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dans les régions supérieures de l'atmosphère. L'identité de composition de Tair à toutes les hauteurs, démontre Tinanité de ces systèmes.
Ce n'est qu'après la découverte de l'étincelle électrique , que Ton commença à soupçonner la véritable cause du tonnerre. Wall, qui, le premier, obtint d'an gros morceau d'ambre des étincelles assez fortes, compara leur éclat i celui de l'éclair, et le bruit qui les accompagne, à celui du tonnerre, sans qnll paraisse cependant qu'il y ait eu d'autre intention que de faire un rapprochement curieux. Gray, en 4735, parait avoir le premier soupçonné une analogie entre l'étincelle et l'éclair. La môme id'e est formulée d'une manière plus nette par Noilet : après avoir combattu Thypothèse, adoptée par Newton, que le tonnerre est dû à un « mélange d'exhalaisons capables de s'enflammer, ea fermentant, ou par le choc et la pression des nuées..., » il fait connaître les motifs spécieux qui lui font supposer que le tonnerre a pour cause l'électricité, et que les effets merveilleux qu'elle engendre entre nos mains ne sont c que
de petites imitations de ces grands e(feU qui nous effrayent , et que tout dépend di même mécanisme '. »
On n'avait encore fait que des conjectures et quelques rapprochements plus ou nioias heureux, lorsque Franklin, en étudiant la boiteille de Leyde, panint à fondre des Dis métal- Uques par sa décharge, et à volatiliser ladorum d'un objet en bois , sans brûler ce dernier. D compara ce résultat à certains effets de h foudre, qui fond l'argent dans une bourse sais l'endommager, la pointe d'une épée dans 9m fourreau qui reste intact, et le fer d'un javeM sans brûler le bois. Dès lors, Franklin eut des idées bien arrêtées sur l'origine électrique di tonnerre; il ne lui manquait qu'une preow directe de la présence de l'électricité dans hi nuages orageux, et cette preuve, il travaiHi ; avec ardeur à l'acquérir. Il venait de décoofrir le pouvoir des pointes, et pensa d'abord i s'a servir pour soutirer, suivant l'expression erronée d'alors, le fluide des nuagtt- Il songea même, dès ce moment, à l'application au paratonnerre. Il se prop^ sait de planter une pointe de fer isolée, au sommet d'un clocher que Toi construisait u Philadelphie, et, en attendant, il publia ses idées, et indiqua les moyens de les mettre h exécution. C'est d'Alibart qui, le premier, répondit à cet appel. Il dressa dans une plaine élevée, à Mariy- La-Ville, une barre deftf de 14 mètres de hauteur, abo {fig. 1019), terminée en pointe, appuyée cfl*
Fig 4049.
I U'ions de jihy^^iquc expérimentale fMl I), t. IV, p. 34 4.