S 2 — ACTION DE U TERRE SIR LES AIMANTS
— Ud aimant suspendu horizontalement par son milieu sur un pivot ou dans un étrier en papier, se dirige spontanément de manière qu'une de ses extrémités soit tournée vers le nord, et l'autre vers le sud. Ce résultat se vériûe en tout lieu, excepté, comme nous le verrons, eu quelques points voisins des pùles terrestres. Pour ces sortes d'observations, on emploie de préférence de petits aimants minces et allongés connus sous le nom daiguilUs aimantées. On a cru pendant longtemps que Taxe de Taiguille aimantée se plaçait exactement dans le méridien géographique ; mais il n'en est pas ainsi, et Ton a donné le nom de dêcUnaiso» à Tangle que fait avec le méridien du lieu, le plan vertical qui passe par Taxe de l'aiguille, plan qui s'appelle méridien magnéiiqme.
La déclinaison n'est pas la même à tous les points de la surface du globe. L'extrémité nord de l'aiguille se trouve tantôt à l'est , tantôt à l'ouest du méridien du lieu , ce que l'on indique en disant que la déclinaison est orientale 00 accidemtale. Il y a aussi des points pour lesquels la déclinaison est nulle; ils forment des lignes continues nomméies lignes sans dét:linùis0n ; nous verrons plus loin conmient on les détermine et quelle est leur forme.
Lx déclinaison éprouve en un même lieu des variations que nous étudierons à part <ii44L On distingue : i* les rariations séculaires^ qui consistent en oscillations dont chacune dure des siècles, et qui entraînent le pôle nord de Faiguille aunantée de part et d'autre du méridien. En 1663, la dédinaison était nulle à Paris; une des lignes sans déclinaison passait donc par cette ville; i« les rariatians diurnes^ qui sont des mouvements oscillatoires d'une amplitude moindro que P ; 3* les rariatians ^àdemieUes ou pertwrhations^ qui sont aussi très petites, et dont nous chenrberons les causes.
La déclinaison a été découverte par Colomb, en ii^. lors de son vovage à la redierthe de l'Amérique, et ce phénomène inattendu ne contribua pas peu à augmenter l'hésiution de ses compagnons, qui voyaient leur guide habituel sur les mers manquer à son exactitude abroutumée. Cependant, Tbévenot assure avoir vu une lettre écrite en 1^9 par Pierre .Vdsiger, dans laquelle iî était dit que l'aiguille aimantée faisait un angle de 5' avec la méridienne. IMisle, le géogra|4ie, possédait un manuscrit dédié à Sébastien Cabol par un pilote de Dieppe nommé Crignon, dans lequt^l il était question de la décîiiîaison. tlabot ia>se MHiveat pour en avoir fait le premier la déodoverte, ven- 1500.
f ^•S. IsriisaisMi . — Suppos^-ns quon suspende, fmr $«m itntrr if çrmte^ une aiguille d'acier non aimantée, mobile dans tous les sens autour de c^ piMnt, eiie restera en éiquilibre dans quelque pi^sition qu\Mi la mette. Si Ton rient ensuite 1 l'aimaLter . on la verra se pbon- daB> le méridien magnétique en