant plus facilement, que les points équidistants sont plus espacés, c'est-i^-dire que le cylindre tourne plus rapidement. — Pour obtenir une grande exactitude, il faut que le cylindre tourne bien régulièrement, et non par saccades comme cela a lieu quand il est conduit par une horloge à régulateur oscillant. M. Airy a rempli cette condition en faisant usage du pendule conique, c'est-à-dire d'un pendule qui décrit régulièrement un cône dont le sommet est à son point de suspension.
f 8«2. lu. APPUCATI0N8 DIVBB8E8. — Les applications de l'électro-magnétisme se multiplient de jour en jour. Nous pourrions en donner une longue liste. Citons comme exemple les métiers à tisser, dans lesquels M. Bonelli,
M. Maumenée ont remplacé les cartons de Jacquard par des systèmes
d'électros et des cylindres réotomes disposés de manière à mettre en activité les électros qui correspondent aux fils de chaîne qui doivent être soulevés. Nous devons ajouter cependant qu'il est quelques-unes de ces applications qui ne
ELECTRO-MAGNEnSME.
paraissent pas rationnelles. Toutes les fois, en effet, que réiertricilé n'appon» pas plus d'économie ou plus d'exactitude que les inojens parvmeiil mécaniques, son emploi ne présente qo*un embarras de plus et doit être proscrit. C'est surtout quand on veut produire des effets à de grandes distances, que rft agent devient précieux, comme dans Thorlogerie éiectriqne et la téiégraphif. Nous allons encore faire connaître deux appareils importants a divers points de vue : Tun, destiné à perpétuer le mouvement du pendule daos la belle expérience de M . L. Foucault destinée à prouver le mouvement de la terrp (1,125) ; l'autre servant à régler la distance des charbons dans rexpérince de la lumière électrique.
f 8S3. Consécration dn monveaient du pemémËe de ■• !«• WmmemmÊt
— P (fig, 1384) est une sphère qui sert de lentille au pendule. Un électrode
forme cylindrique E qui reçoit le coorant de la
pile np est placé verticalement ao-dessoos , de
i mnniére que les centres de ses bases soient exacte-
>H^^ ment sur la verticale passant par le point de sus-
É^^K pension. La sphère du pendule contient un cylindre
^■j^ vertical en fer doux, dont l'axe coïncide avec le pro-
bT longement du fil de suspension. Il fant que ce
cylindre soit attiré par Télectro , pendant chaqie demi-oscillation descendante. La difficulté consolait principalement à fermer et ouvrir, au nuneit convenable, le circuit de Téleclro , et cela sans se servir du pendule pour faire jouer le réotome, car on aurait porté atteinte à la liberté de ses rnooietnents. Voici par quel moyen ingénieux M. L Foucault, aidé de M. Froment, est parvenu à résoodre le problème , en se servant de la réactioi exercée par le fer du pendule, sur l'électro-aimant qui l'attire. Cet électro-aimant, E, est appuyé sor un ressort R , et soutient un levier métallique ol équilibré par le contrepoids q. Ce levier, en s'abaissant, vient frapper la borne a, et ferme le circuit peolan d'un second électro e. Ce dernier agit alors sur le levier en fer o'I' et l'abaisse, de manière à fermer en l'a' le circuit pEoTn de l'électro E. Mais ce levier o'I ne peut s'abaisser que peu à peu, car il porte un cliquet r qui pousse une roue à dents obliques et fait tourner un volant v par rinlermcdiair* d'une seconde roue dentée. Ce n'est qu'après que ces rouages ont défilé, que If circuit se trouve fermé en l'a', après un temps qui dépend du moment d'inertie (lu volant. Voici maintenant comment fonctionne l'appareil. Supposons quel^ pendule soit au commencement d'une demi-oscillation descendante; l'électro F comprimant par son poids le ressort R, abaisse le levier ol et ferme en Uk circuit de l'électro e, le levier o'I' est alors attiré et ferme en Va' le circoli ^^
Fig. ^384.
RÉGULATKUBS DE LA LUMIÈnS ÉLECTRIQUE.
ro E. Ce dernier attire donc le fer doux du pendule et en accélère le mouit, sans rien changer à la direction du plan d'oscillation , Faction s'exerçant un plan vertical passant par le point de suspension. Quand le pendule arrive »rès de Téleclro E, le fer qu'il contient réagit pour soulever cet élcclro, le t est donc interrompu en /a, et Télectro e rentrant à l'état neutre, le
o'I' se relève sous l'action du ressort de rappel s, et l'électro E n'agit >ur le pendule , qui peut accomplir sans obstacle sa -oscillation ascendante. Il est >rai que le pendule n'a lus tôt quitté la verticale, que l'électro E, revenu à l'état e, descend en comprimant le ressort R, et rétablit le nt dans l'électro e ; mais comme le levier o'V ne isse que peu à peu , à cause du système de rouages e pendule a le temps d'arriver à la limite de son tude avant que le circuit ne soit fermé en Va\ ci que iirant ne soit rétabli en E.
