FHANGES DANS LES LAMES EPAISSES
diffusion; elle rayon ac appartenant au c6ne diffus qui a son sommet en a, et formé par le rayon transmis 5a. Si nous prenons le point de départ de ces rayons en o, la différence de route sera oa+ac — oc) et, en adoptant les mêmes notations que précédemment, et faisant les mêmes eakuls, on retronte la formule [i] (2306). Si Ton veut y introduire Tépaisseur e , et l'indice de réfraction n de la lame, il faut rem-* placer f= ob par son équivalent opti-
que 0 X n, et il vient y
formule qui n*est autre chose que celte
que nous avons trouvée pour les an- Vîg. 4687.
neaux de Newton (2306), dans laquelle
%e serait remplacé par e ; ce qui tient à ce que, dans le cas du miroir sphérique;
le rayon qui est réfléchi intérieurement, a dû parcourir deux fois Tépaisseurde
la lame de verre.
S308. FBAHftBS PiOBUiTis PAi SES LASES tPAissu. — Les rayons ayant éprouvé des réflexions sur les faces de lames épaisses, peuvent interférer et produire des franges, comme dans le cas des lames minces, malgré la grande différence de marche. Voici comment M. Brev^ster a réalisé ce phénomène, en 1817: on dispose deux glaces bien égales {fi§. 1688), très rapprochées, et formant un très petit angle. On regarde à travers ce système , un disque lumineux soutendant un angle de i"" ou 3"" , par exemple une ouverture du volet de la chambre noire se projetant sur le ciel. On voit une image blanche de 4' ouverture , suivie d'une série d'images colorées de plus en plus faibles, dirigée normalement à l'intersection des lames. Ces images, dont on ne distingue bien, ordinairement que la première, présentent 15 ou 16 Fig. 4688. bandes irisées parallèles à l'intersection , et
dont les distances sont en raison inverse de l'angle des lames. Avec des glaces de S"™ d'épaisseur formant un angle de 11', la largeur des franges est de 26' à 27'.
Ces franges [sont, produites par l'interférence de certains rayons qui ont subi plusieurs réflexions dans les lames. Considérons seulement les rayons émergents qui n'ont subi que deux réflexions; il est facile de voir qu'ils sont au nombre de sept. En effet, soit A un rayon incident, et ABCDE la partie qui passe directement à travers les deux glaces. La réflexion en B et a, donnera le rayon e; et la réflexion en C et a\ le rayon e\ Ces deux rayons ne différant en longueur que de la quantité CB+CJb, pourront interférer. Une réflexion en D et o, donnera le rayon émergent c; et une réflexion en D
et o^ le rajoa c'. Ces deux rayons pourront aussi interférer, la différeoce de marche n'étant environ que 2oo'. Il reste encore deux rayons émergents f^ f formés par réflexions en C et b, et en D et a' ; mais leur différence de marche entre eux et avec les autres rayons émergents, étant égale au moins au double de répaisseur des plaques, ces rayons ne concourront pas à la formation des franges. Il ne reste donc, pour les former, que les couples de rayons e, e' etc, c'. D*aprés la direction des rayons incidents, direction qui dépend do point considéré du disque lumineux, la distance parcourue entre les glaces par ces rayons variera, la différence de marche CB+Cft ou ioo' sera d*un nombre pairde |> ou d'un nombre impair, et l'on apercevra, avec la lumière simple, des franges alternativement brillantes et obscures. Les systèmes de franges produites par les d^ux couples de rayons coïncideront sensiblement, parce que leur distance est tellement petite, qu'on peut regarderies différences de marche CB+Cb et ioo' comme égales.
Pour faire varier l'angle des glaces, M. Brewster les séparait par de petites masses de cire qu'il écrasait plus ou moins. On les ajuste aussi dans deux viroles emboîtées l'une dans l'autre, et à l'axe desquelles elles sont un peu inclinées ; en faisant tourner l'une des viroles, on peut amener les plaques à être parallèles, ou à former un petit angle dont le maximum est égal au double de l'angle que fait chaque lame avec le plan des viroles. — Enfin, les viroles peuvent être réunies par une charnière, et une vis sert à rapprocher plus ou moins le bord opposé.
Nous rappellerons , en terminant , les franges que M. Jamin obtient au moyen de la réflexion de rayons sur les deux faces de glaces sensiblement parallèles, et dont il a fait usage dans la construction de son réfractear interférentiel(2238).