‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 81 sur 189 · PILES A CHARBON · texte numérisé non relu

PILES A CHARBON

eo coÎTre mv serré par une vis v , et portant une languette m , qui forme réiectrode positif.

M. Ârchereau a modifié le couple de Bunsen en mettant le zinc en dehors pour augmenter retendue de la surface attaquée, revenant ainsi à la disposition adoptée primitivement par M. Grove. Pour ( harbon, il emploie des prismes de cette plombagine artificielle qui se forme dans les cornues k gaz d*éclairage. La fS' 1098 représente 6 couples de la pile ainsi modiûée. En V est une section faite par un plan passant par Taxe d'un de ces couples; c est le charbon. — Pour faire communiquer les couples entre eux, M. Archereau entoure le charbon d'un collier serré par une vis, et muni d'une bande de cuivre qui va se réunir, ao moyen d'une pince à vis, à une bande semblable fixée au zinc du couple suivant. M. Deleuil, qui forme le cylindre intérieur au moyen du charbon préparé de M. Bunsen, termine les bandes a, a, a,... fixées aux zinc (fig. 1098), par des troncs de cône en cuivre b qu'on enfonce dans des trous pratiqués dans les cylindres de charbon. M. du Moncel creuse simplement une cavité dans la base de ce cylindre, y met du mercure, et y plonge l'extrémité de la bande de cuivre fixée au zinc du couple suivant.

Les couples à charbon intérieur, désignés souvent sous le nom de couples i'Archereau, sont bien plus puissants que les couples à charbon extérieur. Il faut généralement deux de ces derniers pour produire les mêmes effets, et donner la même tension qu'un seul couple à charbon intérieur de même grandeur. On a adopté, en France, deux modèles principaux : l'un de 20 à 2^'^de hotenr, l'antre de 13 à 14. Un seul couple du grand modèle suffit pour faire inpr un fil de platine, et deux décomposent l'eau avec rapidité.

i4ê8. Plies dont tons les eonples s'amoreenC en même temps. — 1m piles à diarbon sont très énergiques et fréquemment employées ; mais elles «ont longues et pénibles à monter et à démonter. On a donc cherché des dispositions permettant de mettre les couples en contact avec les liquides ou de les en séparer tous h la fois, comme cela a lieu dans la pile de Wollaston. M. du Moncel a imaginé le moyen suivant : les vases poreux, contenant l'acide azotique et le charbon, sont fixés par le haut dans des trous pratiqués dans nue planche, de manière qu'on peut les enlever tous simultanément. On les plonge alors dans une série de vases cylindriques en verre, disposés à ciHé de la pile, et renfermant de l'acide azotique ; sans cette précaution, Tacide suintenil à travers les parois des diaphragmes. Un petit trou, pratiqué dans le haut des vases poreux, permet au liquide de prendre le même niveau en dedans et en dehors de ces vases. La planche est enduite, même dans l'intérieur des trons, d'une couche de cire à bouteilles ou de gutta-percha, pour préserver le bois des émanations de l'acide. Les lames de zinc sont fixées à un cadre en lK)is, au moyen d'oreilles; on peut donc, après avoir enlevé les vases poreux, Wre sortir simultanément toutes ces lames, de l'eau acidulée. La manœuvre inverse permet de mettre, en deux mouvements, la pile en état de fonctionner.

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La communication entre les couples est établie au moyen de fils de eniire enveloppés de gutta-percha, assez longs pour se prêter aux déplacements qse nous venons d'indiquer.

Cette disposition ingénieuse ne peut s'appliquer qu*à un petit nombre de couples. Pour les piles qui en ont un grand nombre, M. Archercau emphie deux pompes, qui injectent, Tune de Tacide azotique, Fautre de Tean acidulée. Ces liquides sont conduits par deux tubes en gutta-percha, envoyant des embranchements jusqu'au fond des vases de la pile, qui reste toujours montée, de manière à former deux systèmes de siphons qui établissent un même msm dans tous les vases qui reçoivent le même liquide. Quand on veut vider lei vases, ces tubes deviennent tubes aspirateurs des pompes, au moyen d'un artifice particulier. M. Archereau a encore employé une autre méthode, qui exige, comme celle-ci, la mise en mouvement de grandes quantités d'cicide. i

Nous avons imaginé une disposition dans laquelle on évite cet inconvénient, j et qui peut s'appliquer aux batteries d'un grand nombre de couples. Les vises 1

poreux et les cylindres de zinc z sont Bxési \ un même chAssis , vu en dessus en c'e\ k .i profil en ce, et en coupe en e^e" [fig, 1099). ; Les couples sont réunis deux à deux au moyen des tiges de cuivre r, r.. r'. On peut donc enlever tous ces couples en même temps; on les transporte dans une auge unique oii parallèle à la rangée de couples , et dans laquelle est disposée une série de vases cylindriques en verre V contenant de l'acide nitrique. Les vases poreux s'enfoncent dans les vases de verre, que les lames de zinc enifr loppj'nt rn plongeant dans de l'eau que contient l'auge.

Pour transporter ainsi les couples, quand ils sont nombreux , on emploie un système d'engrenage et de chaînes, comme dans h pile de Wollaston (fig, 1053), avec cette différence que la barre qui supporte le treuil T i/îflf. 1099) porte à ses deux extrémités des pièces transversales, dont l'une se voit en 66, pouvant rouler, au moyen de galets, sur deux barres fixes h rails w. Après avoir soulevé les couples, on pousse tout le système latéralement , poar le transporter au-dessus de l'auge aa, dans laquelle on peut ensuite le faire descendre, la barre /, (jui se déplace avec la traverse 66, sert a guider le chùssis ce pendant son ascension et sa descente. Les vases poreux sont fermés par des couvercles qui empêchent l'acide azotique de s'évaporer, eliB

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