‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 82 sur 189 · PILES A CHARBON · texte numérisé non relu

PILES A CHARBON

nt entourés de bourrelets annulaires en caoutchouc qui ferment les vases de <rre. On conçoit qu'il serait facile de disposer ainsi, parallèlement, plusieurs logées de couples, en ayant soin d'avoir autant d'auges que de rangées. IMt. ModifleatioDs diverses des plies à eharbon. — On a fait mcoup d'essais, dans ces derniers temps, pour augmenter l'énergie des piles darbonetles rendre d'un usage plus économique. MM. E. Liais et L. Fleury, ii852, ont supprimé le vase poreux et versé l'acide azotique dans une cavité âiiagée dans l'axe du cylindre de charbon. Celui-ci, qui doit être très poreux, iue suinter l'acide azotique, dont sa surface est toujours imbibée. La puisées du couple est alors égale à celle d'un couple ordinaire dont le zinc irait une étendue cinq fois plus grande.

Les mêmes inventeurs ont encore employé la disposition suivante : le char- «est à l'extérieur, comme dans la pile de Bunsen, et plonge dans de l'acide ilforique concentré. Il y a un vase poreux rempli d'eau acidulée a 12°, dans foelle plonge le zinc. Une rigole circulaire, creusée dans la partie supérieure

I charbon, reçoit de l'acide azotique. Le couple donne alors une tension à peu is double de celle d'un couple ordinaire de Bunsen. En disposant plusieurs aphragmes concentriques contenant de l'acide sulfurique de force décroissant t l'extérieur au vase intérieur, on obtient encore une tension plus forte, et un •I couple peut en remplacer plusieurs construits dans le système ordinaire. Le haut prix de l'acide azotique et l'inconvénient des vapeurs qu'il répand,

II fait essayer d'autres substances capables d'absorber l'hydrogène. M. Leroux employé le chlore : il entoure le charbon intérieur d'un mélange d'acide chlolydrique et de peroxyde de manganèse, qui dégage du chlore. Si l'on chauffe 35"*, le courantaugmentc beaucoup d'intensité. M. Guignet emploie du sulfate I peroxyde de fer, qui est facilement réduit par l'hydrogène ; ou bien encore I mélange d'acide sulfurique et de peroxyde de manganèse qui fournit de l'oxiflc. M. Lavenarde a remplacé l'eau acidulée qui baigne le zinc, par une ssolution de sel marin ou d'hypochlorite de chaux, et l'acide azotique, par de au acidulée par l'acide sulfurique, ou une dissolution de carbonate de potasse I de soude. La pile est alors plus faible, mais plus constante que celle de msen.

M. Buff obtient les mêmes résultats en mettant autour du charbon , du îTchlorure de fer , contenant A ou 5 centièmes d'acide chlorhydrique. M. Marié-Davy ayant remplacé l'eau acidulée par de l'eau pure, et l'acide îolique par une pâte de sulfate de mercure, qui absorbe l'hydrogène en mettant mercure en liberté, a construit une pile des plus commodes; car il n'y a tt*à remplacer l'eau qui s'évapore. Des expériences faites sur les lignes télénphiques ont prouvé que 38 couples de cette pile remplacent avantageusement hsde 60 couples de Daniell.

*4lo, FILB8 NOUVELLES. — On fait aujourd'hui un emploi de plus en plus ''^enl de réiectricilé dans l'industrie et dans la télégraphie. Aussi a-t-on les tentatives pour obtenir une pile d'un emploi commode, et four-

352 SOCRCËS d'êlfxtricité.

nissant réiectricilé à bon marché. On cherche surtout aujourd'hui à en constrain dont les produits puissent être utilisés dans Tindustrie, de maniéré à dimloM les frais d'entretien. Beaucoup de tentatives ont été faites dans divers sew; nous allons faire connaître quelques-unes des solutions qui ont été proposées.

Piles à Boifate de plomb. — On a cherché à absorber l'hydrogéDe pai des substances solides , de manière à n'avoir plus besoin de vases porevL C'est ainsi que M. de La Rive a remplacé le charbon par du peroxyde A manganèse ou par du peroxyde de plomb. M. Becquerel et M. Marié-Dn] ont employé le sulfate de plomba qui réduit en pâte avec de l'eau salée, se moik et durcit comme le plùtrc. Le sulfate de plomb agit ici comme le sulfate à cuivre de la pile de Daniell.

Pile à lodare de potaBsinm. — M. Doat met cn dehors du vase poreu de la pile de Bunsen du mercure, qui remplace le zinc , et une dissolutia saturée dlodure de potassium. Lacide azotique est remplacé par une dis» lution d*io(ie dans Tiodure de potassium. Quand le circuit est fermé, riiA attaque le mercure, et il se forme du proto-iodure de mercure. Mais cedi substance, en contact avec Tiodure de potassium, abandonne la moitié de m mercure et passe à Télat ôeperiodure, qui agit fortement sur le mercure pM se changer en proto-iodure, ce qui augmente encore la quantité d'électricU fournie. Cela continue ainsi jusqu'à ce que le liquide soit saturé de periodn de mercure dissous dans Tiodure de potassium. On retire alors le liquide aiec un siphon et l'on en sépare le pcriodure de mercure par distillation , puis M régénère le mercure par la baryte, qui forme de l'iodure de baryum et de Yoijk de mercure qu'on décompose par la chaleur. — Les couples de celte pile OÉ la forme de parallélipipédes aplatis ; ils sont posés sur une planche qui pal s'incliner plus ou moins , de manière qu'on peut faire varier le niveau k mercure, et l'accumuler plus ou moins vers un des angles, pour modifier b quantité produite d'électricité.

Plie an bichromate de potasse. — Cette pile est à un seul liquide, ht bichromate de potasse a pour la première fois été employé dans la pile, pir M. Bunsen. M. Poggendorff a trouvé que ces piles s'affaiblissent rapidenieotà cause du dépôt de l'oxyde de chrome sur le zinc. MM. Grenet et FonvielleoiC eu alors l'idée d'empêcher le dépôt en faisant passer des bulles d'air à traven le liquide, au moyen d'une souftlerie. Ce liquide est composé de bichromate Ji potasse dissous dans l'acide sulfurique concentré, et les couples sont formés Ji lames de zinc et de charbon. Ces piles paraissent surtout propres à faire rougir des fils métalliques, et sont employées pour cautériser, par une méthode dîil nous parlerons plus tard. — M. Poggendorff emploie le bichromate de potassa à la place de l'acide azotique de la pile de Bunsen, et il parait qu'alors rélectridté coule 3 fois moins qu'avec l'acide azotique.

Pile de H. Paiagi. — Cette pile, qui s'use à peine, se compose d'un TtfS profond rempli d'eau pure ou salée, dans laquelle s'enfonce une longue baoA de zinc, et une chaîne formée de morceaux de charbon suspendus les unsaox

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