AU-DKS30US DE
Eau
Vmr 0030' — 72
Verre à glace (1'« surface).
Marbre noir poli
Mercure • métal des miroirs
Les glaces étamées au mercure réfléchissent, sous Tincidenee de 15°, ^3 pour cent de la lumière incidente, et les métaux polis , 56 pour cent.
On voit que le pouvoir réflecteur des diverses substances est très différent sous la même incidence, et que Tincidence n'a pas la même influence pour toutes. Par exemple, la proportion de lumière réfléchie diminue rapidement pour le marbre noir^ à mesure que les rayons se relèvent au-dessus de la surface, tandis qu elle varie très peu pour les métaux polis.
La lumière qui n*est pas réfléchie sur les corps opaques, est éteinte, et l'on voit qu*elle forme, dans le cas de l'incidence normale, sur le mercure et le métal des miroirs, les \ environ de la lumière incidente. La proportion réfléchie est beaucoup plus faible encore pour les corps transparents ; une portion de la lumière pénétrant dans leur intéri. ur. Quand il s'agit d'une plaque* terminée par denx surfaces polies, cette portion de lumière la traverse de part en part. Bouguer pensait que, même dans ce cas, une petite partie de la lumière était éteinte; mais nous verrons, en parlant des procédés photomélriques d'Ârago, qu'aucune partie appréciable de lumière ne disparait, et que la somme des quantités transmises , et réfléchies aux surfaces d'entrée et de sortie, représente la totalité de la lumière incidente, quand l'absorption est insensible.
i889. Poavair de dlfTasloB. — Dans le cas de la réflexion diffuse sur les surfaces mates, les rayons, étant réfléchis dans tous les sens, peuvent être reçus dans des directions diverses, et leur intensité dépend non seulement de la direction des rayons incidents, mais aussi de celle des rayons réfléchis que l'on observe. Par exemple, dans la direction des rayons réfléchis spéculaire-
ment, on trouve plus de lumière que dans toute autre direction. Bouguer a fait beaucoup d'expériences sur les ra;ons diffus reçus dans la direction même des rayons incidents. Il employait un appareil semblable à celui de la fig, 4403, seulement le corps transparent était supprimé, la plaque mate était placée en f , où Ton faisait varier son inclinaison par rapport aux rayons venant de la bougie, et Ton éloignait plus ou moins l'écran e' pris pour terme de comparaison, de manière à obtenir l'égalité d*éclat aux deux ouvertures c et c\. Voici quelques résultats trouvés par cette méthode. Les angles sont toujours comptés i partir de la surface, et Ton représente par 100 la quantité de lumière réfléchie suivant la normale, quand l'incidence est aussi normale :
Argent mat
Plâtre
Papier
On voit que les aspérités qui recouvrent les corps mats ne renvoient pas la lumière de la làéme manière dans toutes les directions. Cela a encore lieu quand rincidence seule varie, et quand, Tincidence étant constante, on observe les rayons réfléchis dans différentes directions.
Quand on compare les différents corps, on trouve d'énormes différences dans le pouvoir réflecteur sous la même incidence. Les corps de couleur iombre sont ceux qui réfléchissent peu de lumière. Le noir de fumée, comme pour la chaleur, ne réfléchit pas de lumière diffuse. Le peu qu'il réfléchit est dû à la réflexion spéculaire qui se fait sur la matière grasse qui recouvre les parcelles de charbon qui le composent.
S s. — DE LA RÉFLEXION SUR LES SURFACES PLANES, ET DES INSTRUMENTS D'OPTIQUE QUI S'Y RAPPORTENT.