‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 133 sur 195 · I. C««lrars produites par tes Uunes orUtalUiéM · texte numérisé non relu

I. C««lrars produites par tes Uunes orUtalUiéM

S4f 4. Déeonverte de la polarisation ehromatlque. — AragO, ayant regardé, à travers un spath dislande, une lame de mica qui se projetait sur un ciel serein, aperçut deux images de la lame, colorées de nuances différentes. Ayant aussitôt attribué ce résultat à la polarisation des rayons atmosphériques^

il entreprit de nombreuses expériences sur des rayons polarisés directement, et découvrit une série de faits remarquables, qu'il publia en iSii-IM. Brewstcr les découvrait de son côté, à Edimbourg ; mais ses expériences ne fnreat connues que plus tard en France. Aujourd'hui, l'étude de ces phénomènes forme une branche de l'optique, désignée sous le nom de polarisation chromatique ou couleurs de la lumière polarisée. MM. Biot, Young, Brewster, Mitscheriich..., ont le plus contribuée en trouver les lois, et Fresnel en a donné la théorie complète dans le système des ondulations. Nous allons d'abord indiquer comment se font les expériences.

S4i5. Méthodes d*obs«PTatioH. — Les résultats dépendant de Fangle de la lame cristallisée avec les rayons incidents, et de celui que fait sa section principale avec le plan de polarisation de ces rayons, il faut pouvoir faire varier ces angles de quantités angulaires connues. L'appareil de Biot (fig. 1706) peut remplir cette condition. La lame de mica, ou de toute autre substance bi-réfringente , est fixée au centre d'un anneau n, pouvant tourner sur luimôme dans un autre anneau. Ce dernier, mobile autour d'un axe horizontal, peut s'incliner plus on moins par rapport à l'axe de l'instrument. Des cercles divisés indiquent les angles de rotation de h lame dans ces deux mouvements.

Appareil de IVorrenberg. — Cet appareil (fig. 1725) se prête facilement à toutes les expé- HBi riences. La lumière incidente sn est polarisée par

■^^^^|^__^ réflexion sur une glace sans tain w, qui peut s'in- ^^J^"^ ; cliner plus ou moins en tournant autour de l'axe «w,

^ ' ■ ~~ ' '^^S- et qui la renvoie de haut en bas sur une glace étamée o. Là, les rayons sont réfléchis verticalement Fig. 4725. de bas en haut, traversent la lame rr, et passent an

milieu d'un plateau ce destiné à recevoir la lame cristallisée. Cette lame est posée sur une plaque circulaire pouvant tourner sur elle-même dans un anneau gradué, dont le zéro se trouve dans le plan de polarisation des rayons. On peut substituer à cette plaque, un anneau n soutenant un disque de verre qui peut s'incliner plus ou moins autour d'un axe horizontal, et sur lequel on pose la lame. Le polariscope placé en p, peot tourner sur lui-môme de quantités mesurées par un cercle gradué et un vernier. e est un écran qui empêche la lumière directe de frapper le plateau ce, et / une lentille dont nous verrons plus tard l'usage.

Quand on ne veut qu'observer les phénomènes sans en mesurer les conditions, on peut simplement regarder, à travers le polariscope et la lame cristallisée tenus à la main, la lumière des nues réfléchie sur un miroir en verre noir, ou simplement sur la surface d'une table en marbre ou en bois

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