‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 70 sur 189 · CHOC, VIBRATIONS, ETC · texte numérisé non relu

CHOC, VIBRATIONS, ETC

était plus marqué avec des barreaux de bismuth et d*antimoine, formant une longueur totale de 25 centimètres, et qu'on faisait vibrer par le choc d'une baguette de métal. Du fer à structure grenue, et du fer fibreux joints bout à bout, donnent des résultats semblables ; ce qui montre que TefTet dépend de la diflïrence de structure des deux corps, et de la manière dont les vibrations s'y propagent.

Polarité éleetrMtatiqoe, par le« irIbratloBS. — M. Volpicelli a produit, ao moyen des vibrations, de Télectricité polaire, dans des conditions très remarquables ^ Ayant fait glisser des bâtons de verre, gomme laque, soufre dans un ou plusieurs anneaux métalliques isolés ou non, il trouva que ces bâtons présentaient à leurs extrémités des électricités contraires, séparées par une ligne neutre. L'extrémité qui marchait en avant pendant le glissement, était électrisée positivement quand il opérait avec le verre, et négativement avec les résines ou le soufre. Pour trouver la cause de ce phénomène, M. Volpicelli recouvrit d'une couche de résine ou de soufre, sur une longueur de 30 centimètres, l'extrémité d'un barreau en laiton de i",5 de longueur; la couche isolante avait * centimètre d'épaisseur, et était munie d'une petite virole métallique. Quand le barreau, tenu par sa partie non recouverte, glissait dans on anneau, la virole, qui communiquait par un fil métallique avec un électromètre à condensateur, ou l'électroscope delà fîg. i037, était électrisée négati- Tement quand elle se trouvait en avant du mouvement, et positivement quand elle reculait. Quand le barreau glissait dans l'anneau isolé, pendant qu'on la tenait par la virole, il prenait l'électricité contraire à celle qu'eût prise la virole si elle eût été isolée. Les électricités recueillies Hans les deux cas provenaient des fluides dégagés aux surfaces intérieure et extérieure de la couche résineuse par les vibrations qui accompagnaient les frictions, puisque ces frictions ne s'exerçaient que sur la partie nue de la barre. Quand les deux extrémités étaient recouvertes en môme temps d'une couche isolante, chacune d'elles éprouvait les mêmes effets que si elle eût été seule. M. Volpicelli ayant remplacé la résine et le soufre par une enveloppe de verre, trouva les mêmes résultats, seulement les électricités étaient distribuées en sens inverse de ce fui a lieu pour la résine. Les résultats sont encore plus marqués quand l'anneau est de même substance que la barre, l'ébranlement étant alors plus prononcé, €6 qui montre que l'électricité n'est pas duc au frottement. Ils se reproduisent, mais à des degrés différents, avec des barres d'argent, de fer ou d'acier; ils ne sont faciles à observer qu'autant que l'air est très sec.

« Comple^'Ttndxu de l'Acad. des se. de Paris, t. XXXVIII, p. 2l>\ el 877, et Bibl de Gen. (ArcbÎTes des sciences), t. XXX.

296 SOURCES d'électricité.

s 2. —. ÉLECTRICITÉ PRODUITE PAR LES ACTIONS CDIMIQUES. — PILES HYDRO-ÉLECTRIQUES.

44S6. Quand les corps se combinent chimiquement ou qu'ils se décomposent, il y a production des deux électricit^és. Les fluides séparés tendent à se recombiner aussitôt ; mais on peut, par divers moyens, les recueillir, au moins en partie, sur deux conducteurs différents. Parmi les phénomènes chimiques, il faut distinguer l'action de certains liquides sur les métaux. Cette action | donne lieu à un grand dégagement d'électricité ; mais on a méconnu pendant longtemps l'origine de cette électricité, qu'on a attribuée d'abord à une force mystérieuse que l'on supposait agir au contact des corps de nature différente. Volta a basé sur cette hypothèse toute une théorie ingénieuse, qui a pendant longtemps suffi à la science, et qui l'a conduit à imaginer l'instrument le plus merveilleux et le plus fécond en applications qu'il ait été donné aux physiciens d'utiliser, h pïle de Volta. C'est à Galvani que l'on doit la découverte des premiers faits qui ont provoqué les recherches de Volta; c'est pourquoi les physiciens ont donné le nom de galvanisme à la branche d'électricité dont b création fut la conséquence de ces brillantes recherches. Nous allons d'abord faire connaître les faits découverts par Galvani et par Volta ; nous montreront ensuite comment ils s'expliquent par l'électricité qui se dégage dans les actions chimiques.

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