INTERFÉRENCES DE LA CHALEUR
plus éloignée, et que la fente était plus étroite. La température était évaluée au moyen d'une pile thermo-électrique, dont la base était couverte par ua écran présentant une fente parallèle aux franges. Le même physicien a observé des franges calorifiques, coïncidant avec les franges lumineuses des réseaux. — Ayant enfin projeté sur un écran, au moyen d'une lentille, les anneaux colorés formés entre deux verres (2390), il a pu reconnaître une différence de température au centre, quand il y avait *une tache brillante, ou une tache noire.
SSfV. PolarlsatioB 4e la ehalear. — Les rayons de chaleur sont susceptibles de se polariser, comme les rayons lumineux, et par les mêmes moyens. Bérard, en 1821, obtint, le premier, de la chaleur polarisée par la réflexion sur un miroir de verre ; une seconde réflexion servait à reconnaître i*état de polarisation , par les variations d'intensité des rayons réfléchis avec l'angle des deux plans de réflexion. Un petit miroir métallique concave recevait les rayons après leur seconde réflexion et les concentrait sur la boule d'un thermomètre très sensible. Ces expériences, faites sous les yeux de Berthollet et Dulong, puis confirmées par M. Erman, ne devaient laisser aucun doute ; cependant, des essais infructueux de Powel avec des miroirs, de Melloni et de Nobili, au moyen de tourmalines, avaient jeté l'indécision dans les esprits, lorsque M. Forbes, en 1834, obtint des signes évidents de polarisation dans des rayons calorifiques qui avaient traversé des tourmalines ou des piles de mica.
Peu de temps après, Melloni reprit la question au moyen de son thermomultiplicateur i ; les rayons de la source, rendus parallèles au moyen d'un miroir concave, traversaient une large lentille de sel gemme et allaient former un foyer , près duquel on plaçait un système de deux tourmalines superposées. Une seconde lentille de sel gemme, beaucoup plus petite que la première, recevait les rayons divergents partant du foyer, et en formait un faisceau parallèle plus étroit, et, par conséquent, dans lequel la chaleur était plus intense. Ce faisceau tombait tout entier sur la base de la pile du thermomultiplicateur. Cet instrument indiquait une température minimum, quand les tourmalines étaient croisées, et maximum, quand elles étaient parallèles. Les tourmalines étant un peu plus près de la seconde lentille que le foyer commun, les rayons qu'elles émettaient après s'être échauffées sortaient de la secondje lentille, en divergeaût et diminuant assez d'intensité pour ne pas influencer sensiblement le thermoscope.
8618. Doable réfraellon 4e la ehalear, et polarloatioM par 4o«ble réfraetioa. — M. Knoblauch a réalisé la double réfraction de la chaleur, en faisant passer un pinceau de rayons solaires à travers un spath d'Islande naturel. 11 lui était facile de trouver la direction dés rayons calorifiques, en
1 Bibl. de Genève, t. IX, 62; et Ann. de ch. et de ph., 3« série, t. L1X, 492. ^ Annales de chimie et de physique, 3« série, t. LXI, p. 375 ; t. LXV^ p. 5.