‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 75 sur 189 · EFFETS GENERAUX DE LA PILE · texte numérisé non relu

EFFETS GENERAUX DE LA PILE

fa DM interruption que ne peut franchir rélectricité ; dans le cas contraire, il iA fermé.

9mÊ àm coarmat. — Les deux électricités accumulées aux pôles de la pile mlone vers Tautre à travers le circuit. On ne peut donc dire que le courant arche dans un sens plutôt que dans le sens opposé. Cependant, pour indiquer îfoel côté se trouve le pôle positif de la pile, on est convenu d'appeler sens \emranty le sens dans lequel marche Télectricité positive. On dit donc que tutrant va du pôle positif au pôle négatif; mais il ne faut voir là qu'une loière conventionnelle de s'exprimer.

Les courants voltaîques produisent sur les corps qu'ils traversent, ou prés tqnels ils passent, différents effets que nous étudierons plus tard en détail, lis que nous allons dés à présent énumérer. Ces effets se distinguent, en ets physiologiques, physiques, chimiques et magnétiques, i* Les effets physiologiques consistent dans les commotions produites, soit ries cadavres des animaux, soit sur les animaux vivants. Ces effets sont otant plus intenses que la pile possède un plus grand nombre de couples». i^Les effets physiques sont de plusieurs sortes; par exemple, si l'on met ;re les extrémités des électrodes, un fil métallique suffisamment fin et court, fil rougit, fond, ou même se volatilise, suivant la puissance de la pile. Ces ts dépendent surtout de la grandeur des éléments; un seul couple à grande face est plus efficace que 100 couples de petites dimensions. ^ Les effets chimiques se manifestent quand le courant traverse un corps ■posé, liquide, ou en dissolution. Ce corps peut être décomposé. Les résuldépendent ici, à la fois, du nombre et de la grandeur des éléments; il en on certain nombre pour vaincre l'affinité chimique et pour que la décoration commence, et une fois ce nombre réalisé, la décomposition est d'autant rapide que les éléments ont une plus grande surface. M. Faraday a donné om à^électrolyte au liquide soumis à l'action décomposante du courant, iremier cas de décomposition qu'on ait observé est celui de l'eau. En 1800, isle et Nickolson, ayant monté une pile à colonne avec des disques de zinc argent, sentirent une odeur analogue à celle que produit le gaz hydrogène ïu'il se dégage d'un mélange d'eau, d'acide irique et de zinc. Ayant alors fait passer le ant à travers de l'eau, ils virent du gaz hydrojse dégager au pôle positif, et des traces d'oxym se manifester au pôle négatif.

•itamètre. — Pour faire passer le courant de le à travers l'eau, et la décomposer, on emploie urd'hui le petit appareil de la fig. 1062, désigné M. Faraday sous le nom de voltamètre. Il siste en un vase de verre , dont le fond est ^rsé par des fils ou de petites lames en platine. Ces fils sont isolés l'un Tautre. On met leur partie extérieure en communication avec les élec-

li-fMiuMii.ini.i-iiiiiMiillii.mi.liii. iri... iiiiiim

Fig. 1062.

312 SOURCES D*ÉLEGTR1CITÉ.

trodes d*une pile ; par exemple, en les enfonçant en m et n , avec ces deniien^ dans du mercure. Le vase contient de Teau à laquelle on ajoute, pour h rendra meilleure conductrice, quelques gouttes d'acide sulfurique, quand la pile o* a pas un grand nombre d'éléments. Dès que le circuit est fermé, on voit partir de chaque point des fils de platine , de petites bulles de gaz , que Tos recueille dans des éprouvettes en verre o, h, placées au-dessus. Ce qu'il y a de très remarquable, c*est que les éléments de Teau se dégagent séparément. L'oxygène apparaît seul en o, sur le fil qui apporte l'électricité positive, et rhydrogéne seul en h, sur celui qui apporte Télectricité négative. C'est aiasi que l'eau fut, pour la première fois, décomposée, et que ses éléments furent recueillis séparément. En h, on trouve deux fois plus de gaz qu'en o, ce qui montre que l'eau est formée de 2 volumes d'hydrogène pour i volume d'oxygène. Pour reconnaître qu'il y a de l'oxygène en o, on retourne l'éprouvette, et Ton y plonge une allumette qui présente quelques points en ignition ; elle se ralluoe aussitôt. En approchant une flamme, del'ouTertQre (le l'éprouvette h, après y avoir introduit un pei d'air, on entend une petite détonation qui prouve la présence de l'hydrogène.

Parmi les effets chimiques des courants, nous citerons encore la décomposition des sels , découverte, en 1803, par Berzélius et Hisinger. L'eipéricnce se fait au moyen d'un tube en U (fig. iO^ dans lequel on met le sel en dissolution. Des lames de platine accrochées aux électrodes de la pilei plongent dans les branches a et 6, et le sel est Fig. 4 063. décomposé. S'il s'agit d'un sel à base alcaline,

l'acide se rend en h au pôle positif, avec l'oxygène de l'eau décomposée, et la base, en a au pôle négatif, avec l'hydrogène. Si Ton emploie une dissolution d'un sel neutre, comme le sulfiite de potasse, colorée en bleu par le sirop de violette, on la verra rougir en 6, et devenir verte en i. Si la base n'est pas alcaline, le métal de la base se dépose au pôle négatif* et son oxygène se porte au pôle positif, avec l'acide.

Corps «leetro-positlfs et éiectro-négatife. — Dans les décompositioos

produites par les courants, on donne le nom de corps «7ecfra-po«(t/i à ceux qui se rendent au pôle négatif, et de corps électro-négatifs, à ceux qui se rendent au pôle positif. Ainsi, l'hydrogène de l'eau est électro-positif, eJ l'oxygène, électro-négatif. L'acide des sels est électro-négatif, et la base, éUetrO' positive. Ces dénominations viennent de ce que l'on suppose que les molécules qui entrent dans un composé, sont naturellement électrisées; et comme les électricités contraires s'attirent, ce sont les molécules électrisées positivement ou électro-^positives qui sont sollicitées vers le pôle négatif de la pile, et réci' proquement. Du reste, une même substance peut être électro-positive ou ékc' tro-négative, suivant la nature de celle avec laqyelle elle est combinée. N<>"*

Page 1