64. Régnlatenr de la Inmière éleetriqae. — i on emploie Tare voltaïque pour l'éclairage , il est saire de rapprocher les charbons , â mesure qu'ils fit. On a imaginé pour cela divers appareils qui foncmt sous rinfluence même du courant qui fournit l'arc eux. MM. Staite et Pétri en Angleterre, et M. L. lult en France, ont les premiers résolu le problème n de leur côté, en 4848. L'appareil de M. L. Foucault nte l'avantage de conserver à Parc voltaïque une on fixe, en faisant mouvoir l'un et l'autre charbon ; ce t souvent essentiel , par exemple, comme nous le verrons les applications aux expériences d'optique. L'appale M. Duboscq (fig. 1382) remplit aussi cette ;ion. Les deux charbons c, c' sont fixés à des tubes liques /, t' pouvant glisser verticalement dans les ; qui les supportent. Le premier, ^ est sollicité à ;r par un ressort de montre renfermé dans un barillet tr l'intermédiaire d'un cordon e qui s'enroule sur une
fixée au barillet, et passe sur une poulie de i. L'autre tube, t\ tend à descendre par son poids; mais il est retenu 1 cordon en soie enroulé autour d'une seconde poulie r, et descend quand poulie tourne avec le barillet. Le mouvement du barillet se transmet par médiaire de rouages et d'une vis sans fin, à une dernière roue dentée ntale qui est arrêtée par un crochet que pousse le levier i. Ce n'est que le ce crochet s'écarte des dents, en s'élevant, que les rouages peuvent se ;en mouvement. Or, il faut que cela ait lieu quand la distance entre les ons a augmenté, par la combustion, ou le transport des parcelles. Pour ir celte condition, on fait passer le courant qui produit I arc voltaïque, III ni
Fig. 1382.
et communique par la chatne c avec le porte-charbon inférieur, et renent ih pile par le charbon supérieur, la colonne C et le fil N.
Quand le courant est interrompu , les charbons sont en contact ; mais dès que le courant est établi, la masse M est soulevée, le manchon m' m s'abaisse jusqu'à ce que la vis u Tarréte, en entraînant par frottement , le porte-charboi PP et en même temps le charbon supérieur monte un peu sous l'action de la chaînette n, qui tire sur la poulie r de manière à faire monter la crémaillère. En même temps le crochet a s'engage dans les dents de la roue s , et 1 art voltaîque est formé. L'écart des charbons ayant un peu affaibli le courant, la masse M descend un peu , et le manchon remonte , de manière que son meih tonnet se tient entre les deux vis u et v, et que le crochet ne touche une dent de la roue s qu'à l'extrémité. Si le courant s'affaiblit par le raccourcissemeoi des charbons, la masse M descend encore, le manchon monte jusqu'à ce que la vis t; l'arrête, et le crochet a abandonnant la roue s, la crémaillère descend avec le charbon négatif, pendant que le charbon positif est soulevé par la chalneUe» qui s'enroule sur la poulie r. Dès que le courant a repris son intensité , la masse H remonte, le crochet a arrête la roue s et l'appareil est rétabli dans sa position normale.
Si le courant est interrompu, la masse M descend, le crochet a abandoone la roue s, et les charbons sont rapprochés jusqu'au contact ; le courant est alors rétabli et l'arc se reproduit comme nous l'avons expliqué en commençant. La chaîne c est assez grosse pour que le poids de la partie qui est attachée au porte-charbon compense la perte de poids du charbon inférieur, de manière qoe le levier eue' reste toujours équilibré de la même manière.
Cas des appareils magnéto-éleetrlqaes. — On peut former l'arc électrique au moyen de machines magnéto-électriques. On a cru d'abord qu'il était nécessaire de ramener, au moyen de commutateurs, les courants induits successifs à avoir toujours le môme sens. Mais il résulte d'expériences faites à Chailloi sous la direction de M. Degrand, que la lumière reste calme quand on supprime le commutateur. Les courants changeant de sens à chaque instant, les charboDs s'usent alors également, et le régulateur consiste dans un simple mouvement d'horlogerie qui les fait marcher avec une vitesse égale, réglée au moyen d'un volant à ailettes placées plus ou moins obliquement.
L'application des machines magnéto-électriques à l'éclairage des phares ou à celui des navires à vapeur , n'offre plus désormais de difficultés. L'appareil de M. Noilet, connu sous le nom de machine des invalides (173^), mu par un moteur à vapeur de deux chevaux, donne avec les charbons de M. Jacquelain une belle lumière, deux fois plus intense qu'avec des charbons ordinaires. En réunissant les six machines en deux groupes de trois, formant deux appareils mis en communication avec les charbons par leurs pôles opposés, on a pu augmenter encore la lumière de plus d'un tiers.