OUVERTURES QUELCONQUES
brillaBte. On ne peut attribuer cet effet à l'irradiation; car, dans ce cas, le disque empiéterait sur les premiers anneaux, ce qui n*a pas lieu.
Efiéto des diaphragHies. — M. J. Herschel ayant placé en avant de Tobjectif de la lunette dirigée vers une étoile , des diaphragmes de diverses formes, a observé des effets très curieux, dûs évidemment à la diffraction des rayons qui rasent les bords des ouvertures de ces diaphragmes, et à la convergence que l'objectif leur imprime. Ces phénomènes peuvent être variés indéfiniment ; nous allons en citer quelques exemples.
DlaphrasHie & oaTertare elreolaire on annalalre. — Quand l'objectif est rétréci par un diaphragme à ouverture circulaire, Timage de Tétoile s'agrandit , et d'autant plus que Touverture est plus petite. Cette image ressemble à celle d'une planète, et est entourée d'anneaux colorés, dans lesquels le violet est en dedans. Quand l'ouverture est très petite, de 12"'°',5 par
Fig. 4 668.
Fig. 4 669.
exemple, les anneaux pâlissent, ne sont plus distincts, et les contours de l'image, très agrandie, sont très diffus.
Arago a remarqué que si Ton enfonce ou qu'on retire peu à peu l'oculaire, de la lunette, l'image de l'étoile présente à son centre une tache alternativement noire et lumineuse. Il y a là analogie avec ce qui se passe quand on emploie une petite ouverture circulaire (2266), et nous avons vu le parti qu'on a tiré de ce résultat pour la construction d'un sein tillométre (2242).
Les ouvertures annulaires produisei^t des effets analogues très brillants et très réguliers. Quand on rétrécit la fente circulaire, l'épaisseur des anneaux colorés diminue, ainsi que le diamètre de l'image centrale, qui finit par se réduire à un point pendant que les anneaux ^se confondent, après s'être tellement multipliés qu'on ne peut les compter. Les diamètres des anneaux et de l'image centrale ont paru à M. J. Herschel, en général, proportionnels à (f — r) : r en représentant par r' et r les rayons extérieur et intérieur de la fente circulaire.
Indépendamment de ces anneaux très rapprochés, on en voit d'autres beaucoup plus grands, ressemblant à des halos, mais très faibles ; ils sont bien phis distincts quand on emploie deux fentes circulaires concentriques.
Trois ouvertures circulaires dont les centres sont au sommet d'un triangle équilatéral , donnent un disque brillant auquel sont tangents 6 disques de même grandeur, mais d'un éclat plus faible. Le tout est entouré de larges
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annemix semblables à des halos. Si les trois ouvertures circulaires sont remplacées par trois ouvertures angulaires égales, les résultats soat les mêmes que s'il n*y en avait qu'une. Mais si Ton vient à enfoncer ou retirer peu à peu l'oculaire, on distingue trois systèmes d'anneaux correspondant aux trois ouvertures, et qui se séparent de plus en plus.
MapkTBgne & oovertiiM trlansolalre, ele. — Lorsque l'ouverture présente la forme d'un triangle équilatéral, on voit un petit disque brillant entouré d'un anneau noir, d'où partent 6 rayons minces, brillants, à bords bien nets (fig, i6ô8), et correspondants aux angles et aux milieux des côtés de l'ouverture. Les rayons paraissent identiques, mais ils ne le sont qu'en apparence; car, si l'oculaire n'est pas au point, l'image prend l'aspect B ; on voit que trois des rayons sont formés de stries longitudinales, et les trois autres de stries transversales. Une fente formant un triangle, donne les mômes résultats. Un diaphragme percé de petits trous triangulaires régu- Fig. 4 670. liérement arrangés, comme en ab (fig, 1669), produit une
sorte d'étoile à 6 rayons formés d'ovales lumineux entourés d'un anneau plus ou moins coloré. Au centre, est un disque brillant incolore. Une fente figurant un carré, au lieu de donner 8 rayons, comme on aurait pu le penser, n'en donne que 4, qui sont composés de taches alternativement brillantes et sombres (fig. 1670). La première tache de chaque rayon est irisée transversalement ; les couleurs des autres sont peu distinctes.