CHAPITRE XIV
SUPPLÉMENT A L'ÉTUDE DE LA CHALEUR RAYONNANTE. GONaUSION.
sesf •. Dans ce chapitre, nous allons montrer que les rayons de chalear interférents se polarisent et éprouvent la double réfraction, comme les rayons lumineux ; ce qui complétera Tétude de la chaleur rayonnante, et confirmera ce que que nous avons dit de Tidentité de cause de ces deux sortes de rayons (11,745).
IiiterfféreBee et dlffraeiloB des FayoMs emlorlllqves. — MM. Fizeau et L. Foucault ont montré Tinterférence des rayons de chaleur, au moyen des miroirs deFresnel (2^22). La température des franges était observée à Taide d*un petit thermomètre à alcool, dont la boule présentait un peu plus de i"" de diamètre, et dont les degrés avaient cependant S"*** de longueur. Ce thermomètre pouvait se déplacer dans Tintérieur d*une botte fermée, dans laquelle la lumière que produisent les frangés pénétrait par des ouvertures garnies de glaces. Le thermomètre était observé au moyen d'un microscope placé en dehors, et muni d'un micromètre focal, dont les divisions correspondaient à ^ de degré. Le réservoir du thermomètre occupait le quart de la largeur d*une frange brillante. Dans une expérience, les températures, en divisions du micromètre, ont été 20, 9, 35, 9,S0; le nombre 35 correspondant à la frange centrale.
Le même instrument a permis de reconnaître des variations de température, dans le voisinage de la limite d'ombre géométrique d'un écran, dont le bord était parallèle à une fente par laquelle entraient les rayons solaires. La température augmentait, en allant de l'ombre vers sa limite géométrique , et atteignait un maximum au moment de sortir de la première frange brillante, et ce maximum était supérieur à la température de l'espace où les rayons parvenaient sans être influencés par l'écraix '.
M. Knoblauch, qui avait, dès 1846, annoncé la diffraction de la chaleur, a reconnu qu'un faisceau calorifique sortant d'une fente, divergeait en dehors de la limite géométrique, et d'autant plus que la source linéaire de lumière était
1 CompUs-rendus de l'Académie des sciences de Paris, t. XXY, p. 447.