‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 74 sur 189 · PILES SECHES · texte numérisé non relu

PILES SECHES

r une feuille de papier un peu humide < , et Ton recouvre la face d*ane couche de peroxyde de manganèse en poudre, que Ton fait I frottant avec un bouchon. On superpose plusieurs feuilles ainsi prén mettant Tétain toujours du même côté, puis on enlève, avec un ièce, des groupes de rondelles qu'on superpose, toujours dans le ne, de manière à réunir plusieurs milliers de couples. On place aux

de cette pile des disques épais de cuivre et de zinc , que Ton presse i maintient par des cordons de soie attachés , pendant la pression ,

crochets. On plonge ensuite la pile dans du soufre ou de la gomme ision, dont elle se trouve enveloppée , ce qui la préserve du contact les piles , même avec un très grand nombre d'éléments, ne donnent te bibles résultats. Au bout de quelques années , elles cessent de l'électricité. Cependant, M. Deiezenneen a construit qui conservaient r activité au bout de 28 ans.

et M. Delezenne , chacun de leur côté , ont établi des piles sèches iléments pouvant donner des commotions, et produire des étincelles et chimiques. Le premier ne réunissait qu'un petit nombre de couples nuer l'inconvénient de l'imparfaite conductibilité du papier , qu'il u reste, assez humide. M. Delezenne empile des feuilles de papier le papier étamé, de manière que lé cuivre s'appuie sur l'étain ; ou ïuilles étamées garnies, du côté non étamé, d'une couche de peroxyde lèse appliquée avec de la colle de gélatine ^ Une pile de 300 couples, ornent comprimés et dont le papier est suffisamment humide, donne )Uons qui se font sentir jusqu'au poignet , décompose l'eau, et dévie imantée quand on fait communiquer les coumes avec les flis d'un réomètre ; effets qui

à mesure que la pile perd de son humidité. âppileations. — On a tiré parti de la tension aux pôles des piles sèches , pour produire effets d'attractions et de répulsions électri- Of en de petits appareils de formes très variées ; firad'en citer un. On dispose verticalement deZamboni ab, cdifig. lOGO), dont les pôles es, et qui communiquent entre elles par leur rieure. Un pendule on, dont la balle isolée ler alternativement les boutons électrisés a c continuellement de Tun à l'autre. On a fait à Munich et à Vérone horloges dans lesquelles le mouvement du pendule , produit par

Fig. 4 060. — V6-

Im8 le papier est imbibé d'huile , de miel, de lait , d'une disso^ulion légèrement nce de térébenthine... La pile est alors plus forte dans les premiers temps, mais 18 rapidement son énergie, que celles dont le papier n'a pas été préparé. tdêla Société de Lille, et Archives de l'électricité, t. V, p. 67.

310 SOURCES d'électricité.

l'électricité, se transmettait â des aiguilles, par Tintennédiaire de mais l'intensité des piles sèches variant avec l'humidité et la tempéi allant en décroissant peu à peu, le mouvement était très irréguliei

Eleetroscope de Bohnenberger. — Si l'on SUSpend entre d< sèches égales, disposées comme celles de la fig, 1060, une feuille d à égale distance des boutons a et c, on aura un eleetroscope exti sensible; caria moindre électricité fournie à la feuille d'or, rompant !'• la fera s'incliner vers le bouton électrisé d'une manière contraire. La représente cet eleetroscope. Une cloche de verre préserve la feuille agitations de l'air. On a reproché à cet instrument d'être infidèle, pai feuille d'or est en équilibre instable ; mais avec des précautions, V l'air suffit, à c^use de la faible masse de la feuille d'or, à la maintenir tant qu'elle n'est pas électrisée.

DiaKomètre de Rousseau. — Cet instrument (fig. 1061 ) est < comparer la conductibilité des liquides, ns est une faible aiguille portant un disque de clinquant n, et très mobile sur un pivot oiso plateau de résine. Du pied de ce pivot part un conducteur oc, qui ] coupe c et un disque métallique r. On place oc dans le méridien magnétique, .-' "^^s.

de manière que le disque n touche le / ^^

disque r. P est une pile sèche non isolé^, ^

que l'on fait communiquer par un fil avec '^^;;;:2^^^*^*^*^^^^^ le liquide contenu dans la coupe c. Quand RÀ^^^^^i jC ce liquide est bon conducteur, l'électri- K^ Ijr^^^TO^^ cité le traverse, les disques w et r reçoi- ^^^^^^g^g^^gj vent la même électricité , et l'aiguille V^^J^^HlÉ^^^S s'écarte de manière à arriver immédia- \ ^J^^^^^% -^^yS tement au maximum de déviation. Si , W""'^"''"''*'""""'^"""'*""""'^" au contraire, le liquide est imparfaitement pig. ^064.

conducteur, la déviation augmente peu

à peu, et l'on peut en suivre les accroissements, sur une division qui cloche de verre qui abrite l'instrument. Le temps que met l'aiguille à son maximum de déviation, donne une idée de la conductibilité di M. Rousseau a trouvé ainsi que l'huile d'olive pure conduit à peine l'éi tandis que l'huile de graines conduit bien ; tellement qu'une très petite mêlée à l'huile d'olive peut être décelée. M. Rousseau a encore con les charbons qui conviennent le mieux dans la fabrication de la pou ceux qui conduisent le moins bien rélectricilé.

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