‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 94 sur 189 · ÉLECTRICITÉ DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

ÉLECTRICITÉ DES VÉGÉTAUX

intense, que le fil extérieur était plus prés de l'épiderme. Si , quand ce dernier

fl est tout prés de Tépiderme, on retire Tautre de la moelle, pour le rapprocher

itïécorce, le courant s'affaiblit jusqu'à ce que le fil soit placé entre le bois

et Técorce, dans la couche de camhium qui les sépare. Le courant change

ibrede sens, et le fluide positif part de Tépiderme. Si Ton prend un morccctu

féeorce détachée de Tarbre, et qu'on applique les fils du réométre sur la face

■terne et sur la face externe dépouillée de son épiderme, on obtient encore

iieoQrant, mais il s'affaiblit beaucoup plus promptement que dans l'expérience

frfeédente ; ce qui prouve que l'action de l'air a pour effet de faire disparaître

In propriétés électriques. M. Becquerel a fait aussi beaucoup d'expériences

m des tubercules et diverses racines. Dans toutes ces expériences, il faut

niir soin d'éviter les effets de la polarisation des fils de platine.

M. Becquerel explique les courants dont nous venons de parler , par la ^faction de la sève riche en oxygène qui monte dans le ligneux, sur la sève fi descend dans le tissu cortical et qui perd continuellement son oxygène. La he ascendante se comporte comme un acide à l'égard de l'autre. Il sufilt léme de plonger dans l'eau , des aiguilles de platine que l'on vient d'enfoncer us le ligneux et l'écorce, pour obtenir un courant produit par l'action lÛDique des sucs qui adhèrent à la surface de ces aiguilles. Si Ton enfonce 18 aiguilles à la même profondeur dans l'écorce, en deux points placés sur i même verticale, on obtient un courant qui indique que l'aiguille inférieure raidie fluide négatif; ce qui devait être, puisque la sève perd de plus en bs son oxygène , en descendant. Si l'aiguille inférieure est plongée dans le il humide, à quelques mètres des racines du végétal, qui peut, du reste, être pieux ou herbacé, on obtient un courant qui montre que l'aiguille plongée IBS le sol reçoit l'électricité positive. Ce résultat s'explique en admettant que i sève asc3ndante communique aux racines l'électricité positive qu'elle prend tas sa réaction sur la sève descendante. Au lieu d'enfoncer l'une des aiguilles ttis les couches extérieures du végétal , on peut la placer entre plusieurs milles superposées tenant encore aux branches. Si on l'enfonce dans le ligneux rès de la moelle, on obtient peu ou point d'effet, comme on pouvait le prévoir. h voit que ces effets tendent à diminuer Télectricité négative du sol et doivent loir une certaine influence sur l'état électrique de l'air. Enfin , les courants ne l'on dérive à l'extérieur de la plante, tendent à prouver qu'il circule dans on intérieur, des courants électriques dans des directions diverses.

M. Buff a publié de nouvelles expériences, dans quelques-unes desquelles il tnitsoin de ne pas blesser ou mutiler les plantes sur lesquelles il opérait ^ Deox vases contenant du mercure recevaient des fils de platine entourés d'un inbe de verre et mis en rapport avec un réométre ; sur le mercure était de i*ean dans laquelle étaient plongées les deux parties du végétal dont on voulait comparer l'état électrique. Quand ces parties étaient les feuilles et les racines,

* Aumles de chimie et de physique, 3<: série, t. XLI, p. 198.

enlevées du sol sans les déchirer, et débarrassées de la terre qoi les entoi^}, rait, au moyen d*un courant d'eau, on constatait un courant allant des radn^ aux feuilles à travers la plante. Dans une branche séparée de la tige, k courant marchait aussi vers les feuilles. L*écorce jeune et fraîche, les hootoui; . les fleurs se comportent comme les feuilles. Dans les champignons, rintériev est négatif par rapport à la surface laissée intacte. M. Buff conclut, en général, que les racines et toutes les parties internes des plantes qui sont remplies è sucs, sont négatives , par rapport aux surfaces extérieures plus ou humides.

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