‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 126 sur 195 · ANGLE DE POLARISATION · texte numérisé non relu

ANGLE DE POLARISATION

parallèles. En m, est un cadre dans lequel on fixe les lames polies destinées à polariser la lumière par réflexion. On peut incliner plus ou moins la lame par rapport à Taxe du tube, et mesurer Tanglc qu'elle forme avec cet axe, au moyen de Tare divisé a. A l'extrémité A du tube s'ajuste le polariscope p, qu'on peut faire tourner autour de l'axe du fîibe, de quantités mesurées au moyen d'un cercle divisé A et d'un index fixe i. On a représenté dans la figure le polariscope de réflexion ; n est un anneau destiné à recevoir des lames transparentes , pour certaines expériences dont nous parlerons plus tard (2415).

Quand on reçoit sur le polariscope p, la lumière des nues, ou d'une lampe, réQé- ' chie par la plaque m , on trouve qn*il y a maximum d'éclatquand lesplansderéflexion en m et p coïncident, ce qui a lieu dans deux positions opposées du miroir p. Quand ce dernier est tourné de manière que les deux plans de réflexion soient perpendiculaires, on a le minimum d'éclat.

M. Guérard montre d'un seul coup d'œil les difTérenles intensités du faisceau réfléchi par le polariscope dans différents azimuts. Il reçoit ce faisceau polarisé, sur le sommet d'un cène en verre noir, et dans une direction parallèle à l'axe de ce cône , dont l'angle au sommet est égal à deux fois 35 "" 25'. La lumière réfléchie sur toutes les arêtes du cône , forme sur un écran parallèle à sa base , un cercle lumineux ayant son centre sur l'axe, et présentant deux maximum opposés qui indiquent le plan de polarisation du faisceau incident, et deux minimum situés à 90° des maximum, et entre lesquels l'éclat varie graduellement.

Avec une tourmaline ou un prisme de Nicol, le minimum du rayon polarisé par la réflexion se montre quand les sections principales des polariscopes sont parallèles au plan de réflexion en m ; c'est donc bien dans ce plan que la lumière est polarisée par la réflexion.

£344. ABfie «le poiaHsatioB. — Quand le polariscope est tourné de manière que le rayon polarisé par réflexion présente son minimum d'intensité, on remarque que ce minimum change de valeur avec l'angle d*incidence sur la surface réfléchissante m (y{^. 1706). Quand la position du miroir m est telle que l'éclat soit le plus petit possible, l'angle d^incidence se nomme l'angle de polaiisalion de la substance de ce miroir K Quand le rayon réfléchi peut être totalement éteint par le polarisateur, on dit qu'il est complètement po/ame. Cela n'a jamais lieu que sous l'angle de polarisation, et quand la

Fig. 4706.

I Certains auteurs prennent pour angle de polarisation l'angle formé par le rayon avec la surtacd, supposée plane. Nous considérerons toujours ici Tangle formé avec la normale.

lumière a*est pas trop vive. Ainsi, qaand on reçoit les rayons solaires sur le miroir m, qui les polarise, il passe toujours un peu de lumière dans la position du polariscope qui donne le minimum, même quand Tincidence en m est l'angle de polarisation. Dans ce cas, on peut recevoir sur un écran t qui tourne avec le poiariscope de réflexion, le faisceau qu'il réfléchit; ce qui dispense de déplacer Tœil.

Il est à remarquer aussi que Tangle d*incidence sur le miroir polariscope, doit être égal à Tangle de polarisation de la substance dont il est formé, quand on veut obtenir la plus grande diff'érence entre le maximum et le minimum d'intensité du rayon polarisé qu'il sert à explorer.

L'an$i;le de polarisation n'est pas le même pour toutes les substances ; on peut le montrer au moyen d'une expérience curieuse de M. Brewster : on place une plaque de verre noir en m (/?^. 1706), de manière à voir disparaître toute

lumière dans le polariscope quelconque placé

n en p. Si l'on soufile ensuite son haleine sur la

I ^wÊi plaque , la lumière apparaît; la réflexion se

I 4 i""^\ 9^^ faisant alors sur de l'eau, dont l'angle de

il ^ L' ""^r^L'^^^' polarisation est moindre que celui du verre.

l.É(f:„.5ia^r!..^.!!!!!!.i^^ 234S. Hesnre «le l'ancle de p«l«rln-

jggfegj-M:±:^.'--^^^^^Bl tioB. — Dans le cas des substances solides ,

^^^^mmm^^^^^mimm ^'^ ^'^ forme une plaque qu'on ajuste dans le

cadre m, on place le polariscope p de manière Fgi. 4707. ^ ^^oii* 1^ P^u^ {x^^ éclat, et Ton incline pea

à peu le cadre m, jusqu'à ce que l'image présente son minimum d'éclat. L'angle de polarisation est alors donné par le cercle divisé a.

Dans le cas des liquides, on peut se contenter de mouiller la surface d'une plaque de verre noir. Mais Biot a employé un moyen plus sûr : le liquide est placé dans une petite coupe m (/S^. 1707) mobile sur une règle horizontale divisée ofr. Une autre règle divisée c(2, perpendiculaire à la première, est fixée à un curseur c, qui peut glisser sur la règle a6. Elle porte un écran mobile tf, percé d'un trou par lequel passe un pinceau de rayons lumineux fournis par une bougie t. Ce faisceau est réfléchi par la surface du liquide m, et reçu dans on polariscope p. On fait varier l'angle d'incidence, en déplaçant le vase, jusqu'à ce que le rayon réfléchi soit le plus complètement polarisé. L'angle de polarisation p est alors donné par la formule cotang ^f^^ét' \fnc\ Voici les principaux résultats trouvés par divers physiciens, particulièrement par Arago et par Biot :

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