PRESSION
bsHifaee de séparation tant que dure la pression. Dès qu*on la diminue pour %Qar les deux corps, une portion seulement des fluides se recombine, et Ton eocooserve une quantité d'autant plus grande que la séparation est plus rapide. Ne pourraitron pas supposer , au contraire , que, pendant la compression, il ijapos d*électriciié libre , mais que c'est au moment delà séparation des arftces, que lébranlcment moléculaire, produit par Télasticilé , décompose le uide neutre? Les expériences qui suivent semblent conduire à cette dernière [plication.
i4S3. — KLBGTUCITi PBOOUITB FAI LE CLIVAGE , etc. — On sait depuis long-
mps que lorsqu'on sépare par clivage, des lames de mica, elles répandent de la oûère visible dans l'obscurité. Quand on tient les lames que l'on veut séparer, r des tiges isolantes fixées avec de la cire , on les trouve électrisées d'une inière opposée, et d'autant plus, que la séparation est faite plus vivement. . Becquerel » a vérifié cette propriété sur divers minéraux cristallisés bien deschés : les sulfates de chaux et de baryte, le talc, des topazes.. . La galène, les rites, qui conduisent bien l'électricité, ne donnent aucun résultat. Quelque ioees que soient les feuilles de mica enlevées, le phénomène se produit de la ême manière; d'où M. Becquerel conclut qu'il aurait encore lieu dans la séparais de deux molécules. On voit que, les faces qui se séparent emportant des élecicilés opposées, les molécules doivent y être arrangées en couches, de manière présenter d'un même côté des points jouissant tous des mêmes propriétés , ida côté opposé, des points jouissant de propriétés aussi égales entre elles , Bis différentes de celles de la face opposée de la couche. Quand on presse ooe sur l'autre les deux faces que l'on vient de cliver, pour les séparer ensuite, les reprennent l'électricité qu'elles avaient reçue parle clivage. Si Ton chauffe Q peu la lame qui prend le fluide négatif, le résultat est plus prononcé.
Séparatioa des rorps adhérents. — Co n'est pas seulement en détruisant idhérence entre les lamelles des cristaux que l'on produit de l'électricité :
l'on dédouble une carte à jouer , on trouve les deux moitiés électrisées une manière contraire. Si l'on coule du soufre , de la résine, de la gomme «pe dans des vases coniques en verre , en bois , etc, , et que l'on vienne séparer la matière , solidifiée, des parois du vase , ce dernier est électrisé i^sitivement , et la résine, négativement. Le chocolat, l'acide phosphorique wnenl des résultats analogues. Ce phénomène, découvert par Wilke, avait ii croire d'abord qu'il y avait de réloctricité produite pendant la solidification s liquides. Mais Gay-Lussac a reconnu que la séparation de la substance lidiflée, soit par le retrait qu'elle éprouve, soit par toute autre cause, précède ijours l'apparition de l'électricité. Van-Marum procédait en versant de la iine fondue, sur le mercure , et l'en séparant ensuite. Le protochlorure de rcure sublimé et condensé dans le col d'un matras en verre, se trouve aussi ctrisé quand on l'en sépare mécaniquement.
Annales de chimie cl de phhsique, 2» série, l. II, p. 16, et t. XXXVI, p. 265
294 SOURCES D*ÉLEGTRICITÊ.
i4«4. ÉLBCTUCITi FIOOUITB FAI LiBRAHLBmrT DIIBCT SIS HULtCllUI.
Quand on écrase un corps, il produit souvent une lueur électrique visible A Tobscurité. La craie produit cet effet, quand on Técrase sous le martaa le sucre, quand on l'écrase entre les doigts, môme sous Teau. Le choc ( silex produit aussi une lueur attribuée à la même cause. Pendant qu'un passe à la filière, il y a déviation dans Taignille d'un réométre mis en oonun nication avec ses extrémités ; ici il y a à la fois compression, frottement déplacement permanent des molécules. M. Becquerel explique, par l'électric dégagée par la compression, la lumière assez vive que répandent subiteme les blocs de glace des mers polaires, quand ils se heurtent avec Ténorme poi sance que comporte leur masse.
Division, niéeaiiiqae. — Quand OU lime, OU qu'on racle certaines substam peu conductrices, comme le soufre, les résines, la cire, le suif, le chocolat, parcelles détachées, reçues sur le plateau d'un électroscope, sont électriséi et d'ordinaire positivement. Les résultats varient, suivant que l'on racle ai une lame tranchante ou émoussée : dans le premier cas, les parcelles de gom laque sont électrisées négativement, et positivement quand le tranchant émoussé. Le bois de hêtre chaud donne des parcelles positives quand on racle avec une lame émoussée, et négatives, avec une lame tranchante. Qui le bois est froid, les copeaux sont toujours négatifs.
Flexions. — Peltier est parvenu à obtenir de l'électricité par de simf flexions produites dans un fil de cuivre. Ce fil, non recuit, était courbé cercle, et ses extrémités mises en communication avec un réométre ; il éi soutenu de distance en distance par des supports. Si l'on venait à infléc successivement dans deux sens opposés, une des parties libres de ce cercle, observait une déviation de l'aignillc du réométre, annonçant' une product d'électricité. Il arrive assez souvent qu'on n'obtient pas de résultat, ce qu lieu probablement quand la flexion est symétrique de part et d'autre du pc attaqué. Si, dans ce cas, on change la structure du fil prés d'un des appo soit en l'écrouissant, soit en le recuisant, l'électricité se manifeste beaocc plus facilement ' . On peut aussi lui donner naissance en frottant le fil, coidi pour le faire vibrer longitudinalement.
442S. Vibrations. — Il y a encore dégagement d'électricité dans vibrations. M. Sullivan^, ayant fait vibrer un fil tendu, dont une moitié et en laiton et l'autre moitié en fer, soudées bout à bout, vit une légère déviaï dans l'aiguille d'un réométre dont le fil était joint par ses extrémités à celles fil en vibration. La déviation cessait en même temps que la vibration. L*e
1 Ces expériences pourraient laisser des doulcs, à cause de Pélectricité dMnductioo qui nailrc dans le fil pendant qu'on le déplace, sous Tinfluence du mugnélisme terrestre, ooi nous le verrons plus lard. Cest pourquoi on opère en orientant le cercle dans différents aâi par rapport au méridien m<ignétique.
2 Archives de l'Hectriciié,, t. V, p. 480.