ACTION DE LA TEKRE SUR LES A1M.\NTS
slnclioant fortement sur Thorizon. Ce résultat peut être facilement observé au moyen de Y aiguille libre {fig, 875). Cette aiguille peut tourner autour d'un axe lioriiontal, oo\ passant par son centre de gravité et appuyé sur les branches d'une fourchette renversée suspendue à un fil de soie sans torsion e. De cette façon, Taiguille peut prendre toutes les positions sans jamais rencontrer d'obstacle. On nomme angle d'inclinaison , le plus petit des angles que fait avec Thorizon, l'aiguille aimantée mobile dans le méridien magnétique autour d'un axe passant par son centre de gravité. L'aiguille ainsi disposée se nomme aiguille d^ inclinai son.
L'inclinaison a été découverte à Londres en 1576 par Robert Norman, fabricant d'instruments de marine. 11 reconnut qu'une A w aiguille suspendue horizontalement sur un pivot avant d'être
||U I aimantée, prenait une position inclinée, après l'aimantation.
W^« I Ce fait avait été fréquemment observé, mais on l'avait tou-
/ I jours attribué à un déplacement du centre de gravité produit
pendant Tainiantation. Cependant l'aiguille d'inclinaison , dans nos climats, est bien plus prés de la verticale que de l'horizontale. C'est en cherchant quel poids il fallait ajouter pour que l'aiguille reprit sa position horizontale, et après Fi,:. 87. "j. avoir trouvé que ce poids était d'autant plus grand que la latitude était plus élevée, que Norman découvrit l'inclinaison. L'inclinaison éprouve des variations séculaires et diurnes, et des perturbations, analogues à celles de la déclinaison, mais moins prononcées.
L'inclinaison n'est pas la mi^me, à une môme époque, aux différents points de b surface du globe. Dans notre hémisphère, c'est l'extrémité nord de laignille aimantée qui plonge vers la terre ; son axe fait avec l'horizon un ajçie de 66'' environ. A mesure qu'on se rapproche du pôle, on voit augmenter linehnaison. Si, au contraire, on marche vers l'équateur, on la voit diminuer; et prés de cette ligne, on trouve un point où l'aiguille se tient horizontale. Si Ton dépasse ce point, en marchant vers le sud, l'inclinaison reparaît ; mais c'est alors l'extrémité sud de l'aiguille qui s'abaisse vers le sol , et de plus en pins à mesure qu'on se rapproche du pôle austral de la terre.
EqaaCenr maKnéCique « pôles masnéliqaes. — Sur chaque méridien, il y a un point où l'inclinaison est nulle : tous les points où cette particularité ie présente forment une courbe continue, s'écartant peu de l'équeteur géogr^iphique, qu'elle coupe en plusieurs points ; on la nomme ligne sans inclinaism ou équateur magnétique. Prés des pôles terrestres, il y a des points où l'aiguille aimantée se place verticalement. On les nomme pôles magnétiques de la terre.
Nous considérerons en particulier la déclinaison et l'inclinaison, quand nous étudierons les lois du magnétisme terrestre, et nous décrirons alors les instruments destinés à mesurer avec exactitude la giandeur de ces angles.
Fig. 876.
iSIM. La terre a^lt eomme an aimant. — Dès qu*on eut découvert la direction que prend spontanément Taiguille aimantée, on chercha à Texpliquer. Les uns admettaient un centre d'attraction situé au-delà des étoiles, dans la direction du pôle de la sphère céleste, ou du pôle de Técliptique. Cardan croyait que la force directrice émanait d'une petite étoile de la queue de la
Grande -Ourse. Descartes supposait un tourbillon de matière subtile allant du sud au nord et passant à travers les pores de Taimant, dont les molécules étaient branchues et résistaient plus dans une direction que dans l'autre. Gilbert, longtemps auparavant, avait donné une explication qui aurait dû entraîner t'ms les suffrages. Elle consiste h considérer la terre comme un aimant gigantesque dont la ligne neutre est à l'équateur magnétique, et dont les pôles sont situés dans les zones glaciales. Voici les expériences qui viennent à l'appui de cette manière de voir :
1o Une aiguille aimantée placée sur un aimant, se dirige suivant la ligne des pôles de ce dernier, de manière que les pôles de nom contraire soient en regard ; de même qu'elle se dirige du nord au sud quand elle est abandonnée à elle-même.
2« On place un aimant sn (fig. 876) au centre et dans le plan d'un demi-cercle qui représente un méridien terrestre, et Ton porte une aiguille aimantée a aux différents points de ce demi-cercle, dans le plan duquel elle est mobile ; on la voit faire des angles de plus en plus petits avec la tangente à la circonférence, quand, partant de a, elle s'approche de la position a\ o\\ elle se confond avec la tangente ; puis elle s'incline de plus en plus par le pôle de nom contraire au pôle n, comme on le voit en a", et fmit par se confondre, en a'", avec la noAnale à la circonférence. En assimilant la tangente , au plan de Thorizon terrestre, on voit qu'on a une imitation des variations qu'éprouve l'aiguille d'inclinaison, quand on la transporte sur un méridien.
3® Aetlon de la terre sar le fer. — Les aimants
ont la propriété de décomposer le magnétisme neutre
du fer doux; si donc la terre se comporte comme un aimant, elle doit aussi
agir sur le fer. C'est, en effet, ce qui a lieu : si Ton dresse verticalement une
barre de fer AB (fig. 877), elle devient un aimant, dont le pôle nord se trouve