DE L AFFAIBLISSEMENT DE LA PILE
iane qai mai senri d'électrode négatif absorba de Toxygéne, et l'autre de rkjfdrogéne. Des lames neuves plongées. Tune dansée dernier gaz, l'autre dans l'oxYgéne, donnent aussi un courant quand on les enfonce ensuite dans un liquide (ondueteur. 11 suflRt, du reste, qu'une seule des lames ait été plongée dans un des gaz pour qu'on obtienne un courant, et Ton remarque alors que l'hydrogène donne un résultat beaucoup plus marqué que l'oxygène. M. Schœnbein a trouvé même qu'il suffit, pour obtenir un courant, qu'une des lames neuves plonge dans de l'eau contenant de l'oxygène, et l'autre dans de l'eau distillée; les deoi liquides sont séparés dans un même vase par une cloison poreuse. L'eau fst hydrogénée, soit artificiellement, soit parce qu'elle a reçu de l'hydrogène dans la décomposition de l'eau, produite préalablement avec le même appareil. L'eau mêlée d'oxygène ne lui a pas donné de courant dans les mêmes drconstances.
H. Daniell a signalé, parmi les substances qui se déposent sur la lame inactive dans l'eau acidulée, du zinc métallique provenant de la décomposition dn sulfate de zinc formé. Celte couche, qui peut être assez épaisse pour qu'on puisse la détacher par fragments, constitue une lame de zinc opposée à celle fc couple, et fournissant un courant opposé à celui que l'on veut obtenir.
indépendamment de l'action chimique qu'ils produisent, les dépôts, surtout ^nand ils sont gazeux, ralentissent encore l'action chimique en s'interposant «ntre les lames métalliques et le liquide, et forment un obstacle au passage de réleclricité, du liquide dans le métal, ou vire versa
Il est facile de comprendre maintenant pourquoi l'affaiblissement se montre surtout quand le circuit est fermé ; c'est que, alors, le courant intérieur de la pfle n'étant pas contrebalancé par le contre-courant des pôles (i455), les dépôts se forment rapidement. Quand on ouvre le circuit, ces dépôts se dissolut, et la pile reprend son énergie. Un courant d'une autre pile, dirigée en sens contraire de celui de la première, détruit la polarité en formant des dépôts it nature opposée qui neutralisent ceux qui existaient déjà.
C'est surtout sur la lame inactive, qu'il se forme des dépôts. Celui qui tend i recouvrir la lame attaquée est généralement dissous, par le fait même de ' l'action chimique qui s'y produit. Dans les piles à zinc et eau acidulée, le métal 'naclif reçoit, comme nous l'avons vu, une couche de gaz hydrogène. On rend "ûoindre l'épaisseur de celte couche en chaque point , en donnant au cuivre ûiïe plus grande étendue qu'au zinc; ce qui nous donne aussi l'explicalion de 'accroissement de puissance qu'on obtient quand on replie le cuivre autour <ïu zinc, comme dans la pile de Wollaston.
i4CS. D« la destru<$tloii de la eouche d'hydrogène au moyen de ^•xy«ène. — Il résulte de ce qui précède, que, pour qu'une pile chargée ^vec de l'eau acidulée conserve sa force, il faut enlever au fur et à mesure l'hydrogène qui se dépose sur la lame inactive. On peut parvenir à ce résultat ^n absorbant ce gaz au moyen de l'oxygène. C'est ce que l'on fait en ajoutant wn peu d'acide azolique à l'eau acidulée : cet acide passe à l'élal d'acide hypo-
SOURCES D ELECTIUCITE.
azotique, en cédant de Toxygéne à Thydrogène, qu'il absorbe en partie ea formant de Teau. L'acide azotique attaquant aussi le cuivre, le liquide prad une teinte verte.
AetioB de l'oxygène de Tair sar la pile. — Nous avons VU que la fk absorbe l'oxygène ambiant, et que cette absorption augmente son activité (1451). M. Adie, puis Viard ^ ont prouvé que c'est en absorbant l'hydrogéac de la lame inactive que l'oxygène agit dans ce cas. Viard opérait en plongeait les métaux dans un liquide aéré uu purgé d'air par l'ébullition. La fig. iOU représente l'appareil dont il a fait principalement usage. Les deux lames métalliques /, V sont renfermées dans des tubes /, t' soutenus par un bouchos dans un même vase de verre, et fermés à leur partie inférieure par une menbrane. L'un d'eux est entièrement rempli de liquide aéré^ l'autre , du même liquide privéd'airparl'ébullition ; ils communiquententre eux par du liquide de même espèce dans lequel ils plongent.
Dans un grand nombre d'expériences , faites sur divers métaux et sur une dizaine de dissolutions différentes, Viard a reconnu que
la force du courant augmente quand la lame la moins attaqoée se trouve dans le liquide aéré, ce qui montre bien que l'oxygène agit principalement en absorbant l'hydrogène de cette lame. Viard a encore procédé ea comparant les intensités du courant quand les deux lames plongeaient dans b même dissolution , successivement bouillie ou aérée. Parmi les différentes expériences qu'il a faites à ce sujet , nous citerons la suivante : les deax métaux n, n' (fig. 1085) sont engagés dans un gros tube T qu'on a rempli de dissolution bouillie, au moyen de pointes effilées que Ton a ensuite scellées i la lampe. Le courant produit ayant été observé, on casse les pointes, en plaçait le tube obliquement, de manière que la pointe la plus élevée plonge dans use dissolution aérée; le tube fonctionne comme un siphon, et le liquide qu'il renferme est remplacé par du liquide aéré. Aussitôt le courant donne uae déviation au moins cent fois plus grande qu'auparavant. M. Grove avait à$ constaté qu'un couple de zinc et platine incapable de décomposer l'cao, h décomposait dés qu'on mettait la lame de platine en contact avec de l'oxygéœ gazeux. Viard a constaté encore , en mettant le liquide à l'abri du contactée l'air, et plaçant des cloches graduées remplies d'oxygène au-dessus des àmi métaux du couple, que ce gaz est absorbé , et bien plus quand le circuit est IVrmé que lorsqu'il est ouvert , comme on pouvait le prévoir. Les expériences
Fig. 4 085.
Fig. 1084.
Annales de chimie et de physique, 3* série, t. XXXVI, p. 129, et XLII, p. 5.