CHAPITRE X
Le moovement de la lumière dans un miliea homogène où elle est engendrée, se propage par des pulsations ou ondulations qui sont iierpendicuUires à la direction des rayons.
R. HooKR (Hitt. de la Soc. roy, de Umdre», par BmcH , t. UI. p. iS).
S 4. ^ CARACTl^RES PRINCIPAUX DE LA LUMIÈRE POLARISÉE ET EXPLICATION DE LA POLARISATION.
. I. l^èOntUtB ée, la poUrisaUoB. ^ PolarUe^yes.
SSS4. BéilAltioii é9 la polarisation. — Quand un faisceau de lumière émanant d'un centvé lumineux par lui-même, parcourt un milieu homogène, «ans rencontrer d'obstacle, il présente de tous les côtés les mêmes propriétés; «i on le suppose vertical^ on ne trouvera aucune différence dans ses propriétés du côté du nord,, du sud, de l'est, etc. La lumière qui forme un pareil faisceau
< knmUii» cftimte $i ékpkysxqu, 3* série, t XXXIV, p. 474.
490 POLARISATION RECTOIGNE.
est dite lumière naturelle ou neutre. Mais quand ce faiscoau a reucostré des obstacles, s*est réfléchi, a traversé des milieux cristallisés, il présente ensnite généralement des propriétés différentes sur ses divers côtés. Par ezempie, si (m le fait tomber obliquement sur un miroir de verre , et qu*on fasse tourner ce miroir autour du rayon, en ayant soin de ne pas faire varier Tangie d*incidence, l'intensité du faisceau réfléchi change en même temps que le c6té auquel se présente la surface du miroir. Du reste, toutes les propriétés des rayons polarisés ne se manifestent jamais par des changements de direction ; elles sont toutes relatives à des changements d'intensité ou à des modifications de couleur. L'étude des phénomènes où il y a coloration sera l'objet d'un chapitre particulier.
Les appareils avec lesquels on reconnaît que la lumière est polarisée se nomment polari$copes ou analyseurt. Nous allons en décrire plusieurs, et (dire connaître les caractères principaux de la lumière polarisée.
S335. Poiarlscope réfleecenr. — Ce polariscope dû à Malus, consiste simplement en un miroir non métallique, en verre noir par exemple, on en obsidienne, mn {fig, 1703), sout^u par un anneau a, qu'on ajuste à un tube muni de diaphragmes, par lequel arrive le faisceau polarisé s. Le miroir étant incliné par rapport à ce faisceau, on fait tourner l'anneau sur luinnéme, et l'on voit les rayons réfléchis r changer d'intensité avec la position du miroir. Parmi ces positions, il faut en remarquer deux pour lesquelles l'intensité des rayons réfléchis est maximum et a la même valeur. Ces deux positions diffèrent de 480°, de sorte que le plan de réflexion est le même pour l'une et l'autre. Si l'on fait tourner l'anneau, de 90"" dans un sens ou dans l'autre en partant des positions maximum, on obtient deux autres positions pour lesquelles l'intensité des rayons réfléchis est minimum. Entre le maximum et le minimum, l'intensité change graduellement et est toujours la même pour deux positions différant de 180""; d'où l'on conclut que les propriétés du faisceau polarisé sont les mêmes sur deux arêtes diamétralement opposées.
La différence entre le maximum et le minimum dépend de la substance du miroir, et, pour un même miroir, de l'angle d'incidence. Cette différence est la plus prononcée, avec un miroir de verre, quand le rayon fait un angle de Sô"* 25' avec la surface, ou quand l'angle d'iucidence est de &4'' 75'. Si le rayon réfléchi disparaît complètement dans les positions du minimum^ on dit que le rayon incident est entièrement polarisé; dans le cas contraire, il n'est que partiellement polarisé,
PlaB de poiarlMtioB. — Le plan d'incidence, quand l'intensité du rayon réfléchi est maximum , se nomme plan de polarisation du rayon. On dit dont que le rayon est polarisé dans le plan d^ineidence^ quand, l'éclat du rayon réfléchi est maximum, et perpendiculairement au^ plan d'incidence, qnand l'éclat de ce rayon est minimum,
ABaiysenr «le M. Deieseane. — Le rayon réfléchi décrivant un cône autour du rayon incident , l'observateur doit tourner avec ce rayon réfléchi