‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 128 sur 195 · I. Ltlf de U polariMticii par réfraottcn · texte numérisé non relu

I. Ltlf de U polariMticii par réfraottcn

•S68. Peiarisatlon par réfraetioii. — La polarisation par réfraction simple a été découverte en 1811, par Malus, pendant que Biot et M. Brewster Tobservaient aussi de leur côté. Pour constater ce phénomène, on dispose, à la place du miroir m de l'appareil de Biot (2343), un prisme de verre, et on le tourne de manière que le rayon réfracté à son entrée, en sorte perpendiculairement à la face d'émergence, comme on le voit en P (fig. 1706). Si l'on fait tourner le polariscope placé en p, on observe des maximum et des miai-

POIARISilTION RSCTILIGNE.

mum d*iotensité» mais peu prononcés , ce qui indique que la lumière n'esi polarisée qu'en assez faible proportion.

Le plan de polarisation est perpendiculaire au plan de réfraction; si donc on reçoit le rayon polarisé, sur un miroir de verre, le maximum d*éclat a lien quand le plan d'incidence sur ce miroir est perpendiculaire au plan d*incidenee sur le prisme. Si le rayon sort obliquement à la seconde face du prisme, ou traverse obliquement une lame à faces parallèles, une nouvelle portion de lumière est polarisée à la sortie, et dans le même plan qu*à rentrée. On voit que lorsqu'un rayon tombe sur la surface d*un milieu diaphane, le rayon réfléchi et le rayon, transmis sont polarisés dans des plans perpendiculaires Tun à l'aulre. On dît tpxih sont polarisés à angle droit, oui en sens inverse,

S860. EiraUté éem qnuitités de laaUère polarisées par péflcxlea et par réfraetioa. — Ârago a prouvé par Texpérience suivante, que les

quantités absolues de lumière polarisée dans les faisceaux réfractés et réfléchis sont égales. On dispose une lame de verre à faces bien parallèles y ifig. 1713) perpendiculairement à une feuille de papier ab éclairée uniformément, et l'on regarde obliquement, à travers Touverture o d'un écran , la lumière transmise et réfléchie venant des parties a et 6 de la feuille. L*œil étant armé d*un prisme bi-réfringent p, on voit deux images de l'ouverture o. Soit p la quantité de lumière polarisée, et N la quantité de lumière naturelle que contient le faisceau réfléchi. Si l'on dirige la section principale du cristal dans le plan d'incidence, la partie naturelle N se partagera entre les deux images, tandis que la partie polarisée sera toute entière dans l'image ordinaire (2337). Les intensités de ces images seront donc P+ ? N , et ^ N , et on les observerait séparément si l'on interceptait les rayons transmis, au moyen d'un écran e'. Ces rayons transmis sont eux-mêmes composés d'une partie polarisée P', et d'une partie naturelle N'. Le plan de polarisation étant perpendiculaire au plan d'incidence, le faisceau ordinaire aura pour intensité ^ N", et le faisceau extraordinaire P' +^ N', et on les observerait à part en plaçant un écran en e. Si maintenant on laisse passer à la fois les rayons réfléchis et transmis, les images se superposeront deux à deux, l'intensité de l'image ordinaire sera P+i N+ i N', et celle de l'image extraordinaire, F+^N' + iN. Or, l'expérience montre que ces intensités sont égales. Il faut donc que l'on ait P = P'. Cette expé» rience se fait facilement avec l'appareil photométrique d'Ârago, que nous décrirons plus loin (fig. 1716).

Dans cette expérience, il y a deux réfractions, l'une à l'entrée, l'autre i la sortie du rayon transmis, et à chacune d'elles il se fait une polarisation partielle. Hais il y a aussi deux réflexions, aux deux faces de la lame. On peut.

Fig. 4743.

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