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€>€•. Depuis qu*on connaît les principales propriétés de rélectricité, on est prreno à expliquer divers phénomènes atmosphériques, dont la cause était itttée obscure jusque-là. Un des plus remarquables est le phénomène du km^erre, qui accompagne les orages. Un orage consiste en une pluie à grosses IMrttes, tombant de nuages épais au milieu desquels s'élancent de longs sillons fchmière, ou éclairs, suivis d'un bruit intense nommé roulement du tonnerre. ^nd l'éclair aboutit à un point de la surface de la terre, on dit que ce point ■tlrappé par la foudre, La foudre n'est donc autre chose que l'éclair arrivant jap'à terre *. On dit alors vulgairement que le tonnerre tombe.
Be I» caose do toaaerre. — D'après les plus anciens philosophes, le toinerre était un attribut de la divinité ; quelques-uns le regardaient comme V esprit, et n'en cherchaient pas davantage. Suivant d'autres, le tonnerre tait le résultat de la rencontre de certaines influences que se renvoyaient ■itoellement les astres ; ou bien le produit d'émanations s'élevant de la terre, Uée ridiculisée par Aristophane dans sa comédie des Nuées. Sénèque explique le tonnerre par le choc des nuages les uns contre les autres ; opinion développée par Lucrèce, dans le dernier chant de son poème de rerum naturâ. Les ihysidens ont d'abord attribué ce météore à Tinflammatiou de certaines exhalaisons venues de la terre ; les chimistes, à la réaction d'un mélange de litre, soufre, fer, esprits acides, huiles essentielles, qu'ils supposaient exister
1 Séfièqoe Caisait déjà cette distiDction : « Fulguratio est fulmen, non in terras usque perlitOB. Et nirsus licet dicas, fulmen esse fulgurationem, usque in terras perductam {Natural. fmt., Ub. II, cap.^XXI). »