‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 122 sur 195 · P0LAR18C0PES · texte numérisé non relu

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poor en observer Tintensité, ce qui est très incommode. M. Delezenne a imaginé un petit appareil qui ne présente pas cet inconvénient. Le miroir en verre noir est fixé en m {/ig. 1704), oi\ il forme un angle de Sb"" 25' avec Taxe du tube AB. Le rayon polarisé est réfléchi en m, entre perpendiculairement dans un prisme de verre P, où il éprouve la réflexion totale, et sort perpendiculairement par une autre face, où Yceil peut le recevoir, sans déplacement sensible, pendant qu'on fait tourner le tube sur lui-même.

S886. PUes de flaees. — Cet instrument, nommé aussi pol'ariscope de réfraetiony consiste en un grand nombre de glaces très minces et à faces bien parallèles, empilées les unes sur les autres dans un cadre métallique et inclinées de 35"" 25' sur le rayon polarisé, aulour duquel la pile peut tourner. Le rayon transmis à travers les lames de verre , change d'intensité quand on fait tourner la pile , et Ton trouve que le maximum d'éclat se montre quand le plan d'incidence sur la pile est perpendiculaire au plan de polarisa-

Fig. 4703. Fig. 4704. Fig. 4705,

lion. Le rayon est donc polarisé perpendiculairement au plan d'incidence quand il y a maximum d'intensité dans le rayon transmis. La figure 1703 représente la disposition qu'on donne ordinairement à l'instrument; il n'y a qu'à supposer qu'on ait remplacé le miroir mn par la pile de glaces.

sasv. Poiariseopea bi-réfrlnceiiCs. — Un cristal de spath d'Islande constitue un véritable polariscope. Si Ton fait passer un rayon polarisé à travers ce cristal, et qu'on le fasse tourner sur lui-même, ^on remarque que le rayon ordinaire s'affaiblit graduellement, pendant que l'autre augmente d'intensité. Le maximum a lieu, pour le rayon ordinaire, quand le plan de polarisation passe par la section principale du cristal ; alors a lieu le minimum du rayon extraordinaire^ et vice versa.

FrisBie M-réfHnceiit. — La bifurcation du rayon dans le prisme biréfringent est très incommode, à cause de la difficulté de distinguer le rayon ordinaire du rayon extraordinaire, et par suite de déterminer la position du plan de polarisation. On peut employer alors un prisme bi-réfringent a r matisé, ayant ses arêtes parallèles à l'axe. Les deux rayons sont assez écartés l'un de l'autre pour que l'un d'eux soit intercepté au moyen d'un écran, quand on les observe à une distance suffisante.

FriMiie ée Nleol. — M. Nicol se débarrasse d'un des rayons, par un artifice très ingénieux. Il prend un rhomboèdre de spath d'Islande, de 27""» de longueur, et de9""> de largeur et d'épaisseur, abcd (fig. 1705), le scie en

492 POLARISATION RECTIUGNE.

deux suivant l'es deux grandes diagonales, et replace les deux fragments dans leur première position, en les eollant au moyen de heaume de Canada^ dont Tindice de réfaction 1,549, est compris entre les indices des rayons ordinaire «t extraordinaire. Si Ton fait arriver an rayon s dans le sens de la longueur du prisme, le rayon ordinaire éprouve la réflexion totale en o, à la surface bc du beaume de Canada,, et il ne passe que le rayon extraordvimre e. La position du plan de polarisation est alors celle que prend la section principale (fuand ce rayon présente son minimum d'intensité ; le rayon incident est donc polarisé dans la section principale ainsi placée.

Propriétés de la toorMaiiae. — La tourmaline est un cristal à un axe, présentant ordinairement la forme d'un prisme à six pans. Elle possède la singulière propriété d'absorber fortement le rayon ordinaire ; de sorte que, sous une certaine épaisseur, elle ne laisse passer que le rayon extrwfrdnmre. Pour mettre en évidence cette propriété, découverte par Biot en 1815, on taille une tourmaline en forme de prisme à angle très aip et ayant ses arêtes parallèles à l'axe. Si l'on regarde un objet à travers la partie la plus mince, on aperçoit deux images ; mais si Ton regarde à une certaine distance du sémmet, on ne voit plus que l'image extraordinaire. Une plaque de tourmaline taillée parallèlement à l'axe, peut donc remplacer le prisme de Nicol ; ^, comme dans ce dernier, le rayon est polarisé dans le plan principal, ou parallèlement à l'axe, quand la lumière passe avec le moins d'éclat. Les tourmalines sont colorées, ce qui est un inconvénient quand on veut observer des phénomènes de coloration. — M. Hérapath a découvert un sel de quinine qui peut remplacer avantageusement la tourmaline, car il intercepte le rayon ordinaire, même sous une très petite épaisseur.

Il est à remarquer que les polariscopes qui précédent peuvent servir de polarisateur$, c'est-ànlire qu'ils impriment à la lumière naturelle qui les traverse toutes les propriétés qui constituent la polarisation.

Poiariseope é*Ar«c« ou à luAwiea. — Quand la lumière est faibleneit polarisée, les changements d'intensité observés avec les polariscopes précédents sont difficiles à distinguer. On emploie alors le polariscoped'Arago, composé d*mi tube à diaphragme dont une extrémité est fermée par une lame de eriiUl de roche de 5""" environ d'épaisseur prise perpendiculairement à l'axe, et l'autre fermée par un prisme bi-réfringent et à laquelle on applique l'œil. Quand la lumière reçue dans l'instrument est natureUe, on aperçoit deux images blanAei de l'ouverture du diaphragme ; mais pour peu que cette lumière soit polarisée, les images présentent des couleurs complémentaires, qui changent quand et fait tourner l'appareil sur lui-même. Nous verrons plus tard la cause de ces couleurs.

Nous aurons occasion de décrire d'autres polariicapeg très sensibles. Ceux qui précèdent suffisent pour que nous puissions commencer inmédiatenient l'étude de la lumière polarisée.

9999. Découverte ée la poiariaatioa. — Les premiers phénomènes de

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